Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 19:45

Réalisatrice du film "Mur mur d’Afrique", Françoise Dexmier est française d’origine. Ce long métrage retrace l’histoire de gens qui sont emmurés dans le silence. D’où l’idée de leur donner un espace de parole et de création. Des milliers d’enfants originaires de la Mauritanie, de la France et du Maroc y ont participé à travers des ateliers de peinture itinérants par voie terrestre.

 

Partant de l’idée que l’art peut être un médiateur de rencontres et de soins, elle décide de se lancer dans la réalisation de ce film qui lui a coûté de l’énergie et de l’argent. Elle a, dans ce projet, intégré des enfants de la rue. Ce fut une occasion pour elle de rencontrer des artistes mauritaniens comme Djiby Dieng qui est chanteur. A partir de cette expérience, elle va peaufiner un projet qui va porter le nom de "Mur mur".

 

Déjà, elle a fait une expo-concert à l’Alliance Franco-mauritanienne de Kiffa. "Partout, où je vais, j’essaie de rencontrer des gens avec qui je m’entends bien et dont l’expression artistique me plaît. Mais, la base est vraiment qu’on crée un vaste réseau de fraternité où on ferait tomber les barrières culturelles, générationnelles, d’expression artistique", raconte Françoise Dexmier.

 

Une partie de ce vécu est racontée dans "Mur mur d’Afrique" qui a été projeté, pour la première fois, en Mauritanie, durant la 4ième édition de la Semaine Nationale du Film de 2009. Chez elle, chaque rencontre est un échange. A travers les expositions qu’elle organise souvent entre la France, le Maroc et la France, elle vise à créer des espaces de création, à recréer des espaces avec des jeux de lumière, à chercher à être baignée de l’atmosphère de son environnement.

                                     Francoise-Dexmier.JPG

"On rencontre par exemple des femmes qui m’expliquent comment on fait la peinture, un gamin qui m’explique comment on fait un tikitt, un autre qui vivait dans la rue m’a une fois expliqué comment avec une planche et un simple petit filet et des bouts de poisson il pêche", commente-t-elle.

 

Ce que Françoise Dexmier aime, c’est autant apprendre que de transmettre. Elle trouve cela plus excitant à ses yeux. Elle confie : "Ce qui m’intéresse, c’est de m’immerger totalement dans une culture parce que le point de vue sur la vie, selon l’endroit du monde où on est, n’est pas le même. Donc, cela retire toutes les certitudes qu’on peut avoir et cela ouvre l’esprit".

Cette psychothérapeute spécialisée en art thérapie est convaincue que la création peut réveiller la partie la plus vivante chez la personne.

 

"A travers un médium artistique, on peut redonner le goût à la vie ou préparer certaines fêlures à condition qu’il y’ait l’aide par une expression artistique que chaque artiste qui a le goût de transmettre peut faire et l’art thérapie", dit-elle.

 

Mais, pour Françoise Dexmier, il faut avoir une certaine connaissance des problématiques des structures psychiques et savoir manier les attitudes que chacun projette quand il n’est pas dans la (sa) réalité. D’où pour elle, la nécessité d’acquérir une formation dans le domaine de l’Art thérapie.

 

En Mauritanie, l’art thérapie n’est pas encore assez développé. Cette situation, à en croire Françoise Dexmier, est le résultat d’une inadaptation culturelle et sociale. Aujourd’hui, elle a ouvert, à Nouadhibou, où elle passe les trois quarts de son temps, un centre "Mur mur" de formation destiné aux métiers de l’Art et à l’art thérapie.

 

Babacar Baye NDIAYE

 

Repost 0
Published by Babacar Baye Ndiaye - dans Cinéma
commenter cet article
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 00:24
Si, aujourd’hui, une nouvelle génération férue de cinéma est en train d’éclore, c’est grâce au travail titanesque qui a été abattu dans ce sens par la Maison des cinéastes. Celle-ci organise régulièrement la Semaine Nationale du Film (SENAF) qui aura lieu, pour l’édition 2009, du 23 au 29 octobre et placée sous le haut patronage du Premier Ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. C’est grâce donc à l’impulsion de cette structure cinématographique que l’on voit aujourd’hui en Mauritanie des jeunes investir les guêtres du cinéma. Durant une semaine, le cinéma mauritanien sera à l’honneur. Au programme, des projections de films «Parlez-vous la langue images ?» et «Cinémajuscules 2009», des débats sur le cinéma féminin, des courts-métrages en hommage aux artistes peintres mauritaniens…A quelques heures de l’ouverture de la SENAF qui en est à sa quatrième édition, Abderrahmane Ahmed Salem revient, dans l’interview suivante, sur la manifestation.

Le Rénovateur Quotidien : Pour la quatrième édition de la Semaine Nationale du Film (SENAF) qui se tiendra du 23 au 29 octobre prochain, le thème choisi est «le métissage en toile de fond». Est-ce que vous estimez que les mauritaniens ne vivent pas souvent en harmonie ?

Abderrahmane Ahmed Salem : C’est presque classique d’expliquer cela. C’est un débat quotidien. C’est un échange quotidien au sein des familles et un peu partout. Je pense qu’on n’a pas encore atteint un certain degré de cohésion sociale pour être réaliste. On a besoin de commencer mais de commencer bien d’une manière très précise dans les démarches de la cohabitation. Ce souci rentre dans le cadre d’une vision générale de la Maison des Cinéastes qui est le rapprochement des hommes et des cultures et qui est traduit aussi par le projet «vivons ensemble» dans lequel on essaie de créer des plates-formes d’échanges entre ethnies et castes. La SENAF, c’est aussi une rencontre annuelle qui est un peu la somme de nos activités. C’est bien d’avoir un changement entre cet évènement comme une capitalisation de nos actions et l’objectif de la maison des cinéastes qui est le rapprochement des hommes et des cultures.

Le Rénovateur Quotidien : Cette année-ci encore, la Maison des cinéastes nous fait découvrir de nouvelles têtes d’affiche. Au-delà de leur émergence, qu’est-ce qui est véritablement recherché ?

 

Abderrahmane Ahmed Salem : On cherche encore plus loin dans le rapprochement non seulement au niveau de la Mauritanie mais également le rapprochement entre la Mauritanie et le reste du monde. Parce qu’on commence à être déconnecté du monde qui nous entoure. Notre pays est devenu un pays que personne ne veut malheureusement pas visiter. A notre niveau, on essaie d’inviter différents gens de divers horizons des cinq continents qui vont peut-être voir une Mauritanie qui n’est pas la Mauritanie des armes, des kamikazes…

Le Rénovateur Quotidien : On remarque aujourd’hui que le cinéma mauritanien se porte assez bien. Mais, l’absence d’une politique volontariste de la part de l’Etat et de salles de cinéma ne risquent-elles pas de plomber cette situation ?


Abderrahmane Ahmed Salem : J’ai envie de dire que ce n’est plus un problème de volonté politique. C’est pire que ça ! C’est un problème d’ignorance. En général, la volonté doit être précédée par une compréhension. Je pense que le problème en Mauritanie, c’est qu’on est un peu perdu. On vient de sortir d’une crise qui a tellement duré, qui a perturbé tout le monde. Bien évidemment, c’est la culture qui va avoir plus de mal parce qu’elle vient en dernière position dans l’action du gouvernement. Cette volonté, si elle arrive un jour à s’installer, elle doit passer d’abord par d’autres étapes. Il faut que le gouvernement comprend d’abord : quelle image doit-elle chercher pour la culture mauritanienne ? Comment peut-on la présenter ? Et comment doit-on faire pour que la Mauritanie avance dans tel secteur culturel ? Il faut aussi des mécanismes d’exécution qui commencent d’abord par l’injection de professionnels dans le secteur, former des gens et recycler d’autres tout en et s’ouvrant aux autres. On est dans un monde qui évolue.

Le Rénovateur Quotidien : Est-ce qu’aujourd’hui l’Etat mauritanien ne devrait pas suivre l’exemple de l’Etat burkinabé qui s’est impliqué dans l’organisation et la réussite du FESCAPO qui est devenue aujourd’hui une vitrine de ce pays ?

 

Abderrahmane Ahmed Salem : Je pense qu’on a beaucoup de chances si on veut suivre l’expérience du FESPACO dans le cinéma ou celle du Brésil dans le domaine du football. On a beaucoup de chances par exemple dans la poésie, dans les contes. On est une société orale. Mais, pour le cinéma, on a encore d’autres chances qui sont différentes de celles de la poésie ou du conte. On est dans un pays où l’image est tellement naturelle et vierge. Mais, elle n’a pas encore été exploitée. Nos paysages sont tellement riches et je pense qu’en investissant dans les décors naturels, on peut avoir comme ceux de Ouarzazate ou Hollywood.

Propos recueillis par
Babacar Baye NDIAYE

Repost 0
Published by Babacar Baye Ndiaye - dans Cinéma
commenter cet article
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 00:22

Les rideaux viennent de tomber sur la 12ième édition du cinéma africain de Khouribga. Aucun film mauritanien n’a figuré sur la liste des douze longs métrages qui ont été sélectionnés pour participer à la compétition officielle de la 12ième édition du Festival du cinéma africain de Khouribga qui s’est déroulée du 18 au 25 juillet dernier. Ces longs métrages représentaient neuf pays africains, à savoir le Sénégal, l'Ethiopie, le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Cameroun, la Tunisie, l'Egypte et le Maroc pays hôte.

Présidé par le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, le jury de cette édition était composé notamment de Nadia El Fani (Tunisie), Lydie Diakhaté (France), Leocata Salvador (Belgique), Mano Rioual (Inde), Latifa Ahrar et Yassin Adnana (Maroc).

Outre la compétition officielle, le programme de ce Festival avait prévu des projections cinématographiques, des ateliers de formations et la présentation d'ouvrages sur le 7ième art.

Le Festival de Khouribga a rendu également un vibrant hommage au réalisateur ivoirien Timité Bassori, un des pionniers du cinéma africain. Lors de cette cérémonie, le président de la Fondation du festival, M. Noureddine Sail a qualifié Timité Bassori de grand cinéaste africain et de référence pour les cinéphiles en Afrique. Durant ce rendez-vous, il y a eu des discussions qui ont porté sur le piratage qui est un phénomène mondial qui prend de plus en plus des proportions inquiétantes.

Et, les pertes liées au piratage se chiffrent à des milliards. Les achats de DVD et autres supports contrefaits, les téléchargements illégaux, la copie illégale des films…Voilà en quelque sorte quelques pratiques qui ne favorisent guère un meilleur essor de l’industrie cinématographique africaine. Les manques à gagner sont considérables et transcendent tout entendement.

La piraterie tue le cinéma

Leocata Salvatore qui est un programmateur de festivals marocain est en train de préparer la sortie du film "Casanegra" pour le mois d’octobre prochain en Belgique. Ce film qui raconte l’histoire de deux jeunes casablancais qui rêvent d’une vie meilleure a été projeté le 7 juillet à Berlin dans la salle de l'Institut des films et des arts de vidéos à l'initiative de cet Institut en collaboration avec le Centre d'études orientales modernes.

Il est choqué de découvrir que ce film primé lors de la 5ième édition du Festival de Dubaï soit déjà piraté à gogo à partir de l’Internet. "C’est scandaleux, s’indigne-t-il. N’oublions pas que pour préparer un film comme ça, le réalisateur a pu mettre 3 ans. Et, quand nous avons des imbéciles qui font ça, vous ne pouvez être que choqués. Pour moi, la piraterie tue le cinéma".

Pour lui comme pour les autres professionnels du cinéma africain, le piratage reste douloureux. Davantage encore sur le continent africain où en plus de spolier les ayants droit, le piratage met en mal un cinéma déjà bien fragile.

Les racines du mal semblent donc profondes. Déjà fragile en raison de ses faibles moyens, la cinématographie africaine est assaillie de toute part par la piraterie qui une véritable menace pour l’industrie cinématographique africaine. En marge de la 12ième édition du festival du cinéma africain de Khouribga, une table ronde relative à la question du piratage a été organisée dans l’optique de trouver des solutions en dehors de la répression.

"Je pense que ce qu’il faut, c’est plutôt trouver les moyens de financer nos films et non pas de chercher à réprimer ceux qui essaient de les avoir gratuitement, explique Nadia El Fani, réalisatrice. Le fait de les avoir gratuitement, ça prouve déjà un intérêt pour la diversité. Les pirates, quand ils peuvent avoir accès à toutes les choses, ils regardent un peu tout alors que lorsqu’on leur donne des choses payantes, ils vont aller vers ce qui coûte le moins cher. Et, ce qui coûte le moins cher, c’est la fabrication de la culture de la masse".

L’alternative

Mais, en premier lieu, il faut reconquérir le public, lui offrir davantage d’opportunités d’aller voir les films au cinéma. Celles des quartiers ou des multiplex, tout le monde s’y voit la nécessité d’ouvrir de nouvelles salles ou d’empêcher la fermeture de celles qui existent déjà. C’est d’ailleurs le but des "cinémas pour l’Afrique" d’une association dirigée par Juliette Binoche et le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako.

"Une cinématographie n’a pas des endroits pour être projeté, rappelle-t-il. Donc, pour que les gens qu’on a filmés se voient projetés sur leurs propres écrans. C’est dramatique pour la survie d’une cinématographie. Il est capital pour moi d’ouvrir des salles et d’avoir des endroits où on peut projeter un film".

En achetant un fauteuil, chacun peut contribuer à la rénovation d’un cinéma. Projet pilote de l’association "cinémas pour l’Afrique" : la réouverture du "Soudan Ciné", une salle au cœur de Bamako fermée depuis 14 ans.

Babacar Baye Ndiaye

Repost 0
Published by Babacar Baye Ndiaye - dans Cinéma
commenter cet article
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 22:46

Si, aujourd’hui, une nouvelle génération férue de cinéma est en train d’éclore, c’est grâce au travail titanesque qui a été abattu dans ce sens par la Maison des cinéastes. Celle-ci organise régulièrement la Semaine Nationale du Film (SENAF) qui aura lieu, pour l’édition 2009, du 23 au 29 octobre et placée sous le haut patronage du Premier Ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. C’est grâce donc à l’impulsion de cette structure cinématographique que l’on voit aujourd’hui en Mauritanie des jeunes investir les guêtres du cinéma. Durant une semaine, le cinéma mauritanien sera à l’honneur. Au programme, des projections de films «Parlez-vous la langue images ?» et «Cinémajuscules 2009», des débats sur le cinéma féminin, des courts-métrages en hommage aux artistes peintres mauritaniens…A quelques heures de l’ouverture de la SENAF qui en est à sa quatrième édition, Abderrahmane Ahmed Salem revient, dans l’interview suivante, sur la manifestation.
 abderrahmane_ahmed_salem-1--1-.jpg 

 

Le Rénovateur Quotidien : Pour la quatrième édition de la Semaine Nationale du Film (SENAF) qui se tiendra du 23 au 29 octobre prochain, le thème choisi est «le métissage en toile de fond». Est-ce que vous estimez que les mauritaniens ne vivent pas souvent en harmonie ?

 

Abderrahmane Ahmed Salem : C’est presque classique d’expliquer cela. C’est un débat quotidien. C’est un échange quotidien au sein des familles et un peu partout. Je pense qu’on n’a pas encore atteint un certain degré de cohésion sociale pour être réaliste. On a besoin de commencer mais de commencer bien d’une manière très précise dans les démarches de la cohabitation. Ce souci rentre dans le cadre d’une vision générale de la Maison des Cinéastes qui est le rapprochement des hommes et des cultures et qui est traduit aussi par le projet «vivons ensemble» dans lequel on essaie de créer des plates-formes d’échanges entre ethnies et castes. La SENAF, c’est aussi une rencontre annuelle qui est un peu la somme de nos activités. C’est bien d’avoir un changement entre cet évènement comme une capitalisation de nos actions et l’objectif de la maison des cinéastes qui est le rapprochement des hommes et des cultures.

 

Le Rénovateur Quotidien : Cette année-ci encore, la Maison des cinéastes nous fait découvrir de nouvelles têtes d’affiche. Au-delà de leur émergence, qu’est-ce qui est véritablement recherché ?

 

Abderrahmane Ahmed Salem : On cherche encore plus loin dans le rapprochement non seulement au niveau de la Mauritanie mais également le rapprochement entre la Mauritanie et le reste du monde. Parce qu’on commence à être déconnecté du monde qui nous entoure. Notre pays est devenu un pays que personne ne veut malheureusement pas visiter. A notre niveau, on essaie d’inviter différents gens de divers horizons des cinq continents qui vont peut-être voir une Mauritanie qui n’est pas la Mauritanie des armes, des kamikazes…

 

Le Rénovateur Quotidien : On remarque aujourd’hui que le cinéma mauritanien se porte assez bien. Mais, l’absence d’une politique volontariste de la part de l’Etat et de salles de cinéma ne risquent-elles pas de plomber cette situation ? 

 

Abderrahmane Ahmed Salem : J’ai envie de dire que ce n’est plus un problème de volonté politique. C’est pire que ça ! C’est un problème d’ignorance. En général, la volonté doit être précédée par une compréhension. Je pense que le problème en Mauritanie, c’est qu’on est un peu perdu. On vient de sortir d’une crise qui a tellement duré, qui a perturbé tout le monde. Bien évidemment, c’est la culture qui va avoir plus de mal parce qu’elle vient en dernière position dans l’action du gouvernement. Cette volonté, si elle arrive un jour à s’installer, elle doit passer d’abord par d’autres étapes. Il faut que le gouvernement comprend d’abord : quelle image doit-elle chercher pour la culture mauritanienne ? Comment peut-on la présenter ? Et comment doit-on faire pour que la Mauritanie avance dans tel secteur culturel ? Il faut aussi des mécanismes d’exécution qui commencent d’abord par l’injection de professionnels dans le secteur, former des gens et recycler d’autres tout en et s’ouvrant aux autres. On est dans un monde qui évolue.

 

Le Rénovateur Quotidien : Est-ce qu’aujourd’hui l’Etat mauritanien ne devrait pas suivre l’exemple de l’Etat burkinabé qui s’est impliqué dans l’organisation et la réussite du FESCAPO qui est devenue aujourd’hui une vitrine de ce pays ?  

 

Abderrahmane Ahmed Salem : Je pense qu’on a beaucoup de chances si on veut suivre l’expérience du FESPACO dans le cinéma ou celle du Brésil dans le domaine du football. On a beaucoup de chances par exemple dans la poésie, dans les contes. On est une société orale. Mais, pour le cinéma, on a encore d’autres chances qui sont différentes de celles de la poésie ou du conte. On est dans un pays où l’image est tellement naturelle et vierge. Mais, elle n’a pas encore été exploitée. Nos paysages sont tellement riches et je pense qu’en investissant dans les décors naturels, on peut avoir comme ceux de Ouarzazate ou Hollywood.

 

Propos recueillis par

Babacar Baye NDIAYE

Repost 0
Published by Babacar Baye Ndiaye - dans Cinéma
commenter cet article