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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 19:33

La première édition du Festival d’Art Plastique débuté le 22 juin dernier a pris fin ce 15 juillet, avec comme point d’orgue, une exposition collective de 24 tableaux de 13 artistes différents. L’argent gagné de la vente de ses œuvres d’art sera destiné au lancement de la maison du collectif des jeunes plasticiens mauritaniens. En attendant, vous pouvez, jusqu’au 30 juillet, tous les admirer.

 

Dans un discours, Amy Sow, qui a surpris plus d’un, décline, sans que sa voix ne chevrote, les raisons qui ont poussé sa bande et elle à se lancer dans la promotion et la dynamisation des arts plastiques.

 

"Ce collectif a été créé par les jeunes artistes mauritaniens qui, en observant la situation actuelle de l’art plastique en Mauritanie caractérisée par l’absence d’éducation artistique dans les écoles et en général dans toutes les institutions académiques de l’art, ont pris l’initiative de créer un collectif de jeunes artistes qui, en mettant ensemble leurs forces, leurs expériences et leurs connaissances, peuvent donner vie à un nouveau projet pour le développement et la promotion des arts plastiques en Mauritanie au niveau national et international", explique-t-elle.

 

L’ambition est là. Et, la volonté d’aller de l’avant. Les contours aussi déjà tracés. Sur un ton presque prophétique, Amy Sow poursuit : "Il s’agit d’une nouvelle force sans laquelle les arts plastiques mauritaniens risquent de rester sans relève". Le message est clair. Et, au passage, elle rappellera que "l’objectif de M-Art est de développer, faire connaitre, diffuser le travail des artistes plasticiens, à travers ses activités, promouvoir et sensibiliser la population".

 

Fin du discours. L’assistance entame une salve d’applaudissements. L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, celui du Royaume d’Espagne, le directeur de la Coopération Espagnole, Ahmed Ould Hamza…sont tous là. Le ruban est coupé !

 

Le public se faufile tout doucement dans la salle d’exposition du Musée National. Et, là, le regard du visiteur est aussitôt attiré par les ateliers des enfants qui ont été inspirés du chef d’œuvre "Las Meninas" de Diégo Velasquez. Le talent ne s’est pas encore étoffé mais déjà, on sent leur envie d’exprimer leurs états d’âme, leurs obsessions, leurs fantaisies, leurs rêves, leurs joies…"C’est très joli", murmure une des parentes des élèves qui ont participé à ce festival "Libre Art".

 

Au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans la salle, on découvre les tableaux du Collectif des jeunes plasticiens mauritaniens. Ils portent les empreintes d’Amal Dria ("El Hakim", "Echange"), d’Amy Sow ("Regard de Femmes 1 et 2"), d’Oumar Ball ("L’âne", "La sagesse"), de Béchir Malum("Les Demoiselles de chez nous 1 et 2"), d’Aicha Fall ("Visions Uniques", "Luttons Ensemble"), de Hamé Ly ("Les Caravaniers", "La Mère et l’Enfant"), de Lahad ("Batakhal", "L’Enfant et la Porte"), de Mohamed Sidi ("Le Berger", "Les Enfants Talibé"), d’El Hadj ("Unité", "Le Départ"), de Mah ("Vendeuses", "Les Bergers"), de Bana ("Les Travailleuses"), et d’Ahmed ("Les Mariés").

 

"Je lance un appel à tout le monde pour aider les initiatives de ce genre. On est en retard par rapport aux autres pays en ce qui concerne l’art plastique. On n’a pas d’écoles en arts plastiques. Tout est à construire dans ce domaine et cela demande l’effort de tout un chacun : les journalistes, les hommes d’affaires, les banquiers doivent apporter leur aide", a confié Kane Hadya Mamadou, directeur de l’Office National des Musées.

 

En trois semaines, les élèves des établissements scolaires Kumbaly, Ecole et la Vie ont été initiés aux arts plastiques. Cette initiative soutenue par l’ambassade d’Espagne et la Coopération espagnole a permis ainsi à des centaines d’élèves d’apprendre les rudiments des arts plastiques.

 

Lui, Mokhis, il a participé à l’éclosion du talent de la plupart du collectif des jeunes plasticiens mauritaniens. Il était là, lui, au vernissage de l’exposition collective du festival "Libre Art" de M-Art au Musée National de Nouakchott.  

 

"Ces gosses, j’ai toujours eu confiance en eux, dès le départ. Il y’en a parmi eux qui ont été mes élèves. Lorsqu’ils sont venus me voir pour me parler du festival, je me suis dit qu’ils étaient un peu fous. Pour la petite histoire, les grands avaient toujours voulu faire ce genre de manifestations. Eux, ils ont eu le courage de le faire. Là, où les grands ont échoué, les jeunes peuvent y réussir. Là, je suis vraiment très content car je les ai longtemps suivis. Ils se sont battus pour que leur première édition réussisse. Aussi, même s’il y’a eu des lacunes, dans la première édition, c’est tout à fait normal. Et, je suis sûr et certain, qu’ils vont rectifier le tir à la deuxième édition", a-t-il déclaré.

 

Babacar Baye NDIAYE

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commentaires

m-art 18/07/2010 00:29


merci babacar pour cette artiles,

president m-art