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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 13:47

festival_culturel.JPGLe Festival Culturel pour l’Unité Nationale, ouvert jeudi 28 juillet 2011, a pris fin ce samedi 30 juillet 2011, à Nouakchott, au Stade Olympique. C’était la 2e édition de ce festival qui a mis à l’honneur, pendant trois jours, l’Unité Nationale. Cette année, cet événement, nonobstant qu’elle soit une grande célébration de la diversité culturelle de la Mauritanie, n’a pas connu une grande affluence de la part du public.

 

Toutefois, des artistes étaient bien là: Coumba Salla, Ziza, Toumani Diallo, Hamath Ka, Aida Diaw, Mohamed Ould Seiyid, Ousmane Guisset. D’autres aussi avaient répondu présent à la 2e édition du Festival Culturel pour l’Unité Nationale. Ceux qui étaient là ont pu découvrir la richesse et la densité de la diversité culturelle de la Mauritanie. Alors, le festival donnait l’impression d’un événement intime. Mais, la force du festival, ce furent plus ses messages que ses spectacles.

 

"Malgré nos différences, nous avons tous la même pièce d’identité. Nous devons dépasser nos crispations identitaires. Il y’a une terre que l’on partage. Il s’agit de la Mauritanie", lance un membre du collectif de rap CRS, sur la scène, micro à la main. "C’est une nécessité aujourd’hui d’organiser ce genre d’événement qui tourne autour de l’unité nationale laquelle doit être un combat et un travail de tous les jours", renchérit Abderrahmane Ould Ahmed Salem, directeur de la Maison des Cinéastes, partenaire de la 2e édition du Festival Culturel pour l’Unité Nationale.

 

Le charme de ce festival réside dans son côté open, une idée qui a séduit plus d’un. Au Festival Culturel pour l’Unité Nationale, on échange, on partage des idées autour du thé, on expose des objets d’arts, on discute de l’unité nationale, on se croise, on exprime sa vision sur les véritables ressorts de la construction de l’Unité Nationale.

 

Ainsi, chaque soir, les organisateurs du festival proposent au public des spectacles et des concerts de musique. Ce vendredi par exemple, au Stade Olympique de Nouakchott, la Compagnie de théâtre Timtimol (l’arc-en-ciel) présente une pièce sur l’Unité Nationale inspirée du théâtre forum qui est, pour rappel, une technique de théâtre mise au point dans les années 1960 par l'homme de théâtre brésilien Augusto Boal, dans les favelas de São Paulo. Le spectacle frappe l’esprit et séduit le public.

 

Pour Hamath Sy, directeur artistique de Timtimol qui a déjà présenté ce spectacle au Sénégal, "la Mauritanie se fera dans l’union, à condition que chacun y participe et respecte l’autre". "Avec le théâtre forum, nous espérons changer les mentalités. Lorsqu’on change les mentalités, on finira par retrouver cette unité nationale que l’on cherche tant", explique-t-il.

 

Impliqué dans la gestion, la promotion et la défense de l'Unité de la Nation, le Festival Culturel pour l’Unité Nationale met ainsi en exergue l’héritage culturel des différentes communautés de la Mauritanie. Dans un pays où il y’a peu d’espaces de communication, un événement comme celui du Festival Culturel pour l’Unité Nationale, permet aux mauritaniens de se débarrasser des maux sociaux qui les minent.

 

Et, aux yeux de l’initiateur du Festival Culturel pour l’Unité Nationale Babi Sarr, c’est déjà un motif de fierté, malgré que des peaux de bananes se soient glissées dans son organisation. "On a relevé le défi, dit-il. Il y’a des gens qui y ont cru, qui nous ont accompagnés". La 2e édition du Festival Culturel pour l’Unité Nationale a été malheureusement grippée par la faiblesse des moyens financiers malgré l’appui du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, de la Mairie de Tévragh-Zeina, de l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR) et du Fonds Luthérien Mondial (FLM).

 

Célébrer l’unité nationale et danser ne furent pas les seuls maîtres mots du festival. Il y’avait aussi des spectacles de chœurs, des expositions d’objets d’arts mais surtout des conférences-débats sur l’unité nationale qui ont réuni des célébrités comme Cheikh Saad Bouh Camara, Abdoulaye Sow...

 

Malgré un programme qui s’est voulu un reflet de la diversité culturelle de la Mauritanie, le public, lui, ne s’est pas déplacé, peut-être faute de têtes d’affiches de la musique mauritanienne. Alors, dans de telles conditions, peut-on parler de déculottée ? Les organisateurs préfèrent parler de problèmes financiers pour se justifier.

 

"Les jeunes et les partenaires ont tous cru à cet événement. Les opérateurs économiques n’y ont pas cru. Je les comprends quelque part et je ne les blâme pas. Un festival qui demande 27 millions. Nous n’avons même pas pu réunir 5 millions. Il fallait le faire quelque part. Heureusement que beaucoup de choses ont été prises en charge. Nous sommes déficitaires", se défend Babi Sarr, initiateur du Festival Culturel pour l’Unité Nationale.

 

"Lorsqu’on parle de l’unité nationale, il y’a un minimum de sacrifices à faire, rappelle-t-il. On a ouvert la porte à tous ceux qui en avaient envie. Nous avons ciblé les icônes de la musique mauritanienne. Mais, face à certaines réactions, nous avons eu peur de nous engager ou de leur proposer quoi que ce soit. Nous avons laissé la porte ouverte".

 

Résultat, on ne verra pas l’ombre de l’une de nos icônes musicales qu’on avait annoncées en vue de participer à la 2e édition de la Festunitna à l’image de Maalouma Mint Meydah, Hawa Djiméra, Tahara Mint Hembara, Thiédel Mbaye ou encore Ewlade Leblade.

 

Les organisateurs ont donné cependant  la parole aux artistes plasticiens mauritaniens qui ont exposé leurs œuvres, évoquant la thématique de l’unité nationale et rappelant la belle leçon de diversité culturelle qui singularise la Mauritanie.  Comme quoi, les volontaires pour défendre la cause de l’unité nationale n’ont pas manqué. A l’image de Françoise Dexmier qui a participé à la 2e édition du Festival Culturel pour l’Unité Nationale pour donner une certaine ambiance novatrice à cet événement inspirée du concept de l’art dans la nature (le Land Art), d’y initier des jeunes âgés entre 6 et 10 ans.

 

Ce fut l’occasion pour elle, malgré les problèmes techniques, de "faire découvrir aux enfants toutes les facettes de la Mauritanie à travers leurs dessins qui intègrent la démarche de l’unité nationale". "C’est évident que la thématique de l’unité nationale dans le sens d’une philosophie de vie leur échappe complètement. Par contre, ils étaient sensibles au fait d’apprendre à vivre ensemble. On a discuté de la vie et en même temps, ils ont découvert l’histoire de l’art et de certains peintres", explique-t-elle.

 

Certes, la 2e édition du Festival Culturel pour l’Unité Nationale a résisté aux vents et marées. Mais, force est de constater amèrement qu’elle a baissé en termes de rythme et d’appropriation contrairement à la 1e édition. Du coup, le Festival Culturel pour l’Unité Nationale semble avoir perdu de précieux points. L’on espère vivement que les organisateurs rectifieront le tir à la 3e édition.

 

Babacar Baye Ndiaye

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Evenements-Concerts
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commentaires

dia 02/08/2011 19:14



il est bon de cherche unités mais a tous les cote noire et arabe aujourd hui je passe le gouvernement maure arabe ne sont pas pretes pour unites de tous mauritanien'e quand nous regardont image
de mauritanie on vois pas d'unites je parler de tele ou gouvernement