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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:52

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Le Handifestival a repris sa route. Ainsi, du 1er au 4 décembre, les personnes handicapées seront en fête, à travers le Handifestival qui est un rassemblement culturel et musical.

Avec sa deuxième édition qui s’est tenue comme l’année dernière dans des conditions difficiles, le Festival international des personnes handicapées joue la carte de la diversité, de l’ouverture et de la solidarité africaine en réunissant des artistes handicapés venus du Sénégal, du Togo, de la Gambie, de l’Algérie et du Maroc.

En cette nuit du 2 décembre, la salle de spectacles de l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott accueille la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Festival international des personnes handicapées. Quelques personnalités comme Khalil Ould Elmehdih Ould Jayid, secrétaire général du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, ont répondu à l’invitation.

Dans une allocation, Mohamed Camara a exprimé "de vive voix sa reconnaissance" au président Mohamed Ould Abdel Aziz pour "avoir accepté d’être le parrain du Festival international des personnes handicapées". Il a également insisté sur "l’intérêt qu’il porte à la promotion des droits des personnes handicapées".

Chants et danse pour la paix en Afrique

Après ce discours, la troupe sénégalaise de Louga "Nanggu nattu" (se soumettre à la volonté divine, Ndlr) investit la scène et ouvre enfin le concert. Cette formation essentiellement composée de personnes handicapées amorce une session de danse, de chants d’une dizaine de minutes appelant à la paix en Afrique, à la solidarité africaine.

Depuis 2000, "Nanggu nattu" sillonne le Sénégal pour sensibiliser les populations sur le viol, les violences, les sacrifices, la situation d’exclusion que vivent les personnes handicapées. Aujourd’hui, cette troupe s’est engagée sur le front de la paix en Afrique. "En général, en cas de conflits, de guerre ou de crise dans les pays africains, ce sont les personnes handicapées qui en sont les premières victimes, qui en subissent les conséquences. Elles ne peuvent pas fuir pour échapper aux violences", rappelle Madjiguène Guèye, présidente de "Nanggu nattu".

Comme la troupe sénégalaise, le mauritanien Sidi Baïlel Thiam a apporté sa fresque et sa touche à cette deuxième édition du Festival International des personnes handicapées. Sa voix mythique et sans ride a résonné comme un son de cloche dans la salle de spectacles de l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott.

Une pensée au Mali

Puis, après lui, le rappeur mauritanien Mohamed Ould Cheikh alias Big Mo surgit sur la scène, interprète le titre Ma vie. "Je vous jure comme un oiseau, je voudrai prendre l’envol / Le sourire de mon enfance (…) / Combien de cris, combien de larmes ai-je versé dans ma chambre(…) / J’ai dû me battre dans la société pour avoir ma place / J’ai encaissé des coups et des coups mais jamais je n’ai fléchi un genou(…)", entonne-t-il.

Il est ovationné par le public. Lui qui a vécu au Mali où il a appris le rap en profite pour lancer un message tissé de dépit et de consolation. Il déplore la situation actuelle qui prévaut dans ce pays qu’il considère comme "sa deuxième patrie".

"Le Mali a toujours été un pays de paix. Ce qui se passe là-bas est catastrophique", affirme-t-il, appelant la communauté internationale à "chasser les terroristes d’Aqmi, du Mujao et d’Ançar Dine" dans le Nord-Mali. "Il y’a de grosses baraques qui tombent/Il y’a des gosses qui pleurent leurs mères qui sont déjà dans leurs tombent / Trop de victimes / Que des crimes impunis(…)", décrit Big Mo.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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Published by Babacar Baye Ndiaye - dans Evenements-Concerts
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