Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 01:25

coubaSon dernier concert en Mauritanie remonte au 19 avril 2008, lors des festivités commémorant l’An I de la Démocratie, sous Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. La Sénégalaise Coumba Gawlo fera son come-back en dans les prochains jours.

En effet, Nouakchott sera la première étape de sa tournée dénommée "Coumba Gawlo African Tour ". L’événement existe depuis de nombreuses années. Mais, pour son édition 2012, la diva à la voir d’Or a tenu à associer notre pays où elle compte de nombreux fans.

Au programme de la chanteuse sénégalaise plusieurs activités. Elle animera, notamment, le 31 mai à l’Espace de la Biodiversité de Nouakchott une journée de plaidoyer tournant autour des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Puis, elle montera sur la scène le 1er juin pour une Soirée de Gala qui aura lieu à la Case.

Le lendemain 2 juin, elle offrira un concert populaire au stade de Ksar. Au cours des deux prestations, elle sera accompagnée par une pléiade d’artistes nationaux : Thiédel Mbaye, Tahra Mint Hembara, Noura Mint Seymali, Mouna, le groupe Walfadjiri, entre autres. A la veille de ses prestations, nous avons recueillis les impressions de l’artiste. Entretien.

Cridem : Vous revenez en Mauritanie après quatre années d’absence. Dans quel état d’esprit et condition de préparation êtes-vous ?

Coumba Gawlo : Je reviens dans ce pays que j’aime tant avec beaucoup de bonheur, de fierté et de nostalgie à l’endroit de mon public mauritanien.

Cridem : Vous jouez très rarement en Mauritanie où vous comptez, pourtant, d’innombrables fans. Vous faites souvent des tournées africaines sans faire un saut par la Mauritanie. Qu’est-ce qui explique ce fait ?

Coumba Gawlo : En fait les tournées, quand elles sont organisées par notre structure, demande beaucoup de moyens : financiers, humains et logistiques. Bien entendu nous avons la logistique et les ressources humaines pour le faire, mais le problème en général est financier. Pour le résoudre il faut des partenaires qui acceptent de subventionner. Ce qui n’est pas toujours facile.

Mais grâce à Dieu, j’ai un nom qui est devenu un label et auquel croient nombre de partenaires, ce qui permet à ces derniers d’accorder les soutiens nécessaires. Pour cette année, les partenaires résidents en Mauritanie ont beaucoup contribué à la faisabilité de notre concept COUMBA GAWLO AFRICAN TOUR. D’où le fait de pouvoir tenir ici l’événement. Je les en remercie.

Cridem : Vous allez commencer votre tournée africaine par Nouakchott. Comment a germé l’idée d’y associer la Mauritanie ?

Coumba Gawlo : J’ai toujours voulu associer la Mauritanie à cette tournée car c’est un pays que j’aime beaucoup. Cela au-delà du fait que je pense fortement que nous devons aussi nous adresser aux différentes populations, dans le cadre de la sensibilisation sur la lutte contre la pauvreté. Cette année, parmi nos thèmes, on peut citer l’insécurité alimentaire. C’est une manière de continuer à respecter l’idée du programme qui se veut un programme panafricain. Et la Mauritanie est autant concernée que les autres pays.

Cridem : Lors de votre passage à Nouakchott, vous n’allez pas que chanter. Vous allez aussi parler de lutte contre la pauvreté, de violences contre les femmes et les enfants. Pourquoi ces questions de développement et de société ?

Coumba Gawlo : Je suis une artiste engagée, qui reste convaincue que la musique est le meilleur vecteur de communication. En tant qu’ambassadrice de bonne volonté du Pnud, je me sens à la fois fière et profondément engagée dans le devoir de militer pour les causes de notre continent. De meilleures conditions de vie pour la femme, une amélioration de l’existence des enfants, l’entreprenariat féminin, etc…Je suis passionnément rêveuse d’une Afrique où les hommes et les femmes se retrouvent autour d’une table sans aucune discrimination.

Propos recueillis par Babacar Baye Ndiaye

Partager cet article

Repost 0
Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Interviews
commenter cet article

commentaires