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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 18:51

Khalzo 

Khaly Mamadou Diallo, alias Dj Khalzo, est à la fois animateur et présentateur de spectacles. Actuellement, il est au Sénégal, sa nouvelle terre d’accueil comme il dit, où il y poursuit des études dans le domaine de l’audiovisuel. Il avait fait le déplacement de Dakar à Nouakchott pour assister à la deuxième édition de "Assalamalekoum Hip Hop Festival" du 15 au 17 avril 2009. A ce propos, il n’a pas manqué de rendre hommage à l’initiateur de cet évènement musical, Monza. "C’est un grand plaisir pour moi d’être présent à ce festival qui montre qu’il y a eu un travail sérieux qui a été fait et qui est en train de porter ses fruits", confie-t-il. "Pour moi, c’est un pas positif", dit-il. Il est venu avec un projet en bagage : monter une structure de production en communication.

 

Le Rénovateur Quotidien : Vous êtes actuellement au Sénégal. Pouvez-vous nous faire un écho de l’idée que les sénégalais ont sur le Rap mauritanien ?

Dj Khalzo : Nous avons des rappeurs très respectés et considérés au Sénégal. Je le dis en toute franchise et sans fausse modestie. J’ai eu, à ce propos, à discuter avec Dj Awadi, Daara-J Family, Matador qui est présent à la deuxième édition de "Assalamalekoum Hip Hop Festival". Nous avons des rappeurs qui peuvent faire de très belles choses sur le plan international. On a vu le cas de Waraba. Déjà, c’est une preuve que le Rap mauritanien est en train de connaître une nouvelle dynamique.

 

Le Rénovateur Quotidien : Allez-vous revenir à Nouakchott pour fêter vos 7 ans de micro ?

 

Dj Khalzo : Malheureusement, non ! La raison est toute simple : il va falloir que je me concentre sur mes études. C’est pour vous dire que c’est très contraignant. On ne fait que de l’application. Je préfère attendre terminer mes études définitivement et peut-être revenir inaugurer le "retour". En réalité, je ne suis jamais parti. Au Sénégal, je vis en parfaite concordance avec la communauté mauritanienne estudiantine qui fait appel souvent à moi lorsqu’elle organise des cérémonies festives.

 

Le Rénovateur Quotidien : Il y avait un monde fou à votre anniversaire de l’année passée. Ne craignez-vous pas de décevoir vos fan’s ?

 Dj Khalzo : C’est vrai qu’il y avait eu beaucoup de monde. Le directeur du Ccf (Philippe Debrion, Ndlr) où l’anniversaire a été organisé m’a avoué qu’il y avait à peu près 6.000 personnes. Encore une fois, je renouvelle mon admiration à la population mauritanienne qui n’a cessé de me prouver qu’elle est avec moi. C’est vrai que les gens me demandent souvent si je vais organiser mon anniversaire cette année-ci. Il y en a même certains qui considèrent que c’est un festival alors que c’est un anniversaire de carrière. Les stéphanois m’ont proposé même de venir le faire à Nouadhibou. Il y a aussi les kaédiens qui voudraient que je le fasse à Kaédi. Pour le moment, on met en stand by les anniversaires. Entre moi et la jeunesse, ce n’est pas de la considération superficielle. C’est de l’amour vrai. C’est aussi le respect. J’espère que ça va continuer dans le bon sens.

 

Le Rénovateur Quotidien : Y’a-t-il des projets en ligne de mire ?

 

Dj Khalzo : J’ai toujours rêvé de créer une structure de communication évènementielle en Mauritanie où on a remarqué un énorme déficit dans ce domaine. C’est un domaine encore méconnu des mauritaniens. A part "Pro Pub Laser", on n’en voit pas. Ce projet verra la participation d’Américains, de Français et de Sénégalais qui sont des professionnels de la communication. Ce projet consiste à ouvrir une structure privée de production en communication et promouvoir tout ce qui est communication audiovisuelle. Il va y avoir bientôt des chaînes privées en Mauritanie. Nous nous sommes dits pourquoi pas ne pas s’inscrire dans cette logique. C’est un projet qui a été mûri. D’ailleurs, une étude de faisabilité a été menée là-dessus. Aujourd’hui, loin d’être prétentieux, je vis les besoins de la jeunesse mauritanienne. Ce projet pourra changer l’évolution de la musique mauritanienne.

 

Propos recueillis par

Babacar Baye Ndiaye

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