Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 02:11

Cheikhaidara.JPG

Le secrétaire général d’Arterial Network Mauritanie, Cheikh Aïdara, a cité mercredi à l’après-midi, à Dakar, le Festival Assalamalekoum et Nouakshort Films (Ex-SENAF) comme des exemples de libération de l’énergie créative en Mauritanie.

Le secrétaire général d’Arterial Network Mauritanie a néanmoins affirmé que la Mauritanie, malgré sa richesse culturelle, elle-même tirée de sa diversité ethnique, linguistique et historique, continuait à accorder peu de place à la créativité, faisant du domaine des Arts et de la Culture le parent pauvre de ses politiques de développement.

"L’Etat continue de s’ériger en promoteur culturel, laissant peu de place aux acteurs privés, finançant et organisant lui-même ses propres festivals, comme le Festival annuel des villes anciennes, le Festival sur la diversité culturelle, le festival des villes tout au long de l’année...", a déclaré M. Aïdara lors de l’ouverture de la deuxième conférence sur l’économie créative.

"Cette mainmise étatique dans le champ culturel, en plus du peu d’intérêt accordé aux initiatives individuelles, freine encore l’émergence d’une véritable industrie créative en Mauritanie. D’ailleurs, contrairement à plusieurs pays du monde et d’Afrique, comme le Sénégal, la culture est encore considérée par les institutions financières et les hommes d’affaires au niveau national, comme un secteur improductif", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général d’Arterial Network Mauritanie a évoqué des exemples démontrant que le marché de l’art et de la culture est créateur d’emplois et de revenus, comme il participe au rayonnement du pays et à son développement socioéconomique. Mais, " la culture en Mauritanie, comme d’ailleurs dans la plupart des pays d’Afrique, reste une activité purement informelle, ne bénéficiant ni de l’appui institutionnel nécessaire à son épanouissement, ni des financements utiles à son essor", a souligné Cheikh Aïdara.

Il s’est félicité cependant de l’émergence d’acteurs culturels malgré cette conjoncture, en citant les exemples de Kane Limam dit Monza du Festival Assalamalekoum et d’Abderrahmane Ahmed Salem de Nouakshort Films.  "Aujourd’hui, les opérateurs culturels mauritaniens ont plus que jamais besoin de l’appui de leurs décideurs politiques", a déclaré M. Aïdara, tout en plaidant en faveur de l’émergence institutionnelle d’une véritable industrie créative en Mauritanie.

Babacar Baye Ndiaye

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Babacar Baye Ndiaye - dans Le Fil de l'Actu
commenter cet article

commentaires