Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 21:47

Les-coulisses-d-Assamalekoum.jpgJamais une édition d’Assalamalekoum Festival International n’a eu un tel fumet de soubresauts, d’attaques et de récriminations. Après tout, au grand dam des férus de rap, il a résisté et poursuit son petit bonhomme de chemin. Alors, on peut croire, comme l’a été le Festival de Cannes en France, Assalamalekoum Festival International est en train de nous installer dans une perspective prometteuse à condition que Zaza Productions, la structure chargée de l’organisation de cet évènement ait plus d’imagination et soit beaucoup plus conciliante.

 

Cependant, il serait tentant et succulent de se replonger dans l’atmosphère, sans avoir l’intention d’avoir tout vu ou tout entendu d’Assalamalekoum Festival International. Et parler des coulisses de ce grand rendez-vous musical n’a pas manqué, à toute force, de brûler notre cervelle.

 

Assalamalekoum Festival International, sachez-le, ce n’est pas uniquement une tribune de promotion des rappeurs mauritaniens. Il est aussi une tribune de vanité, de vantardise et surtout de rivalité. A propos de rivalité, parlons de celle qui oppose les deux mastodontes de l’animation à savoir Dj Paco et Dj Khalzo. L’histoire de leur antagonisme dégage-t-il un parfum sans haine ?

 

L’un est David, l’autre Goliath. Incontestablement, ils sont à l’heure actuelle, les animateurs les plus sollicités en Mauritanie. Du coup, chacun veut ravir la palme à autrui. Très rarement, ils se retrouvent ensemble pour animer. Ce que les autres évènements n’ont pas réussi à faire, Assalamalekoum Festival International l’a fait.

 

Mais là où le bât blesse, c’est lorsque chacun veut imposer sa suprématie. Ah, là ! Ça devient du charivari. A titre d’exemple, lorsque La Fouine s’apprêtait à faire son apparition sur la scène, tous les deux, dans une cacophonie enfantine, se sont mis à crier le nom du rappeur français.

 

Comme quoi, en Mauritanie, tout le monde fait trop de bruit pour se faire remarquer. Quittons ceux-là et braquons nos projecteurs sur le public qui a été laissé en rade. Certains se régaleront d’avoir vu La Fouine ou Dj Awadi. Par contre, d’autres en voudront aux organisateurs d’Assalamalekoum Festival International. Et pour cause. Après avoir acheté leur ticket d’entrée, ils n’ont pas pu accéder au Centre Culturel Français superbement bunkérisé.

 

Il y’a des signes qui ne trompent pas. Et visiblement, d’année en année, le CCF de Nouakchott devient de plus en plus exigu pour contenir un public aussi nombreux. D’ailleurs, les abords du CCF étaient noirs de monde. Certains ont purement et simplement demandé à ce qu’on déniche Assalamalekoum Festival International du Centre Culturel Français de Nouakchott. Seront-ils entendus ? La prochaine édition nous édifiera.

 

Une manifestation comme Assalamalekoum Festival International ne manque pas de mettre tout le monde sur les nerfs. Est-ce sous l’effet de la pression ? Allez savoir. Comme à l’accoutumée, dans ce genre d’évènements, on ne réfléchit plus.

 

C’est toujours une occasion rêvée pour les forces de l’ordre de matraquer et les sentinelles d’exceller dans la rembarre. Il faut vraiment avoir de la chance pour esquiver de se faire ridiculiser devant tout le monde. S’il y’a des gens qui méritent d’aller à l’école des droits de l’Homme, c’est bien ces deux catégories incommensurablement zélées et toujours promptes à brutaliser les gens.

 

Des larmes et des scènes de syncope, on en a eu à gogo. Ah, les filles ! Elles ne ratent jamais les circonstances pour se faire valoir. Il fallait les voir crier et tomber en syncope comme des mouches à la moindre pantomime par exemple d’Overdoz ou de La Fouine. D’autres par contre, émues, ne pouvaient plus s’empêcher de laisser leurs larmes dégouliner sur leur visage. Heureusement que les organisateurs avaient prévu de dépêcher au CCF des sapeurs pompiers et le pire a été évité.

 

Cette année-ci, tout le monde a constaté que notre Monza national alias Président 2 la rue publik a été moins visible que les deux premières éditions d’Assalamalekoum Festival International. Alors, que s’est-t-il passé El Presidente ?

 

Cerise sur le gâteau, c’est le moins qu’on puisse dire, à défaut d’avoir la présence de madame la Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports en chair et en os, le fils cadet du Président de la République était présent. Faut-il y voir que Mohamed Ould Abdel Aziz serait le supporter Number one du mouvement Hip Hop mauritanien jusqu’à ce qu’il pousse son fils à le représenter à un aussi grand évènement qu’Assalamalekoum Festival International?

 

 

Babacar Baye NDIAYE

Partager cet article

Repost 0

commentaires