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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 07:33

atissa.JPGLa scène du côté du rap est en train de vivre une grande mutation sans précèdent, à Nouadhibou. Et qui l’eut cru ? Il y’a seulement quelques années, le rap était l’apanage de la seule junte masculine. Aujourd’hui, le rap est de plus en plus la tasse de thé des jeunes filles.

 

Signe que les mentalités sont en train de changer viscéralement, que le glas de l’enchaînement a véritablement sonné.   A Nouadhibou, on assiste à l’apparition de nouvelles voix féminines. Elles s’appellent Touby, Sista Fa, Atissa et Sista Nancy.   Elles sont en train de marcher sur les traces de leurs sœurs qui ont fini par ranger dans les tiroirs leurs amours de jeunes filles. Après Misko et Meuyme, Touby, Sista Fa, Atissa et Sista Nancy ont pris la relève.

 

Mais, cette fois-ci, avec une forte conviction d’arriver au sommet du rap mauritanien.  A Nouadhibou, le rap se féminise et se démocratise. Touby (19 ans) et Sista Fa (18 ans), qui forment le collectif "les deux sisters", font partie de celles qui incarnent ce vent nouveau qui est en train de souffler sur la scène musicale dans la ville de Nouadhibou.

 

Elles sont des femmes libérées, s’habillent à la manière de Diams, de Beyonce, de Ciara dont elles rêvent de ressembler, revendiquent leurs différences sexuelles et spirituelles.   Depuis trois ans, Sista Fa et Touby écument les scènes de Nouadhibou pour y faire entendre leurs voix, crier haut et fort ce qu’elles pensent du train-train quotidien de la vie. "On n’est pas venu dans le rap pour engranger des succès et des victoires. On aime le rap parce qu’on a envie de s’exprimer, de dire ce que l’on ressent, vit et voit", précise Touby. "On éprouve de la fierté de monter sur scène, de donner du plaisir au public à travers notre musique", ajoute Sista Fa.

 

Elles ont des idées à défendre, leur mot à dire. A l’image de Sista Fa et de Touby, Sista Nancy n’a pas hésité à se lancer dans l’aventure pour "briser les chaînes de l’assimilation et bousculer l’ordre des choses", explique-t-elle. Par le biais du rap, elle sort du bois, extériorise le drame des populations, apporte du sang neuf au rap stéphanois. "Le rappeur a pour mission de briser le silence. S’il est incapable de le faire, il ne pourra pas aller très loin dans sa quête d’un nouvel ordre social", rappelle Sista Nancy.

 

L’effervescence du rap mauritanien a poussé de nombreuses jeunes filles comme Atissa, 21 ans, à faire du rap. Cette admiratrice de Daara J Family, de Fafadi, d’Adviser et de Soco Clan est tombée dans la marmite du rap, il y’a de cela 6 mois. Mais, déjà, elle commence à marquer les esprits avec son rap hardcore. "Au début, c’était un peu difficile et compliqué pour moi. J’avais le tract, mais, aujourd’hui, j’ai réussi à surmonter la peur", affirme Atissa.

 

touby_sister-fa--1-.JPGLes péripéties de la vie, les phénomènes de société, l’Afrique, la justice sont ses thèmes de prédilection. Comme Adviser ou Soco Clan, elle veut aussi sa place sous le soleil. Au-delà de la passion qui les anime, Sista Fa, Touby, Sista Nancy, Atissa sont venues dans le rap pour changer les mentalités, pour sonner le glas de l’injustice.

 

Pour ces jeunes filles, faire du rap est un gage de maturité. Dans leurs textes, elles dénoncent et affichent leur déception et leur amertume. Dans un univers remarquablement dominé par les hommes, Touby, Sista Fa, Atissa et Sister Nancy n’ont pas pu échapper au virus du rap. Aujourd’hui, elles sont arrivées à se faire un nom sur la scène musicale à Nouadhibou. Elles rament à contre-courant de l’idéologie sexiste et des codes traditionnels tout en jouant leur partition dans la coloration du rap mauritanien. Elles sont mutines, assument haut et fort leur style, leur personnalité, leurs idéaux et ont pour programme: modifier les mentalités. 

 

Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal

 

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.rimartcultre.over-blog.net

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans RapRim
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commentaires

dieynaba 20/07/2011 04:13



Un mari, c'est Dieu qui donne. Et certaines qui s'habillent bien, mais qui disent que la nuit Dieu dort?



nedo 20/07/2011 04:12



En tout cas elles ne font mal, et ne rendent malheureux personne. Certains, toujours prompts à faire des leçons de moral, alors qu'ils ne font que des péchés dans leur vie et rendent les
autres malheureux



justnation 20/07/2011 04:09



Elles feraient mieux de s´habiller correctement, de se trouver des maris et de prier pour que le bon dieu leurs accordent son pardon. QUE DIEU GUIDE NOS PAS. AMEN¡