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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:07

Six-Men.JPGSix Men est sans doute, parmi les finalistes de la saison 2 du concours Assalamalekoum Découvertes 2012 parrainé par la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), celui qui s’est assez mordu les joues sur les scènes. L’année dernière, il a été sorti, lors des demi-finales, par Maxi-Révolution, arrivé 2e  derrière Ziza, vainqueur de la 1e édition d’Assalamalekoum Découvertes.

Cette année, Six Men est revenu pour tenter sa chance. Après une première participation infructueuse, il espère que la deuxième tentative sera la bonne. Pour lui, le jeu en vaut vraiment la chandelle. Car, il est bien conscient que remporter la deuxième édition d’Assalamalekoum Découvertes 2012 lui ouvrira grandement les portes d’Assalamalekoum Festival International, celui du Festa 2H de Dakar mais surtout d’enregistrer gratuitement un album au studio Zaza Productions.

Bouillonnant d’énergie, Six Men doit aujourd’hui ce retour de triomphe à son courage et à son abnégation. A 24 ans, cet originaire de la ville de Rosso en Mauritanie qu’il porte dans son cœur s’est fixé comme objectif de remporter la deuxième édition d’Assalamalekoum Découvertes.

Sidi Mohamed Dieng Souleymane, son véritable nom, a beaucoup écouté, à la maison, à Rosso, Daara-J, Matador, Grand Corps Malade, Bambi J Fall. C’est d’abord à l’école primaire qu’il a commencé à nourrir sa passion pour le rap. A partir de 2002, il entame sa carrière de rappeur et se met à gueuler et à vociférer sur les petites scènes de Rosso où personne, comme partout ailleurs, ne fait aucun cadeau à personne.

Six Men est aujourd’hui l’une des voix les plus représentatives et les plus écoutées à Rosso, haut lieu aussi du rap mauritanien, qui a déjà donné deux finalistes au concours Assalamalekoum Découvertes en 2011, en la personne de Tilly Men et de Crazy Problème.

Pourtant, dix ans en arrière, période des maquettes, il ne jouissait pas de l’aura qu’il a aujourd’hui. "A l’époque, il n’y avait pas assez de Cd. C’était entre 2000 et 2003. Dans les concerts, je payais pour uniquement jouer. Mais, au milieu de ma prestation, le Dj interrompait souvent le son", se souvient encore Six Men.

Les temps ont aujourd’hui changé pour lui. Car, entre temps, il s’est mis au travail, pour gagner le respect et l’admiration chez les autres. Et, à coup de cravaches, il a réussi à se définir un univers musical et à se positionner sur la scène musicale à Rosso comme le défenseur du rap hassanya. Pour l’amour du rap comme il aime à le dire, il venait jusqu’à Nouakchott, la capitale, pour s’y produire, faire sa promotion et faire germer les graines de son succès musical.

Au lycée, le rap avait pris le dessus sur lui jusqu’à lui priver d’obtenir son baccalauréat. Aujourd’hui, c’est l’inverse. C’est lui qui a pris le dessus sur le rap qui lui a ouvert les portes de la notoriété. Déjà, il peut fièrement arborer sur ses épaules, comme un militaire, une participation à la deuxième édition du Festival Walo Musik en 2011 et à la Semaine Nationale de la langue française et de la francophonie en 2012.

Serviette autour du cou, montre à la poignée gauche, Six Men est conscient que cette finale pourrait être un moment clé dans la suite de sa carrière musicale. Pour cette finale d’ailleurs, il s’est installé à Arafat, assure avoir approfondi ses thématiques, sa musique, multiplié ses répétions, réglé sa vie comme une minuterie. "Depuis le début de cette compétition, j’ai dépensé plus de 110.000 UM", s’exclame-t-il.

Des ténèbres, Six Men veut passer à la lumière et contribuer à la notoriété du rap mauritanien à l’échelle africaine. Il voudrait aussi être repéré au même titre que Youpi 4 Ever, Ewlade Leblade et Laye B qu’il estime beaucoup sans cacher qu’il aimerait marcher sur leurs pas. Mais, en attendant, il faudra qu’il dame le pion aux autres finalistes d’Assalamalekoum Découvertes 2012.

Babacar Baye NDIAYE

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