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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:51

Ousmane DiaganaLa ville de Kaédi accueille depuis deux ans le Festival de Cinéma Documentaire. Le Fescidok s’est imposé aujourd’hui comme un rendez-vous incontournable pour les populations de la ville de Kaédi, récemment en proie à des inondations sans précédent. La 3e édition du Festival de Cinéma Documentaire de Kaédi s’est ouvert ce matin, 4 novembre 2010, avec "Les larmes de l’émigration" d’Alassane Diago


"Ce festival a pour objectif de réconcilier et familiariser le public Mauritanien avec le cinéma documentaire", a expliqué Ethmane Diagana, directeur du Festival à la veille de l’ouverture de la 3e édition du Festival Documentaire de Kaédi. Au-delà de ce but, le Fescidok se veut également comme "un projet culturel ambitieux qui contribuera à la promotion de la culture mauritanienne", a-t-il ajouté.

 

Cette année, le Festival de Cinéma Documentaire de Kaédi mettra en lumière le cinéma documentaire allemand en plus de la projection d’autres films documentaires africains de la République Démocratique du Congo, du Niger, de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo Brazaville, du Sénégal 

 

Ainsi, au programme, il y’aura : Mon ami est partie de  Delph Kifouani, Des amis de classe d’Aboubacar Gankou, Le cinéma mon pays et moi de Ethmane Diagana, Waliden, l’enfant d’autrui d’Awa Traoré, Notre pain capital  d’El Hadj Magori Sani, Les filles de la vie et de la mort de Clarisse Mouvuba, Ecran dromadaire de José Morandi, Les crocodiles de la famille Wandaogo de Britta Wandaogo, Pa dji de Pierre Belle Simon.


"Il s’agit par le biais de ce festival, de développer une culture cinématographique chez le public mauritanien, une culture que nous perdons au fils des années, avec la disparition progressive des salles de cinéma sur tout le territoire national. Face à la fermeture progressive des salles de cinéma dans notre pays, les festivals s’affirment comme les seules alternatives pour projeter les films africains et du monde au grand public. Fruit de beaucoup d’implications, un festival est un moment privilégié de découvertes, d’éducation, de rencontres et d’échanges", a-t-il conclu.


Le directeur du festival, Ethmane Diagana, a, par ailleurs, déploré le manque d’intérêt des autorités mauritaniennes notamment du ministère de la culture pour le Festival de Cinéma Documentaire de Kaédi, soutenu que par des partenaires étrangers, des ambassades et des institutions.

 

Il faut souligner au passage que le Fescidok est financé depuis sa première édition en 2008 par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale (Aecid) et l’Ambassade d’Espagne à Nouakchott. Et, pour cette année, une partie du budget a été financée par l’Ambassade d'Allemagne à Nouakchott. La 3e édition prendra fin le 8 novembre.

 

Babacar Baye Ndiaye

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Published by leducdejoal - dans Cinéma
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