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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 22:28

Depuis une semaine, le groupe "Walfadjiri" de Nouakchott a pris ses quartiers dans la salle de répétition du Centre Culturel Français Antoine de Saint-Exupéry. Nous sommes, le 14 avril, à la veille de leur deuxième concert depuis la sortie de leur premier album "Séhil" en 2009.

 

 

 

Ambiances de répétitions

 

Il est plus de 17h…Tout le groupe est là : Papis Koné, Papa Diop dit Bouloumbou, Cheikhou Bâ, Papis Diarra, Seydou Sow et Ousmane Touré venu leur donner un coup de main. On simule des line-check, teste les micros. Apparemment, il y a des soucis. "Allô ! Yeh !". Toujours, pas de retour.

 

Et hop, c’est parti. Papis Koné, le chef d’orchestre du groupe, donne de la voix. Il chante "Cendrillon", un classique de la chanson française, de Jean Louis Aubert du groupe Téléphone. Cette chanson se trouve dans l’album "Dure Limite" sorti en 1982. Une pause puis on règle et revoit les notes.

 

On s’amuse. Pour animer la galerie, Papis Koné casse le rythme et se permet un éclat de rire. Il enchaîne avec le morceau "Amsterdam" écrit et interprété par Jacques Brel pendant qu’Ameth Seck, le technicien de la maison, s’attèle autour de la table de mixage. Une pause, puis le chef d’orchestre nous fait dégoter "San Francisco" de Maxime Le Forestier. Seydou Sow tangue la tête et semble bien apprécier.

 

Subitement, on arrête tout et recommence à zéro. On repasse "Cendrillon", une seconde fois. Chacun émet son avis sur les accords et les variations musicales. On rejoue "Amsterdam". A la fin du morceau, Papis Koné et Ousmane Touré s’échangent. On reprend une seconde fois le morceau.

 

On souffle un instant. "On y va", lâche Papis Koné. Le reste du groupe traîne. "Allez ! On reprend", insiste-t-il. "C’est l’heure de s’en aller", chante, cette fois-ci, Papis Diarra en reprenant un air d’"Adieu jolie Candy" de Jean-François Michael et enchaîne aussitôt avec le morceau d’Isabelle Boulay "Parle-moi". "Je ne sais plus comment te dire/Je ne trouve plus les mots/Ces mots qui te faisaient rire/Et ceux que tu trouvais beaux", entonne Papis Diarra.

 

On clôt ce chapitre de la chanson française puis en ouvre un autre : le reggae. "Pan ! Pan ! Pan !". On débute avec le morceau d’Alpha Blondy "Brigadier Sabari". Et brusquement…"Mesdames et Messieurs ! Nous vous demandons d’applaudir Seydou Sow, lead vocal du groupe Walfadjiri", annonce Papis Koné sur un air de raillerie.

 

On improvise une mise en scène. On reprend, ensuite arrête et puis reprend à nouveau. On laisse tomber et enchaîne avec un morceau aux accents de reggae. Coup d’arrêt. Le micro pose problème. On reprend à zéro puis interrompt à nouveau et recommence. "Kaaw noto!", chante Seydou Sow. La musique s’éclaircit et les esprits se libèrent. On enchaîne avec "Séhil", ensuite avec "Débo", "Africa", "Dunya" puis "Poulagou". Tous les styles de musique y passent : le reggae, le mbalax, la salsa sur fond de Ndjarou.

 

Jeudi 15 avril. Il est 21h 17mn. "Bonsoir, Mesdames et Messieurs, veuillez-vous rapprochez s’il vous plaît", lance Dj Paco. Les lumières s’éteignent. Une, deux, trois…minutes sont passées. "S’il vous plaît, mesdames et messieurs, veuillez-vous rapprocher", lance-t-il une deuxième fois. Le public semble cloué au pilori. Le groupe de rap "Consensus Crew" monte sur scène et chante "From the ghetto" aux accents de gospel. Pendant que ce collectif dégoulinait son flow, une poignée de jeunes balançaient les mains et criaient.

 

Des minutes de variétés

 

Quelques minutes plus tard, "Consens Crew" cède la scène aux musiciens de "Walfadjiri". Les guitares vibrionnent et se déroulent comme des rubans. "C’est une maison bleue…", chante Papis Koné. On entend des clapotements de mains dans la foule. Le public s’approche mais timidement.

 

On joue "Amsterdam". La voix de Papis Koné est enfouie dans des salves d’ovations et de cris d’enthousiasme. Hélas, le son se robotise et les basses se saturent. Passe "Cendrillon". Le public se lâche. Drapés dans leurs tuniques traditionnelles, les musiciens de Walfadjiri se déchaînent, entament, sous des ovations, avec "Adieu jolie Candy", "Parle-moi", "Brigadier Sabari" et terminent sur un air de salsa et de couper-décaler. Le public retrouve ses marques et esquisse des pas de danse.

 

On observe une transition et l’Association des Jeunes Mauritaniens pour la Culture, les Loisirs et la Technique en profite pour délivrer à "Walfadjiri" une attestation de reconnaissance pour avoir fait preuve de civisme, de patriotisme et de bravoure durant l’année 2009.

Puis, semblable à un prince, Seydou Sow, le lead vocal du groupe, fait son apparition sur la scène. "On va écouter cette belle voix…", présente Dj Paco.

 

On joue "Kaaw", un nouveau morceau puis un autre "Rassoul" aux airs de mbalax. Passe le morceau "Débo". "J’aime les femmes. On leur dédie cette chanson", se confie Seydou Sow pendant que, derrière lui, la musique se déroulait. "Où sont les femmes", se demande-t-il. "Déchaussez-vous ! Vous êtes prêts à danser", lance-t-il au public.

 

Walfadjiri enchaîne avec "Dunya", "Africa", "Women no cry" en version acoustique et mbalax et se succèdent sur la scène Cee Pee, Ndèye Koumba Dia, Amath Kâ et Amadou Watt.

 

Babacar Baye NDIAYE

            

         

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Published by ducdejoal - dans Evenements-Concerts
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