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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 14:10

haalpulaar_laurence_gavron.jpgLa photographe Laurence Gavron nous plonge dans l’univers des Peuls à travers Haalpulaar’en. Une expo qui se tient à l’Institut français de Dakar jusqu’au 5 février.

C’est une ‘Sérère’ qui a voulu faire quelque chose pour ‘ses esclaves peuls’. La photographie a semblé la chose la plus adaptée pour mettre en œuvre sa volonté. Laurence Gavron a parcouru plusieurs villages du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali pour raconter ‘la vie quotidienne’ des Haalpulaar. Vingt quatre (24) des clichés qu’elle a réalisés durant son voyage sont exposés à l’Institut français de Dakar.

Certaines photos sont accrochées aux murs, d’autres posées à même le sol et contre des branches d’arbres et quelques-unes déposées sur des caisses en bois dans la cour. Le vernissage de cette exposition dénommée Haalpulaar’en a eu lieu mardi.

Laurence Gavron partage son amour pour le pulagu, l’ensemble des valeurs du monde des Peuls. Elle montre les bergers dans les troupeaux de petits et gros ruminants, avec leur silhouette élancée drapée dans des boubous en voile coloré. La cinéaste met en évidence les lèvres tatouées des femmes de Dahra Djolof et la beauté des jeunes filles peules.

Elle a aussi braqué son objectif sur une famille endeuillée à Rosso en Mauritanie. La photographe met l’accent sur le nomadisme, le sabre caché sous le boubou, le couteau suspendu à la ceinture, le culte ‘sacré’ des bovidés, l’offrande de lait, le service de thé et l’hospitalité ‘légendaire’ du Peul appelée teddungaal.

Gavron se dit touchée par la population haalpulaar qu’elle trouve ‘traditionnelle, accueillante, chaleureuse et travailleuse’. Elle se sent liée à ce peuple ‘errant’ parce qu’elle est juive. Son ambition était de faire le tour de l’Afrique pour rencontrer d’autres Peuls nomades mais, ‘par manque de moyens financiers’, elle s’est limitée à trois pays. Elle n’exclut pas de faire ce même travail pour les Sérères, son ethnie d’adoption.

La mise en scène de l’exposition est réalisée par l’artiste Nkx. Les prix des œuvres de Laurence Gavron varient entre 250 000 et 850 000 Fcfa. Elles sont exposées à l’Institut Léopold Sédar Senghor jusqu’au 5 février prochain.

Laurence Gavron est également réalisatrice et romancière. Elle est l’auteur des romans Marabouts d’ficelles, Boy Dakar et Hivernage. Elle a aussi fait des films documentaires comme Ninki Nanka/Le prince de Colobane et Yandé Codou Sène, diva séeréer. Laurence Gavron est d’origine française et vit au Sénégal depuis 2002.

Yacine CISSE


Source: Walfadjiri (Sénégal)

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Portraits-Rencontres
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