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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:31

C’est son premier roman, Et le ciel a oublié de pleuvoir (Dapper, 2006), qui a fait connaître Beyrouk. Pourtant, l’homme beyrouk.jpgest avant tout nouvelliste et manie avec brio les formes brèves. Vingt de ses nouvelles sont réunies dans Nouvelles du désert (éd. Présence Africaine, 2009). Vingt tranches de vie, tiraillées entre la beauté du désert et les tentations urbaines.

Avec une étonnante économie de mots, Beyrouk raconte les heurs et malheurs des Bédouins. Derrière eux, les dunes en ligne d’horizon ; devant eux, les lumières trompeuses de la ville.

 

Le narrateur a beau mettre en garde les candidats au départ contre la suffisance et l’artificialité des urbains, la ville finit par les happer. Telle une machine infernale, elle finit par les broyer et transforme les hommes au cœur nomade en de simples rouages.

C’est sur fond de ces tensions entre ville et désert que se déroule l’action des vingt récits impressionnistes de ce recueil. Il y a la douleur d’une mère dont le fils a été condamné à plusieurs années de prison ferme pour un viol qu’il n’a pas commis. Le désarroi d’un médecin impuissant devant la maladie et la mort.

Ou encore l’honneur bafoué des jeunes hommes du campement d’Ehl Noun : ils se vengent des soldats qui les ont humiliés devant leurs bien-aimées et finiront fusillés sous les yeux de leurs parents, muets de rage et meurtris par l’injustice. Tableau d’une société digne, à la fois contemporaine et au code de l’honneur d’un autre âge.

Source: JEUNE AFRIQUE

 

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Le Fil de l'Actu
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