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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:06

Ba Djibril NgawaLa philosophie de Bâ Djibril Ngawa qui porte la triple casquette d’artiste photographe, d’artiste peintre et d’auteur-compositeur est de faire voyager l’homme vers l’infini entre sa nature et son environnement en s’appuyant sur la réalité quotidienne.

 

Ce directeur artistique et manager du groupe musical "Diddal Jaalal" naît en 1968 à Ould Yenge dans le sud-est de la Mauritanie. C’est là que le jeune homme, au contact de la pureté de la nature, va découvrir que l’essor de l’environnement dépend de l’homme.

 

Et, plus tard, pour traduire cette réalité, Bâ Djibril Ngawa s’essaiera à l’expliquer au moyen de la photographie. Puis, ultérieurement, par la peinture. "A travers la photographie et la peinture, j’ai eu l’amour de documenter les traces de l’homme et les autres êtres vivants sur la Terre", explique-t-il sur un air amusé. On comprend alors pourquoi son contact avec la nature ne fut point un choix.

 

En 2006, Bâ Djibril Ngawa participe, pour la première fois, à la troisième édition du Festival National de la Jeunesse organisé par le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. C’est l’éclosion tant inattendue.

 

Ses 76 œuvres photographiques et 18 œuvres d’arts plastiques sont majestueusement accrochées aux quatre coins de l’Office National des Musées de Nouakchott qui accueille le Festival National de la Jeunesse portant d’une part sur la "diversité culturelle et similitude en Mauritanie" et d’autre part sur "rêve et réalité".

 

Il commence à s’imposer et affiche partout où il expose des images démontrant le parallélisme et parlant de la vie nomade d’une Mauritanie profonde. Tout en restant passionné par la photographie, il se met à la peinture et découvre une autre facette de sa personnalité d’artiste de vision, d’esprit et de cœur.

 

Porté par sa passion, Bâ Djibril Ngawa se met aussitôt à voyager. En 2006, il expose, comme le hasard sait le faire souvent, au Collège Pablo Picasso, son idole, en France à Eragny. A la même année, il est invité à faire un exposé sur "Les interconnexions afro-africaines en Afrique de l’Ouest" en marge d’un colloque sur la musique, l’anthropologie et la transculturalité à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris.

 

De retour en Mauritanie, il enchaine les expositions et trace déjà ses sillons. Ses expositions dans le cadre de la fête de l’Union Européenne en 2005, à la quinzaine des Arts en 2008 et à la Semaine Nationale du Film en 2009 lui ouvrent les portes du succès et de la reconnaissance internationale. Il entame une ascension dans sa nouvelle carrière d’artiste peintre en exposant en France et au Bénin.

 

Avec Diddal Jaalal dont il est le manager et le directeur artistique, Bâ Djibril Ngawa démarre une autre vie en accompagnant ce groupe en France et un peu partout en Afrique de l’Ouest pour y disséminer la musique pastorale. Au bout du compte, à force de jouer, son orchestre se voit décerné un trophée à la septième édition du festival culturel international de Kanilai en Gambie par le président Yahya Djammeh.

 

Récemment, Bâ Djibril Ngawa s’est frotté au cinéma en réalisant "Democracy is light love and live" dans le cadre du concours "Democracy Video Challenge" qui avait pour but d’engager les jeunes cinéastes, militants de la démocratie et les citoyens du monde entier dans une discussion mondiale sur la démocratie. A ce titre, il faut rappeler que Bâ Djibril Ngawa qui a exercé, par ailleurs le métier de journaliste dans la presse indépendante entre 1992 et 1998 aux hebdomadaires  "Safir" et "Calame", est auteur de plusieurs poèmes sur l’écologie, l’environnement, la désertification.

 

Dans le même ordre d’idées, il a composé une célèbre chanson "Ne coupez pas les arbres" chantée par Diddal Jaalal pour attirer l’attention sur les effets indésirables qu’a causé l’homme à la nature et à la biodiversité.

 

Babacar Baye NDIAYE

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Published by leducdejoal - dans Portraits-Rencontres
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