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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 14:45

Faisa.JPGElle s’appelle Faisa Abdallahahi El Hilal. Son nom d’artiste, c’est : Faisa. Lors de la restitution des œuvres de l’Atelier Mansour Kébé et Plastik Doum’s, le 21 juin dernier , au Centre Culturel Marocain de Nouakchott, tout le monde n’avait d’yeux que sur ses tableaux. Après Khadijétou Mint Ismaël, Mansour Kébé vient de sortir de son chapeau un futur nom de la peinture mauritanienne, Faisa.

Elle aime son travail de jeune artiste plasticienne. Cette étudiante de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Nouakchott où elle prépare son Certificat d’Aptitude Professionnel (CAP) en Physique-Chimie fait des émules depuis qu’elle a intégré cette année l’Atelier Mansour Kébé.

Aujourd’hui, elle affiche une grande fierté d’appartenir au monde de l’art plastique, de faire ce qu’elle aime sans se dire qu’il y’a des lignes à ne pas franchir. A l’heure actuelle, elle réalise des œuvres sans même se rendre compte de la curiosité qu’elle peut susciter de la part du public. C’est à partir de l’âge de 7 ans, que son subconscient a travaillé chez elle la passion de griffonner, de tracer en tout sens, de nourrir ses fantasmes sur des bouts de papiers.

Dans ses œuvres, on découvre de beaux paysages, des contrées lointaines qu’elle façonne dans son imaginaire. "J’aime la nature", confie Faisa, un brin passionnée. Ses œuvres se nourrissent également de Léonardo Da Vinci. D’ailleurs, dans l’un de ses tableaux, elle nous présente un portrait de Lisa Mona de Léonardo Da Vinci qui fait partie de ces grands peintres qui irriguent son univers.

"Je ne suis qu’à mes débuts. Je suis en train de découvrir ce que j’aime le plus", précise-t-elle. Ce qui ne l’empêche pas de s’essayer à l’art abstrait qui est, pour elle, une véritable expérience darwinienne. "Ce sont mes premiers pas et j’espère que je serai une grande artiste plasticienne. J’ai envie de représenter la femme artiste mauritanienne un peu partout à travers le monde", dit-elle.

Mais, pour y arriver, il faudra, comme celles (Khadijétou Mint Ismaël, Amy Sow, Aicha Fall, Zeinabou Mint Chiaa) dont elle rêve de marcher sur les traces, qu’elle réussisse à casser les codes traditionnels qui empêchent la femme mauritanienne d’évoluer.

En attendant, elle s’estime heureuse d’avoir le soutien de la famille qui semble tolérer ce qu’elle aime faire dans sa vie. "J’espère qu’elle ferait mieux. J’espère aussi qu’elle fera un long chemin. Ses débuts témoignent d’un bon avenir", affirme, de son côté, son père tout enthousiaste de voir sa fille expérimenter la voie de la peinture.

Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Peinture-Exposition-Photographie
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