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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 20:09

photo accueilC’est une première musicale en Mauritanie ! Des rappeurs sont, depuis vendredi au studio Zaza Productions, pour sortir dans "les jours prochains" une chanson sur le recensement.

Mais, d’ores et déjà, l’initiateur de cette idée Monza a expliqué vendredi que les rappeurs mauritaniens ne s’invitent pas dans le débat sur le recensement pour verser dans la polémique.

"On a senti une certaine division dans les idées, dans la façon de voir ce recensement. En tant qu’artiste mauritanien, on a une part de responsabilité à jouer surtout lorsqu’il y’a un problème. Et, effectivement, il y’a un problème.

Il y’a des tensions. On se plaint des procédures du recensement", a affirmé Monza, précisant néanmoins que cette initiative n’a aucune visée politique et ne se range derrière aucune initiative ou mouvement crée pour s’élever contre le recensement.

"Nous sommes pour le recensement mais pour un recensement égalitaire. Il faut que chaque mauritanien soit recensé parce que c’est un mauritanien. Le recensement, c’est du ressort de l’Etat qui a le devoir de recenser tous les mauritaniens. Il est de notre devoir, en tant qu’artiste, de faire quelque chose pour un recensement égalitaire entre tous les mauritaniens, pour que chaque mauritanien se sente apprécié à sa juste valeur", a-t-il rappelé.

"On est tous concerné par ce qui passe en Mauritanie. On est des ambassadeurs de la population. Tout ce qui les touche nous concerne", a ajouté Omzo du collectif de rap Minen Tèye, un des premiers rappeurs à avoir répondu à l’initiative de Monza.

L’initiateur d’Assalamalekoum Festival International n’a pas manqué de faire un cours d’histoire à l’Administrateur-directeur Général de l'Agence nationale du registre de la population et la sécurisation des documents M’Rabih Rabou Ould El Hadrami.

"C’est vrai qu’on est mauritanien, dit-il. Mais, il ne faut pas oublier qu’entre la Mauritanie et les pays qui l’entourent, il y’a toujours eu un brassage. Il ne faut pas oublier non plus qu’à une certaine époque, il n’y avait pas toutes ces frontières qui font qu’ici, c’est la Mauritanie, là-bas, c’est le Sénégal, le Mali, le Maroc, l’Algérie ou le Sahara Occidental".

Cette chanson dont le titre n’a pas encore été révélé et qui verra la participation des grandes voix du rap mauritanien s’insurge aussi contre le communautarisme, le racisme, la haine, l’ethnicisme. "On n’acceptera pas qu’on nous divise. On peut essayer de kidnapper la Mauritanie mais on ne peut pas nous enlever ce fait d’être mauritaniens", a expliqué Monza.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans RapRim
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