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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 12:01

2Le directeur de l’Office National des Musées (ONM) a appelé, mardi, à l’après-midi, les pouvoirs publics à développer une politique de mécénat du tapis et à percevoir la culture comme un levier économique pour pouvoir créer des industries culturelles.

«Il est fondamental d’encourager le mécénat du tapis qui n’existe pas dans notre pays et l’art du tapis», a plaidé Kane Hadya Mamadou.

Le directeur de l’Office National des Musées (ONM) s’exprimait à l’occasion d’une conférence, à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), sur l’étude du tapis en l’histoire de l’art.

«Depuis qu’on a commencé à exporter le tissu, on a ruiné les tisserands. Il faut aider les tisserands, sinon c’est un métier qui va disparaître, un patrimoine immatériel qui va s’engloutir à jamais», a-t-il rappelé.

En Afrique, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et le Sénégal sont assez avancés par rapport à la Mauritanie dans le domaine du tissage et surtout dans la production des tapis parce qu’on y trouve des usines de manufactures dans tous ces pays, a révélé Kane Hadya Mamadou.

En France, le tapis a symbolisé le rayonnement de ce pays dans le monde. Non seulement le tapis est aujourd’hui un objet utilitaire et un objet d’art mais aussi un témoin historique dans la compréhension des sociétés.

«Dans ces pays, il y’a eu une politique de mécénat et de protection des artistes», a expliqué Kane Hadya Mamadou.

Dans son exposé sur l’étude des tapis des pays maghrébins, Kane Hadya Mamadou a souligné leur unité culturelle caractérisée par un fonds de décor essentiellement géographique dû à l’influence de la religion islamique.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Le Fil de l'Actu
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