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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 09:41

Mc-Go1.jpgLe rappeur Mc Go présente Koko Ligga (le fruit d’un dur labeur), un album qui fait un aller-retour de sa vie, de ses aventures musicales, de son destin. A la Socogim K, à la périphérie du centre-ville de Nouakchott, Mc Go y a installé son studio où une bonne partie de ses chansons de son premier album ont été fécondées, prises. Une manière pour lui d’aller plus vite dans son travail.

En cette nuit du 30 décembre, ce ténor du hip hop nouakchottois est un peu plongé dans les préparatifs de son album dont la sortie est prévue ce 3 janvier 2012, à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott. "C’était très difficile mais j’ai réussi à tenir le coup", lâche-t-il, tenant sur la main la pochette de son premier album où il apparaît en casquette bien enracinée à l’envers et montrant une route où il a dû emprunter pour en arriver là.

A quelques jours de l’évènement, ce fils d’un des illustres artistes peintres de la Mauritanie, Mamadou Anne, est déjà fin prêt, et reste optimiste.  

Dans cet album, Ismaël Anne, alias Mc Go, se met "à la place des sans-voix pour porter leurs revendications, les maux dont souffre la société mauritanienne comme l’enrichissement illicite, le détournement des richesses", résume le rappeur de 31 ans.

L’album qui enchevêtre rap, reggae, ragga comprend 18 titres inédits qui repassent son terrible accident de route survenu le 11 avril 2010 sur le chemin de Boutilimit, ses aspirations, celle lié à la protection de l’enfance, de l’émancipation des femmes. Même si, on reste sur notre faim sur quelques titres de l’album, le jeune artiste tente de s’élever au-dessus des cimes, lave son honneur, règle ses comptes avec quelques rappeurs de la place.

Entre style légèrement croustillant et explosif, Mc Go joue la carte des surprises, autour de rimes époustouflantes nouées par la rage de sa voix. Une démarche qui témoigne que son engagement et sa verve n’ont pas pris de rides. Le maître du doudalngal (Ecole) se montre parfois incisif, virulent, percutant et philosophique sur certains passages de son album, qui crève les oreilles.

Pour le reste, il exhale le prophète de l’Islam, Mouhammad (PSL), rend un vibrant hommage à sa mère, fait écho de ses plaintes, retourne aux sources avec le titre Mbelnene dont les airs s’inspirent du fameux Bouyel de l’artiste sénégalais Baba Maal. Dans des titres comme Les jaloux, le rappeur montre qu’il n’a point perdu le goût de la réplique.

"Les jaloux vont maigrir ou plutôt crever", annonce-t-il d’ores et déjà. "Pour en arriver là, il a fallu que je bosse. Je sais que je suis dans un labyrinthe mais j’ai de la vaillance", entonne-t-il.  Dans cet album, Mc Go fait le choix d’une plus grande ouverture musicale, en y invitant une pléthore d’artistes de feu et de plomb: Fou Malade, Niagass, Ousmane Gangué, Coumba Salla, Bad’s Diom, Adviser, Big Kana, Abda MC, Ziza, Laye B et Maestro. Une alliance qui a aère l’album.

Mc Go est de retour et ses détracteurs sont avertis d’entrée de jeu, en ouverture de l’album Koko Ligga, enregistré entre le studio Doudal Prod., You Koung Koung (Dakar) et 118 qui n’existe plus.

Babacar Baye Ndiaye

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Published by Babacar Baye Ndiaye - dans Chroniques Albums
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