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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:35

Souleymane-Abbas.JPGPaul Verlaine, Léopold Sédar Senghor, Victor Hugo…Au total, ils sont au nombre de 16 poètes de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique à qui Souleymane Abbas a rendu hommage, lundi 8 novembre 2010, à travers une exposition intitulée "Hommage à des poètes", dans le hall du Centre Culturel Français Antoine Saint-Exupéry de Nouakchott.

 

Ils sont français (Paul Verlaine, Frantz Jourdain, Sully Prudhomme, Victor Hugo, Antoine de Saint-Exupéry, Molière, Charles Vildrac et Jean Moréas), sénégalais (Léopold Sédar Senghor, Birago Diop, David Diop, Cheikh Hamidou Kane), mauritaniens (Diakité C. Seck), antillais (Aimé Césaire), Touareg (Bali Othmane) et même chinois (Lao-Tseu tao to king).

 

Aucun artiste n’aurait mieux illustré l’expression des échos de la vie et de la pensée universelle qui conduisent sur le chemin de la conscience et de la solidarité humaine que Souleymane Abbas, qui engage à dépasser les limites étroites de nos univers familiers, à découvrir d’autres nations, d’autres peuples, à travers leurs modes d’action et de pensées pour tenter de percevoir, sous les différences, l’intime similitude qui unit les hommes de tous les temps et de tous les pays.

 

Les dernières créations de Souleymane Abbas dont certaines témoignent de son passage à la Manufacture des Arts Décoratifs de Thiès au Sénégal sont suggestives et pleines d’engagement, de sagesse et de philosophie. Comme à son image. Et le public n’a pu s’empêcher de se laisser entraîner dans les courants d’air de ses 16 œuvres.

 

"J’ai jeté un coup d’œil sur les différentes créations. C’est une très belle exposition qui évoque à la fois certains paysages qui nous sont familiers comme le désert mais aussi des paysages de la vie quotidienne, des bâtiments, des tours, des enfants…C’est une exposition qui mérite d’être visitée et d’être regardée", confie Chekhna Aidara, président de l’Association Transparence et Développement.

 

"J’apprécie beaucoup le travail de Souleymane Abbas. On est fier de l’avoir parmi les rares académiciens qui ont fait l’Ecole des Beaux Arts de Dakar. J’apprécie particulièrement cette exposition en ce sens qu’elle est une exposition de tableaux accompagnés de poésie. Cette sorte de dialogue des arts est extrêmement intéressant et à encourager", poursuit Mamadou Hadya Kane, directeur général de l’Office National des Musées.

 

Souleymane Abbas a le goût du raffiné et de l’imagination. Chacun des tableaux de sa dernière exposition est accompagné d’un recueil de texte poétique ou littéraire d’un auteur dont le titre est tiré d’un de ses ouvrages. Tantôt déroutants, tantôt imprévisibles, les tableaux de Souleymane Abbas mélangent le cubisme, l’art figuratif, l’art abstrait et l’art négro-africain. D’où la richesse de ses œuvres. "Et ce n’est pas un hasard si je l’ai toujours considéré comme un maître lui aussi", confirme Moktar Ould Sidi Mohamed dit Mokhis.

 

Un des doyens des arts plastiques en Mauritanie comme à l’image de Mokhis, Souleymane Abbas a déjà exposé un peu partout notamment au Sénégal, en Algérie et en Allemagne. Ce fils de poète au visage englouti dans une touffe de barbe où peut se perdre une aiguille et grand admirateur de Léopold Sédar Senghor sait donner une forme et une parole à la mémoire.

 

Avec cette exposition, Souleymane Abbas nous enseigne que "la poésie, c’est comme un tableau qui est écrit" et "la peinture, c’est comme de la poésie muette".

 

Encore une fois, Souleymane Abbas qui a dédié également cette exposition à sa mère, se dévoile, laisse sa mémoire s’exprimer, se renouvelle en puisant dans d’autres sources d’inspiration, pousse les générations d’aujourd’hui à remonter la pente de l’histoire pour aller à la rencontre d’Antoine de Saint-Exupéry, de Léopold Sédar Senghor, de Victor Hugo…dont les textes ont très tôt nourri sa jeunesse.  

 

Souleymane Abbas dont la dernière exposition au Centre Culturel Français Antoine de Saint-Exupéry de Nouakchott remonte en 2000 ne veut plus se refermer sur lui-même ni tourner en rond encore moins se faire voler la vedette par la nouvelle génération d’artistes plasticiens. Après s’être resté cinq ans sans exposer en Mauritanie, ce diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Dakar en 1979 et de la Manufacture des arts décoratifs de Thiès en 1981 ne veut plus se regarder le nombril. Et cette exposition-évènement en est une parfaite illustration. Bon vent !!!

 

Babacar Baye Ndiaye

 

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Peinture-Exposition-Photographie
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