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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 16:42

arton443-33ff2.jpgTitulaire du Bac, Cheikh Diagne connu sous le nom de "Mister X" s’est rapidement invité dans le monde musical à savoir le Rap et le Slam. Ce qui ne l’empêche pas de s’illustrer dans le hip hop à l’instar de Fata, rappeur international sénégalais.

 

Natif de Nouakchott, "Mister X" a fini par se frayer un chemin aux côtés de ses aînés tels Dj Paco, Dj Khalzo. Animateur avec Néna Ly de la Radio Mauritanie à "Assalamalekoum Découverte", le rappeur-slameur s’est confié à la page de L’Authentique.

 

L’Authentique : comment avez-vous adopté le métier d’animateur ? 

 

 Mister X : naturellement. Il faut dire que tout jeune, j’ai rapidement aimé le monde artistique notamment le rap, le slam. Et aussi tous les trucs qui se rapportent à la radio et à la télé. En plus dans le mouvement hip hop mauritanien, il n’y avait pas un animateur spécifiquement " hip hopérique " appelé dans le jargon du rap un speaker hip hop. Ceux qui assuraient l’animation, n’étaient souvent que ceux qui avaient l’habitude d’assurer les animations dans les dîners de gala, les mariages, les baptêmes et autres. J’ai vite pensé que le métier d’animateur devait être considéré à sa juste valeur, qu’il exigeait de celui qui s’y adonnait des connaissances particulières en matière d’art et de culture Un bon animateur doit être imprégné entre autres, de la culture hi hop, et de toutes les musiques.

 

L’Authentique : quelle différence faites-vous entre le Slam et le Rap ?

 

Mister X : le hip hop, c’est l’art lui-même. Le rap découle du hip hop et le slam a été mis en valeur par le rap. Le slam, c’est de la joute oratoire. Il est né à travers des soirées où des gens stressés après le boulot racontaient leur journée, leur problème. C’est comme une thérapie. Le rap a influencé le slam du coté lyrique. D’autres jeunes l’ont inséré dans le hip hop.

 

L’Authentique : dans les soirées de slam, on ne voit pas beaucoup de monde ? Est-ce à dire que le slam n’est pas encore connu des mauritaniens ?

 

Mister X : le slam vient de naître sur la scène mauritanienne. C’est un art nouveau. Il n’est pas donné à n’importe qui de faire ou d’écouter du Slam parce qu’il faut un subconscient bien défini. Il doit y avoir une relation parfaite entre la plume et ce que ressent le slameur. Une oreille intellectuelle.

 

L’Authentique : Parlez de nous de Assalamalekoum Découverte ?

 

Mister X : c’est déjà une chose marquante dans la musique urbaine en Mauritanie. Des rappeurs ont toujours occupé la scène, d’où des talents que vous voyez aujourd’hui. Assalamalekoum découverte est une initiative qui est venue pour dire aux rappeurs " levez-vous et rappez sur la scène occupée par leurs idoles ". Donc c’est une chose qui vient booster le hip hop mauritanien. C’est la relève assurée. Ces jeunes de la relève devront être tout le temps sur le terrain pour rapper. C’est ainsi qu’ils se perfectionneront. J’espère que Assalamalekoum Découverte continuera à donner la chance à des jeunes mauritaniens pour se faire valoir.

 

L’Authentique : qu’est-ce que c’est que le " Hip hop chronik " ? Qu’est-ce vous pensez de cette activité ?

 

Mister X : " hip hop chronik ", c’est un projet de long terme. C’est un projet carrément hip hop, parce que ça manque de bouger du coté hip hop. C’est un projet organisé par le collectif des rappeurs mauritaniens ; une chronique déferlant du coté mauritanien. C’est une chose à long terme avec des prestations des artistes qui sont déjà confirmés, qui éduquent aussi sur des atteintes morales et éthiques dans les milieux des jeunes du pays.

 

L’Authentique : on constate que les albums des rappeurs mauritaniens ont une durée de vie très courte…

 

Mister X : c’est un manque de maturité de la part des artistes et un manque de structures musicales. Les artistes doivent bien travailler à produire d’excellents produits. Un produit bien conçu capte davantage et plus longtemps, l’attention et l’intérêt du public. Les artistes doivent entrer avec courage dans le monde du showbiz et s’assurer une bonne communication pour écouler leurs produits. Au préalable, les Autorités doivent aider à instituer le droit d’auteur. L’artiste à lui seul, ne peut pas se nourrir. Ses productions ne peuvent pas lui assurer une vie, même la plus simple possible.

 

Propos recueillis par Cheikh Oumar N’Diaye de l’Authentique (Mauritanie)

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans RapRim
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