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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 22:22

fesman_Troupe_Mauritanie.jpgLes Mauritaniens, l’élite intellectuelle en notamment, suivent avec intérêt et contribuent au Festival mondial des arts nègres qui se déroule actuellement à Dakar, pays frère et voisin dans lequel réside une forte colonie mauritanienne.

L’intérêt se manifeste à travers la large couverture médiatique consacrée à l’évènement, au niveau élevé de participation avec une délégation de 59 personnes dont des musiciens, artistes, artisans et autres, mais aussi à l’attachement des autorités mauritaniennes, à tous les échelons, à la réussite de cette manifestation qui succède, des décennies après, celles organisées à Dakar en 1966 et Lagos en 1977.

La première autorité du pays, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, a souligné, lors de la séance inaugurale, que le Festival mondial de arts nègres « témoigne de la richesse de notre culture malgré un passé douloureux de l’Afrique où nombre de ses fils ont subi l’esclavage et la déportation ».

Pour le directeur de la culture et des arts, au ministère mauritanien de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Dr Adnane Ould Beyrouk, docteur en histoire contemporaine, le Festival « constitue une grande manifestation pour valoriser et diffuser la culture et des arts nègres », ajoutant qu’il est utile pour montrer’’ l’apport de la culture noire dans la civilisation mondiale’’.

Il a, par la suite, fait constater qu’à travers ce genre de manifestation, on sème’’ la culture de la paix, la cohésion, la stabilité et la tolérance’’.

M. Adnane a également souligné l’apport attendu du festival, qui consiste à permettre aux autres peuples non noirs de découvrir la richesse noire à travers la musique, le théâtre, les expositions, les danses, l’artisanat, les arts, la littérature, l’histoire, la photographie, le design et le cinéma.

Pour sa part, M. Mahfoudh Ould Mohameden, chef du service des loisirs, encadreur de la délégation mauritanienne au festival, a précisé que sa troupe assure l’animation quotidienne du site du festival avec des ballets, chœurs, danses, en pular, Wolf, Soniké et Hassaniya. Et d’ajouter que les contacts fructueux et constructifs que lui et ses collègues ont eus avec les délégations des autres pays, enrichiront davantage leurs expériences et rehausseront leurs talents.

Versant dans ce sens, M. Salami Ould Moulaye, directeur artistique de la délégation, a hautement apprécié l’organisation de l’événement pour lequel le Sénégal a mobilisé des d’énormes moyens. Il a qualifié le festival de ‘’grand succès’’ et souligné les soins et l’accueil chaleureux réservés à la délégation mauritanienne.

De son côté, M. Kane Amadou Moktar, infirmier à la retraite et participant aux premières éditions du festival (Dakar en 1966 et à Lagos en 1977), a précisé que lors du premier, la Mauritanie était fortement représentée par une imposante délégation ministérielle qui est venu juste assister, constater et témoigner de la solidité des liens avec le pays hôte le Sénégal et son Président, Léopold Sédar Senghor.

Contrairement à la première, il a souligné que son pays avait préparé minutieusement sa participation à la deuxième rencontre culturelle dès 1975, deux ans avant le rendez vous. « Une délégation ministérielle dirigée par le ministre de la Jeunesse à l’époque pour laquelle le président Moktar Ould Daddah avait été envoyée à cette manifestation », indique M. Kane qui était lui-même chef de troupe artistique.

A Lagos, M. Kane a révélé que la délégation mauritanienne a présenté les pièces suivantes :

- Deux ballets dansants en Soninké et Pular
- Deux chœurs Hassaniya et Wolof M. Kane était l’acteur principal de la pièce théâtrale écrite en français par feu Youssouf Gueye sous le titre « les exilés de Goumé », un village de Kaédi (vallée du fleuve Sénégal).

Des objets d’art mauritanien ont été également présentés lors du festival.

Parlant des résultats, M. Kane Moktar a précisé que la Mauritanie avait récolté des médailles d’or et d’argent ainsi que le prix du meilleur animateur.

S’agissant de la couverture médiatique du festival, les quotidiens gouvernementaux « Horizons et Chaab) ont consacré des dossiers spéciaux à cet évènement contenant les discours d’ouverture de Me Abdoulaye Wade dans lesquels ils ont rendu hommage à Léopold Sédar Senghor, Cheikh Anta et Diop et Alioune Diop et l’intervention improvisée de Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les quotidiens mettent exergue, également, le vœu de certains intellectuels assistant au forum de la renaissance africaine, organisé en marge du festival.

Pour sa part, le journal indépendant l’Eveil Hebdo, consacre sa page culture à cette manifestation et évoque quelques difficultés au niveau de l’organisation du festival. D’autres publications comme la Tribune, le Calme, le Citoyen, Biladi et autres ainsi que les sites de Nouakchott ont réservé de l’espace à cet évènement.

La presse mauritanienne a estimé le coût du festival coût à 35 milliards de francs CFA et salué unanimement l’annonce faite par le président sénégalais, le 22 décembre relative à la codification de la langue populaire le Hassaniya par son pays.

« Le Sénégal compte une importante communauté de Maures (Hassanophones) qui y résident depuis des siècles et qui bénéficient de temps d’antennes dans les chaines de télévision et de radio », a, déclaré le chef de l’Etat sénégalais, qui répondait à une interpellation de Mme, Marième Wane Ly, présidente du parti de la Renaissance Africaine au sujet de la place des langues nationales africaines dans la constitution des Etats Unis d’Afrique.

 

Source: CRIDEM avec Agence de Presse Africaine

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Le Fil de l'Actu
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