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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:27

Wane_Abdoul_Aziz_7073.JPGLorsqu’on parle de cinéma en Mauritanie, des sommités comme Abderrahmane Sissako, Med Hondo, Hamam Fall, Sidney Sokhna Sydney ou encore Mohamed Ould Saleck sortent indiscutablement du lot. Mais, on n’a pas encore malheureusement eu ce que l’on devrait attendre du cinéma mauritanien par rapport à ce qui se passe en Afrique Subsaharienne et au Maghreb Arabe, a estimé mardi le metteur en scène Wane Abdoul Aziz.

"Actuellement, ce dont, quand même, on pourrait saluer, c’est qu’il y’a des jeunes réalisateurs qui commencent à faire aimer aux mauritaniens le cinéma", a-t-il néanmoins admis. Pour Wane Abdoul Aziz, "le cinéma devrait être inscrit dans le cadre d’une politique générale de l’Etat au même titre que la poésie ou le théâtre".

Si les réalisations cinématographiques des jeunes réalisateurs mauritaniens sont souvent jugées trop molles, c’est parce qu’elles ne sortent pas de l’ordinaire, ne touchent pas le quotidien des mauritaniens. Et, pourtant, ce n’est pas les sujets qui font défaut. Notamment sur "le plan politique, social et économique", complète Wane Abdoul Aziz.

"Il n’y a pas un véritable travail de recherche, un grand travail sur le plan de l’écriture par rapport à ce que l’on nous propose souvent même si les jeunes réalisateurs maîtrisent les techniques d’élaboration de scénario. La culture générale manque notamment dans le domaine de la littérature, de la philosophie et de la sociologie", ajoute-t-il.

Le metteur en scène Wane Abdoul Aziz a, par ailleurs, interpellé les acteurs du cinéma et les pouvoirs publics sur une réflexion autour de la cinématographie. "Il faut qu’on s’assoie autour d’une table et qu’on discute des véritables problèmes de l’Art et de la Culture en Mauritanie avec le soutien des pouvoirs publics", a-t-il lancé

Il faut noter que la Mauritanie ne dispose pas de salles de cinéma ni de scènes de théâtre. "Ce manque de liberté pose un véritable problème aux jeunes créateurs. On est toujours dans l’œuf", assure Wane Abdoul Aziz.

Babacar Baye Ndiaye

Crédit article© Cridem 2012

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 16:21

moustpaha elbane

Depuis qu’il a été repéré par la Maison des Cinéastes (MdC) dont il est un pur produit, Moustapha Elban fait partie de ces visages célèbres du cinéma naissant mauritanien. S’il a réussi à sortir la tête de l’eau, c’est qu’il a toujours cru que le cinéma pouvait, dans un pays comme la Mauritanie, secouer le cocotier des idées reçues, changer les mentalités.

A 26 ans, ce natif de Tintane, dans le sud-est de la Mauritanie est en train de prendre de la hauteur. Le 6 septembre prochain, il s’envolera en Angleterre pour présenter son film, Mémoire de l’Est, au Festival World Event Young Artists (WEYA). En attendant, retour sur le parcours de ce jeune réalisateur qui a réussi à casser son image de cinéaste en herbe.

Deux fois récompensés, Moustapha Elban a réalisé 4 films, collaboré dans une trentaine de films, voyagé en France, au Maroc, au Sénégal, en Syrie, en Algérie, en Gambie et en Turquie. Un parcours que le jeune réalisateur refuse de porter en bandoulière. Mais aussi qui donne une idée sur les raisons de son succès.

Née d’une famille originaire de Tintane, Moustapha Elban rêvait d’embrasser une carrière d’écrivain à l’image de l’Egyptien Naguib Mahfouz, de l’Algérien Ahlam Mosteghanemi ou la Britannique Agatha Christie.

C’est plutôt son militantisme au sein d’associations culturelles comme "Ibda" et "Alabakira" qui le mèneront sur les routes du cinéma. Il rencontre Abderrahmane Ould Salem, Salem Ould Dendou, Mohamed Ould Idoumou de la Maison des Cinéastes (MdC) qui l’aidera à réaliser son premier film "L’âge perdu" en 2007. Entre temps, il a arrêté ses études supérieures à l’Université de Nouakchott pour se consacrer définitivement au cinéma.

Il se met à nourrir son rêve de marcher sur les traces de ses maîtres à penser dans le domaine du cinéma tels que l’Américain James Cameron (Titanic), les Egyptiens Khaled Youssef (La Tempête) et Moustapha Akkad (Messager) dont il se gavait les réalisations cinématographiques. Petit à petit, il étoffe sa formation avec ABCinéma de la Maison des Cinéastes (MdC) qui l’embauche dans la foulée pour un poste de projectionniste.

Techniques de tournage, montage…Moustapha Elban appréhende tout et devient cameraman-monteur. Coup sur coup, il enchaine les réalisations : Quadrichromie (2008) qui sera présenté en France et au Maroc où il obtient un prix pour le scénario, La Mémoire de l’Est (2009) qui remporte le Prix d’Aljazeera Documentaire de la SENAF, La Terre des rêves (2011).

Pour le compte de la Télévision de Mauritanie (TVM), il a monté plusieurs émissions telles que "El Medah", "Moutess", "7e rendez-vous", "Hekayat Medina" et "Chebab". Il a également tourné plusieurs films dans le cadre du programme "Parlez-vous la langue de l’image ?" de la Semaine Nationale du Film (SENAF). Autant de réalisations qui le font figurer dans le cercle très restreint des jeunes réalisateurs mauritaniens qui font forte impression, des jeunes capables de porter et de perpétuer l’héritage d’Abderrahmane Sissako, Med Hondo, Hamam Fall, Sidney Sokhna Sydney et Mohamed Ould Saleck.

Babacar Baye Ndiaye

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 22:24

FIF.jpg

Le comité d’organisation du Festival Image du Fleuve (FIF) a levé vendredi le voile sur le menu du programme de la deuxième édition qui aura lieu du 11 au 14 juillet à Boghé. Les festivités de cette année se dérouleront entre Boghé, Thidé et Saradongou.

"Le Festival a pour mission de promouvoir la tolérance et la paix dans la région de Brakna, notamment au bord du fleuve, dans les sites de rapatriés et les sites d’accueil de la commune de Boghé, grâce à la projection des films documentaires et de fictions ayant pour thème Paix et tolérance", a expliqué son directeur Djibril Diaw.

"Le Festival fonctionne selon le principe d’un cinéma pour tous, populaire et gratuit, se déplaçant là où se trouve le public. Le concept est simple : des projections gratuites de films sur écran géant en plein air, dans les grands espaces du village", a-t-il ajouté.

Djibril Diaw a expliqué que ces espaces serviront de lieux de rencontres entre les différentes communautés et permettront ainsi de faire un travail de mémoire, de recherche et d’archivage, en récupérant le maximum de matière audiovisuelle et d’écrits afin de préserver et contribuer à la sauvegarde du patrimoine culturel de la région.

À la fois auteur et réalisateur, Djibril Diaw est également journaliste/reporter à l’une des nouvelles chaînes de télévision indépendante, la Télévision du Sahel (MVTV). Coordinateur de production à la Maison des Cinéastes, il a réalisé deux films en l’occurrence "Le Retour au cimentière" et "89" qui avait remporté le 2e prix du meilleur film documentaire lors de la 4e édition de la SENAF.

La blessure de l’esclavage d’Ousmane Diagana et Soufisme, lumière du cœur de la française Françoise Dexmier ouvriront la deuxième édition du Festival Image du Fleuve (FIF). L’armes de l’émigration, Destin du petit peul, Fleur de chagrin, Ya trop de fumer dans ma ville et  les animaux aussi complèteront le tableau des projections.

Babacar Baye Ndiaye

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 12:08

ousmane diagana1Le film du jeune cinéaste mauritanien Ousmane Diagana, intitulé «La blessure de l’esclavage», vient d’être sélectionné pour la compétition officielle dans la catégorie «documentaires» au Festival Lumières d’Afrique de Besançon qui aura lieu du 5 au 13 novembre 2011.

Ce film a déjà été projeté le 3 octobre dernier au Festival International du Film d’Afrique et des Iles, à l’Ile de la Réunion. La blessure de l’esclavage, qui relate une histoire d’amour impossible entre fils de noble et fille d’esclave, sera projetée aux Rencontres Internationales du Documentaire Africain qui se dérouleront à Saint-Louis du Sénégal du 18 au 20 octobre 2011.

Ce dernier film d’Ousmane Diagana sera aussi en compétition officielle à la semaine nationale du film en Mauritanie qui aura lieu du 23 au 29 octobre 2011. Le film sera enfin projeté au Festival d’Amiens, en France, au mois de novembre 2011.

Ousmane Diagana est l’initiateur du Festival du Cinéma Documentaire de Kaédi (Fescidok). Révélé par la Maison des Cinéastes (MdC) de Nouakchott, ce réalisateur est aussi l’auteur de plusieurs films dont Le Rêve (2008), La couleur de mes amis (2009), Le cinéma mon pays et moi (2009) et Ma démocratie (2009).

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 22:32

Djibril DiawLe film "Retour au cimetière" de l’auteur-réalisateur mauritanien Djibril Diaw vient d’être sélectionné pour participer à la prochaine édition des Rencontres Internationales du Documentaire Africain qui se dérouleront à Saint-Louis du Sénégal du 18 au 20 octobre 2011.

Organisées par Africadoc, les Rencontres Internationales du Documentaire Africain rassemblent, chaque année, une quarantaine de professionnels de l’audiovisuel européen et africain. Au total, 24 projets de films documentaires de création seront présentés par des auteurs venant de 14 pays d’Afrique dont la Mauritanie. Le film "Retour au cimetière" de Djibril Diaw a déjà été projeté dans le cadre de la 5e édition de la Semaine Nationale du Film (Senaf).

Ce projet de film documentaire sera présenté devant un panel de professionnels composé de réalisateurs, de producteurs et de diffuseurs.

Djibril Diaw est le directeur du Festival Image du Fleuve et le coordinateur de production de la Maison des Cinéastes (MdC). Il a déjà réalisé dans le cadre de la 4e édition de la Senaf un film documentaire intitulé 89 qui avait remporté le 2e prix du meilleur film documentaire.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 18:10

festival-international-du-film-d-abu-dhabi-2010La deuxième édition du Festival International du Film d’Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis a débuté jeudi, au luxueux Emirates Palace Hotel.

 

Dans la catégorie des courts-métrages, trois films sont en compétition internationale.

 

Il s’agit de Cul de bouteille (2010) de Jean-Claude Rozec, Les Barbares (2010) de Jean-Gabriel Périot et enfin Les Enfants de la nuit (2011) de la réalisatrice Caroline Deruas.

 

En ce qui concerne les longs-métrages, 13 films ont été sélectionnés dont A Dangerous Method (2011) de David Cronenberq, Death for Sale (2011) de Faouzi Bensaidi, Les Hommes libres (2011) d’Ismaël Ferroukhi, Poulet aux prunes (2011) de Marjane Satrapi et Winshluss, Sur la planche (2011) de Leila Kilani…

 

La clôture de la deuxième édition du Festival International du Film d’Abu Dhabi est prévue pour le 22 octobre 2011. Ce festival, organisé par l’Autorité d’Abu Dhabi pour la culture et le patrimoine, devrait placer l’Emirat des Arabes Unis (AEU) en bonne position parmi les grandes capitales des festivals de films.

 

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 22:04

Les moughataas de Tévragh-Zeina, d’El Mina, d’Arafat, de Ksar et de Toujounine accueilleront du 12 novembre au 2 décembre 2011 la 1e édition de la Caravane du Film.

Les films qui seront projetés ont été réalisés, durant trois semaines, par dix jeunes cinéastes mauritaniens. Ils avaient pris part à un programme de formation intensive dans le domaine du cinéma, sous la supervision de Stéphanie Forester du Step Film and Media et de Hamet Ly du Studio Holpac.

Leurs films, des courts-métrages, seront aussi projetés à l’intérieur du pays comme à Rosso, Kaédi, Sélibaby, Néma et Kiffa.

Par cette caravane du film, le Studio Holpac, qui en est l’initiateur, entend promouvoir les valeurs de la paix et de la tolérance en Mauritanie par le biais du cinéma.

Cette 1e édition de la caravane du film est organisée en partenariat avec l'ambassade des États-Unis à Nouakchott, le Groupe Sahara Media SA, le Ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement, le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 01:53

ousmane_diagana1.jpgLe cinéaste mauritanien, Ousmane Diagana, vient de renter de la France où il a bouclé le montage de son nouveau film : "La blessure de d’esclavage", long de 52 minutes. Le jeune cinéaste, 26 ans, révèle dans l’interview exclusive qu’il a accordée à Alakhbar, que le nouveau film traite la question de l’esclavage en milieu soninké. Il attend également à ce que le film suscite un débat riche et sérieux autour de l’esclavage en Mauritanie.(interview)

 

Alakhbar : Vous venez de rentrer de la France après le montage de ton quatrième film. Quel est le titre ?

 

Ousmane Diagana : Le film s’intitule : “L a blessure de d’esclavage”. C’est un titre qui reflète le film lui-même. Dans cette quatrième production, je parle de l’esclavage dans le milieu Soninké et de manière générale dans la société mauritanienne.

 

Alakhbar : D’où êtes-vous venue l’idée ?

 

Ousmane Diagana : Comme je viens de le dire, le film parle de l’esclavage en Mauritanie. Vous savez, quand on aborde la question en Mauritanie, certains ont l’impression qu’on parle de différence de couleurs. Mais moi, j’ai choisi de traiter cette question à partir de ma communauté : les Soninké. J’en profite d’ailleurs pour rappeler que la communauté soninké et très codée et hiérarchisée ; il y a les fils de marabouts, de cordonniers, d’esclaves. A partir donc d’un regard sur cette communauté, j’essaye dans le film d’apporter une réponse à la question : pourquoi a-t-on conservé les pratiques de l’esclavage jusqu’au 21ème siècle.

Le plus important, c’est qu’on découvre à travers le spectacle que le phénomène de l’esclavage concerne toutes les autres communautés mauritaniennes : maure, poular et wolof. Le phénomène d’ailleurs est beaucoup plus important qu’on l’imagine.

 

Alakhbar : Qui est le personnage principal du film ?

 

Ousmane Diagana : Moi-même ! Le film est fondé autour d’une histoire réelle, tirée de mon expérience individuelle. Je peux dire donc que le héros c’est Ousmane. Je raconte mon histoire. Seulement à travers celle-ci, je traite la question de l’esclavage dans ma communauté.

 

Alakhbar : Comment vous vous nommez dans le film ?

 

Ousmane Diagana : c’est Ousmane Diagana, comme dans la réalité. C’est un film documentaire. Pour cela, je n’ai pas voulu brouiller les pistes. Cependant, mon histoire est interprétée dans le film par des Soninkés mauritaniens qui ont pris les noms d’Amadou, Maïmouna, etc.

 

Alakhbar : Pourquoi êtes-vous parti jusqu’en France pour monter votre film ?

 

Ousmane Diagana : C’est pour des raisons simplement techniques que je me suis rendu en France. Il y a aussi le fait que le film soit coproduit par une boîte de production mauritanienne en collaboration avec une autre boîte française. C’est donc une coproduction mauriantano-franaçaise.

 

Alakhbar : Votre séjour en France a-t-il apporté une autre portée au film ?

 

Ousmane Diagana : Oui. Bien, écoutez, on apprend toujours. Je pense le fait que le film soit monté en France et que change d’environnement a apporté quelque chose sur la qualité. Il y a un autre regard différent.

 

Alakhbar : Quand est-ce que le film sera projeté en Mauritanie ?

 

Ousmane Diagana : Le film est déjà sorti sur une chaine française. Pour la Mauritanie, je ne peux rien vous dire maintenant. Mais là avec la maison des cinéastes et avec mon ami Abderrahmane, coproducteur du film, nous allons voir quand allons-nous faire la première projection à Nouakchott. Après ce sera le tour de la télévision nationale qui s’est engagée à diffuser le film.

 

Alakhbar : Qu’attendez-vous du public mauritanien ?

 

Ousmane Diagana : Je ne peux pas m’exprimer sur ce que je n’ai pas encore vu. Toutefois, je pense que le public mauritanien va aimer et comprendre le film, surtout qu’il s’est montré à travers la SENAF (semaine nationale du film) que c’est un public cinéphile.

 

Alakhbar : Attendez-vous des critiques ?

 

Ousmane Diagana : J’attends, comme dans toute œuvre, des critiques. C’est pour cela d’ailleurs que je tiens à préciser que le film ne va pas à l’encontre d’un gouvernement ou d’une institution. Il retrace en revanche des faits réels dans la société mauritanienne et particulièrement dans la société soninkés.

 

Alakhbar : Quel est ton dernier mot ?

 

Ousmane Diagana : Je veux que les mauritaniens fassent comme moi. C'est-à-dire qu’ils apprennent du film. Je voudrais que le film suscite un débat riche et sérieux autour de l’esclavage en Mauritanie.

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 16:16

soyawatt2 3875L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie Jo Ellen Powell s’est dite "impressionnée", jeudi soir, à Nouakchott, par les dix films réalisés par des jeunes cinéastes mauritaniens ayant pris part à une session de formation organisée par Studio Holpac et StepFilms en partenariat avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie.

 

"Permettez-moi de vous dire combien nous sommes impressionnés par votre sérieux et par votre sens de la responsabilité. Vous avez tous le même objectif, celui de mettre le cinéma mauritanien sur des rails solides", a lancé Jo Ellen Powell aux dix jeunes cinéastes, lors d’une cérémonie de projection de leurs films réalisés. "J’espère que l’écho de votre message audio-visuel et la substance de votre aspiration seront entendus. C’est un message qui doit promouvoir les valeurs de la démocratie, de la justice et de la bonne gouvernance", a poursuivi l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie.

 

Jo Ellen Powell a aussi réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner ces jeunes cinéastes dans leur dynamique de disséminer le message de paix et de cohésion entre les mauritaniens. "Mon vœu le plus ardent est que cet élan puisse continuer et que le peuple mauritanien s’en inspirer. Les objectifs étant désormais définis, il s’agit de rentrer dans la phase pratique de la mise en œuvre d’une production cinématographique compétitive", a-t-elle dit.

 

Les films réalisés par les jeunes mauritaniens rentrent dans le cadre d’un programme destiné au développement du cinéma mauritanien. "J’ai beaucoup appris au cours des trois dernières semaines. J’ai appris beaucoup au sujet des défis auxquels les mauritaniens sont confrontés, la diversité de la Mauritanie et du dynamisme qui le caractérise", a déclaré, de son côté, Stéphanie Forester, formatrice à StepFilms.

 

"Pendant le tournage et le montage, nous avons été confrontés par des petites surprises (techniques et logistiques). Ces surprises font partie de chaque film et elles se transforment souvent en beaux souvenirs", révèle Stéphanie Forester. "Chaque rêve commence avec une première étape. Achever cette première étape est généralement la partie la plus difficile", a complété Jamie William Ravetz, attaché culturel de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie.

 

Babacar Baye Ndiaye

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 18:30

photo-d-accueil.jpgL’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie vient d’équiper, à hauteur de plus de 40.000 $, le Groupe Studio Holpac. L’équipement, composé d’un matériel de tournage de film à la pointe de la technologie et un studio de montage de dernière génération, a été dévoilé dimanche matin.

 

"L’objectif du studio Holpac est de permettre l’émergence de jeunes créateurs, cinéastes de la Mauritanie et de la sous-région pour devenir des cinéastes, des concepteurs et des réalisateurs de courts-métrages voire de longs métrages et d’œuvres audiovisuelles qui requiert un long et important travail de formation", a expliqué son directeur Ly Hamet Oumar, réalisateur, scénariste et producteur.

 

"Comme vous le savez, la réalisation de films est une autre forme d’expression qui est un élément essentiel dans toute société démocratique. C’est pourquoi, la mission américaine à Nouakchott attache une grande importance à l’émergence d’un art cinématographique en Mauritanie", a affirmé, de son côté, Jamie William Ravetz, attaché culturel de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie.

 

"Le présent partenariat entre différentes institutions mauritaniennes et américaines est d’une importance capitale car il permettra entre autres choses de servir de locomotive au développement de la Mauritanie. Ce qui ne manquera pas d’avoir des répercussions significatives sur la vie culturelle du pays", a-t-il ajouté.

 

Le Groupe Studio Holpac a lancé, depuis le 6 juillet, un programme de formation dans le domaine du cinéma au profit de 10 personnes. Cette session de formation est assurée par Stéphanie Forester du StepFilm. "Cette action de formation artistique au service du développement d’un cinéma mauritanien et africain qui permettra chaque année la réalisation de plusieurs courts-métrages qui pourront être diffusés lors de festivals, à la télévision et le web, l’aboutissement de plusieurs scénarios de courts-métrages qui ont vocation à circuler en salles de cinéma puis à la télévision", a souligné Ly Hamet Oumar.

 

Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal

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