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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 21:21

DiobaCelle qui fait partie, aujourd’hui, de la génération qui incarne, la nouveauté, la fraîcheur et la jeunesse dans le domaine de la musique mauritanienne, Dioba Guèye, vient de sortir son tout nouveau premier album.

 

Cet album qui n’a pas de titre est un panaché de World Beat et d’Afro-Americana Acoustic.

 

Réalisé dans le cadre d’un projet musical intitulé "Vagabon Tribe", l’album composé de 10 titres comprend des chansons dans la langue de Kocc Barma mais aussi certaines versions en Poular et en Hassanya.

 

Le tout premier album de Mariam Guèye, plus connue sous le nom de Dioba, s’ouvre par "Khaleh" (children) qui témoigne de son attachement et de son amour envers cette catégorie sociale. Elle enchaîne avec "Dégaloma" (Listen to me), un hymne à l’avertissement, une mise en garde à ne pas se fier au premier venu car les apparences sont souvent trompeuses. "Écoutez-moi, faites attention à cette femme. Écoutez-moi, faites attention à cet homme", chante la voix qui vaut son pesant d’or, avec en fond sonore le Kamel N’Goni, un instrument musical d’origine malienne.

 

Sur un air funky d’où fusent des notes empruntées au peuple Marka du Mali, Dioba pleure, dans "Guibendo" (Crying for Grandma), aux allures de séparation et d’à la revoyure, sa grand-mère et ses ancêtres. Le ton change avec "Momma's Gone, Daddy's Blind" où elle plaide, sur un doux arrangement, qu’on traite tous les enfants sur le même pied d’égalité. Tout semble l’inspirer même la monotonie de la vie et de ses allers et retours.

 

Avec "N’Do Haadi" (Everything Has its End) où elle se fait accompagner par le roi du Ndjarou, Seydou Sow lead vocal du groupe "Walfadjiri", Dioba Guèye, sur un groove entraînant qui mêle Funk et Blues, exprime ses craintes.

 

Au fil des morceaux, l’album dévoile son architecture musicale qui semble se construire dans un esprit d’ouverture. Ce qu’elle confirme par exemple "Wassalou" avec des notes du N’Goni bien fouettées à crème de Funk acoustique et de Blues dans une douceur presque jouissive. La chaleur de sa voix s’évapore dans "M'Beguel" (Love) qui est une magnifique chanson d’amour jouée sur une musique traditionnelle malienne appelée Bani.

 

Avec "Eh Buriyallah" et "Cheyenne", la chanteuse nous invite à la rémission, au dépassement et à l’indulgence. Dioba Guèye clôt, avec Seydou Sow, cet album avec "Remember to Say Goodbye" (Wayno Mii) qui est une invite à ne pas oublier de dire au revoir au gens afin de leur éviter à s’inquiéter en cas d’absence.

 

Cet album a pris forme grâce à l’appui de Nate Finestead, Ryan Mullin, Papis Diarra, Sidi Sy

Jeje Cheikh Ali, Papis Koné, Lamine Soumano, Papa Diop, Andra Kouyaté, Mor N'Diaye, Chip Staples, Jim Gagnon, Alexander D'Kouami Boamah et Zach Swaggart.

 

Cette sélection dévoile des musiciens de l’Afrique du nord et de l’ouest, des Caraïbes et de l’Amérique du nord qui font découvrir, à travers des instruments uniques (N’Goni, harpe africaine, mandoline, percussions…), dans une authenticité captivante, pour ainsi donner naissance à la première fusion Funky de la musique mauritanienne.

 

Les notes sont enivrantes. Le fruit de cette musique sensuelle est le résultat d’un très difficile travail engagé par Rusty Eklund, un Américain qui vit à Nouakchott, Dioba Guèye, Lamine Soumano (un Malien), Seydou Sow et  Papis Diarra (Walfadjiri). Les arrangements musicaux de l’album sont composés par Rusty Eklund avec la collaboration de Lamine Soumano et de Papis Diarra. Désormais, avec cet album qui tombe à pic, le compteur discographique de Dioba Guèye s’ouvre enfin. (Pour plus d’infos sur l’album, cliquer sur : www.vagabontribe.com)

 

Babacar Baye NDIAYE

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Published by leducdejoal - dans Chroniques Albums
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