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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 16:55

Album sans nom 0081Jusqu’au 31 décembre 2O1O, le 3e Festival Mondial des Arts Nègres bat le plein à Dakar, à Saint-Louis, à Ziguinchor, à Kaolack, à Thiès, à Diourbel…et présente une programmation inédite d’ateliers, d’évènements itinérants, d’expositions et de concerts inédits de chanteurs ou de groupes de musique venus d’Afrique, du Brésil, de l’Europe, des Etats-Unis d’Amérique.

 

Parmi eux, Ousmane Gangué qui s’est produit ce 15 décembre aux pieds du Monument de la Renaissance Africaine, une imposante structure haute de 52 mètres en bronze et en cuivre. Cridem a assisté au spectacle d’Ousmane Gangué, une voix de la musique mauritanienne.

 

Il y’a cinq ans, Ousmane Gangué sortait son premier album, Yesso, produit par "Jololi", un label qui appartient au musicien sénégalais Youssou Ndour. Le succès est immédiat. Il épate le public et ses morceaux et clips passent en boucle sur toutes les radios et rares télévisions qui n’avaient pas encore pignon sur rue comme aujourd’hui. Au Sénégal comme en Mauritanie, Ousmane Gangué est désormais l’un des artistes les plus en vue de la scène musicale.

 

Album sans nom 0104Entre temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Mais, ce spectacle d’Ousmane Gangué dégageait des airs de retour en terre sénégalaise. Ce soir-là, Ousmane Gangué que l’âge et l’expérience ont fortement mué, a offert une dose de musique savamment fouettée de sonorités entraînantes, chanté des airs de musique connus, des rythmes de musique inédits. Il interprétera "Yontam", "Hika Wely", "Nenam", "Rendomen", "Africa" et "Malisadio" dans un live époustouflant et électrifiant.

 

Vêtu d’un frafra qui laisse entrevoir toute son élégance, Ousmane Gangué qui scintillait de joie et souriait sans arrêt, était entouré sur scène de Guéladjo Saidou Bâ (le compagnon de toujours), de Domi Blanc Bec (Big Bronzeur Band), de Papis Diarra (Walfadjiri), de Jules Diop (batteur de l'artiste sénégalais Pape Diouf), de Houdou El Hadj Amadou Dieng, de Cheikh Saad Bouh Mboup et de El Hadj Mbaye. Le décor est somptueux et la sonorisation provoque des envies languissantes.

 

Album sans nom 0153Il est 20h 15, lorsqu’Ousmane Gangué, ouvre le concert avec son morceau "Africa", un morceau dans lequel il prône le rapprochement des peuples africains, pour le plus grand plaisir d’une minorité de fans qui connaissaient déjà ses morceaux par cœur. Dans la foule, il y’avait des touristes comme Alberto qui vient de l’Italie. Il témoigne : "C’est vraiment grandiose.  On n’a pas senti le spectacle passé très vite. C’était incroyable. C’était la première fois que je découvre ce chanteur. "

 

Ce soir-là, Ousmane Gangué, très à l’aise, a donné un spectacle d’une haute facture où le public fasciné par les envolées lyriques que gueulaient le tama et les percussions dégustait sa voix forte et chaleureuse, sous l’œil admiratif de cet homme portant son enfant sur son biceps et tenant sa femme par la taille.

 

Quelques heures, plus tard, nous voilà à "Just 4 You" où Ousmane Gangué doit se produire, tirant ainsi un trait sur sa participation au 3e Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar.

 

Là aussi, Ousmane Gangué va chauffer les luminaires. Comme aux pieds du Monument de la Renaissance Africaine, l'Enfant de Rindiaw va littéralement secouer "Just 4 You". L'auteur de "Yontam" et de "Hika Wely" invitera sur scène son jeune frère, Bocandé, Jacques Keita de Takeifa, Fanta Cissikho et Brahim.

 

Puis, Ousmane Gangué, va entraîner le public dans ses ballades acoustiques avant de céder le podium à Cheikh Lô qui se produisait lui aussi ce soir-là à "Juste 4 You". Album sans nom 0174

 

                                            

 

Cridem: Que représente pour vous le fait de jouer au 3e Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar?

 

Ousmane Gangué: J’ai participé à de nombreux festivals internationaux organisés par de grands pays. Et, pour moi, participer à un festival comme le Festival Mondial des Arts Nègres, constitue une fierté.

 

Ce festival dédié à la renaissance africaine se déroule cette fois-ci à Dakar où j’ai sorti mon premier album, Yesso. C’est un plaisir d’être parmi les artistes choisis pour jouer devant le peuple sénégalais. Album sans nom 0073

 

Cridem: Le 3e Fesman célèbre l'homme noir, la culture noire, le continent noir, la renaissance africaine. Que pensez-vous de cela?

 

Ousmane Gangué: On a connu la traite négrière et la colonisation qui sont aujourd’hui de vieux souvenirs. Cela a été possible grâce à la mobilisation du peuple africain et le refus de celui-ci de continuer à se plier éternellement comme un roseau.

 

Cela me fait plaisir qu’on célèbre, à travers le Fesman, l’homme noir, la culture noire, le continent africain et la renaissance africaine. Le Fesman a permis de casser les barrières entre les pays africains et de renforcer les liens qui existent entre les peuples africains. Cela me réconforte que la Mauritanie ait été invité à participer à ce Fesman. Album-sans-nom-0134.JPG

 

Cridem: Qu'est-ce que cela vous fait de revenir à Dakar où vous avez sorti votre premier album "Yesso" en 2005?

 

Ousmane Gangué: C’est vrai que les gens ont commencé à me découvrir lorsque j’ai sorti mon premier album, Yesso, produit par Jololi en 2005. Ici, au Sénégal, on ne m’a jamais vu en live. On m’a connu à travers mes clips qui passaient en boucle sur les chaînes de télévision. De préférence, j’aurai aimé que les sénégalais me découvrent à travers le live. C’est toujours un plaisir de revenir au Sénégal où j’ai sorti mon album.

 

Album sans nom 0073Cridem: Vous allez célébrer les 12 ans d'existence de votre groupe, Kodé Pinal, à Dakar. Est-ce que l'organiser dans la capitale sénégalaise signifie beaucoup de chose pour vous?

 

Ousmane Gangué: Cela me fait très mal de ne pouvoir pas organiser l’anniversaire de mon groupe en Mauritanie. Mais, il faut que les gens comprennent que la musique, c’est un business, une affaire de gros moyens. La musique mauritanienne est en train de mourir à petits feux à cause de l’absence de soutien. Les mauritaniens pensent que soutenir un artiste, c’est jeter de l’argent par les fenêtres. Non ! Si, on m’avait soutenu dans mon propre pays, je n’aurais jamais adressé une sollicitation au Sénégal pour y organiser l’anniversaire de mon groupe.

 

Album-sans-nom-0163.JPGJe sais qu’il y’a des mauritaniens qui peuvent soutenir sans coup férir la musique mauritanienne mais ils ne vont jamais le faire. Doit-on continuer à accepter que d’autres soutiennent nos musiciens alors qu’on peut s’en passer ? Aujourd’hui, à part Ahmed Hamza, quel est ce mauritanien qui est prêt à soutenir un artiste. Je suis prêt à rester en Mauritanie à condition que la situation évolue. Je n’ai que la Mauritanie. Je suis prêt à la représenter, à la défendre. Je suis prêt à m’engager pour la Mauritanie.

 

Mais, à condition qu’il y’ait un retour de l’ascenseur. Je suis prêt à travailler et à soutenir n’importe quel mauritanien qui a pour ambition de développer son pays. Au passage, c’est le lieu de féliciter Mohamed Ould Abdel Aziz. Je ne suis pas un politicien mais je tiens à le féliciter tout de même. Cela fait deux ans que je ne suis pas venu en Mauritanie. Mais, lorsque, j’ai emprunté la route de l’aéroport, j’étais fier, fier d’être un mauritanien, fier de Mohamed Ould Abdel Aziz qui est train de transformer le visage de notre capitale. A ce titre, j’estime qu’il mérite d’être soutenu. Je le soutiens tout en l’appelant à soutenir la musique et les artistes mauritaniens.

 

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:06

Album-sans-nom-2176.JPGQuelque part à Dakar, sur l’avenue Bourguiba, dans le quartier chic de Dieuppeul, des sonorités musicales s’élèvent vers le ciel. On est à la Biscuiterie de Médina où le Festival Mondial des Arts Nègres version "culture urbaine" a pris ses quartiers. En ce 14 décembre 2OIO, le temps est frisquet et agréable. Le ciel dégagé.

Au menu du programme de la soirée : Black Diamonds qui a déjà remporté le meilleur clip video en 2OO5 aux Koras All Africans Music, Moona qui a participé à la 3e édition d’Assalamalekoum Hip Hop Festival de 2O1O, Abass Abass, Xuman et Soprano au style de rap très particulier. Une affiche de rêve ! Le 3e Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar 2O1O pour le chanteur de hip hop et de reggae d’origine mauritanienne Cee Pee a été un véritable moment de se frotter au public sénégalais.

L’auteur de "Babylone" et de "Gounéyé", son dernier clip, a partagé la scène avec le rappeur sénégalais Xuman avec qui il travaille depuis quelques mois. Cee Pee a eu voix au chapitre à l’image de Black Diamonds, de Xuman, de Soprano, d’Abass Abass et de Moona. Dans la foule nombreuse, il y’avait, ce soir-là, des mauritaniens qui étaient venus l’acclamer.

Cee Pee qui est en train de travailler sur la sortie de son premier album force déjà l’admirateur chez les rappeurs sénégalais. Et, là-dessus, les commentaires sont unanimes.

"Cee Pee est un artiste que j’apprécie depuis très longtemps. Je l’ai découvert à Nouakchott il y’a plus de cinq ans. Il est particulièrement talentueux. Il a une voix émotive, une voix qui transporte", confie Xuman, juste avant de monter sur la scène. "Cee Pee a une voix malade. Franchement, il a de l’avenir", a témoigné de son côté, Simon, un rappeur sénégalais du label "99 Records", à la fin du spectacle.

D’ores et déjà, Cee Pee, pour avoir plus de visibilité sur le circuit international, caresse le rêve de participer à des agendas culturels comme celui du Festival Mondial des Arts Nègres de 2O1O où se sont produits Wyclef Jean, Diam’s, Angélique Kidjo, Alpha Blondy, Baba Maal, Akon, Youssou Ndour, Tiken Jah Fakoly.

Babacar Baye Ndiaye

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 22:12

Album-sans-nom-0908.JPGLa scène musicale est en train de se renouveler et d’offrir de nouvelles voix. Parmi celles-ci, une dont la voix étranglée et fendue sied si bien à l’acoustique. Jusqu’ici, on le connaissait dans le registre du rap et celui du ragga.

 

Mais, cette fois-ci, Ziza, puisque c’est de lui dont il s’agit, a pris l’acoustique à bras-le-corps.

 

Dans une acoustique aventurière, entraînante et taillée sur mesure, il a offert, ce 4 novembre 2010, une soirée complètement acoustique, au Centre Culturel Français Antoine de Saint-Exupéry de Nouakchott.

 

Il a impressionné le public peu nombreux qui a découvert ses danses mouvementées et aiguillonnées, ses textes engagés qui évoquent l’unité des cœurs, la fraternité, l’amour, l’égalité, la justice, les soubresauts de la vie, la pauvreté ambiante, le manque de perspectives de la jeunesse dans une vie de plus en plus intrépide pour cette catégorie sociale vulnérable.

 

Bien que ce musicien dans l’âme ne soit pas encore connu du grand public notamment de celui du Centre Culturel Français de Nouakchott, le jeune Ziza est en train de faire son trou sur la scène musicale.

 

Comme à sa récente apparition au spectacle "A vous la scène" du 28 octobre dernier au Centre Culturel Français de Nouakchott, Ziza nous a gratifiés d’une soirée acoustique pleine de goût et de couleurs. Il a transcendé les langues, chanté sur tous les airs, varié dans le temps. Tout comme il s’est réinventé sur la scène où il s’est déchaîné comme un diable affolé.

 

Son personnage de scène et son style ont déjà séduit à Nouadhibou, Kaédi, Boghé, Zouérate, Rosso. Prochaine étape : Nouakchott ! En attendant, celui qui chante à la manière de Bob Marley dont il a interprété son morceau culte "No Women no cry" continue à cultiver sa musique.

 

Babacar Baye Ndiaye

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Album-sans-nom-0917.JPG

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 00:21

Dioba GuèyeLa saison 3 du spectacle "A vous la scène" a débuté, ce 28 octobre 2010, au Centre Culturel Français Antoine de Saint-Exupéry de Nouakchott. Depuis trois ans déjà, c’est presque toujours la même effervescence.

 

A l’ouverture de la saison 3 d’"A vous la scène", il y’avait des artistes "haut de gamme". Il y’en avait ainsi pour tous les goûts.

 

Dans le public, non seulement des seniors, des adolescents mais aussi des enfants. Tous, ils ont pris du plaisir à voir se succéder sur la scène des musiciens dans un concert aux airs de reggae, d’acoustique, de ragga, de salsa, de mbalax et de hip hop.

 

"Le but de ce spectacle, c’est de donner une scène d’expression à tous les artistes, aux jeunes talents et surtout aux apprentis sorciers en quête d’expérience.  

 

 

Papis Koné et Yacouk KonéA travers ce spectacle, on vise également à favoriser la rencontre des musiciens pour consolider leurs relations et leur travail afin de trouver d’autres formes de musique pour pouvoir peut-être créer une nouvelle forme de musique mauritanienne", explique Lamine Kane, initiateur d’"A vous la scène", un spectacle gratuit.

 

Plusieurs grands noms de la scène musicale locale ainsi que des groupes de rap se sont retrouvés sur le théâtre d’"A vous la scène" pour donner de la voix. Dioba Guèye qui vient de sortir son nouvel album et Toucou Guèye ont ouvert la soirée sur des airs d’acoustique bien fouettée.

 

Force Tranquille et Momti Gondi se succède sur la scène et emballent le public qui semble aimer. Au bout d’une demi-heure, le public est vite entré dans la soirée comme dans un moulin. Alors que le public ressassait les mélodies déjà jouées, Cheikh Maal et Amath Kâ l’entraîne déjà dans une ballade au bord du fleuve. Malgré des prestations écourtées, Yacoub Koné, Papis Koné, Souleymane Ndiaye, Coulyman et Penda Diallo se sont donnés du plaisir.

 

Toucou GuèyeAujourd’hui, "A vous la scène" attire de plus en plus de têtes d’affiches de la scène musicale locale. Avec une programmation alléchante, ce spectacle est devenu, en l’espace de deux ans, un véritable cadre de promotion et d’expression de nos musiciens.

 

Mais, au prochain "A vous la scène", ce spectacle qui s’appellera désormais "Tous en scène" va prendre un nouvel habillage de programmation.

 

Ainsi, les musiciens ne seront plus à l’honneur mais plutôt les élèves de Nouakchott Music Action afin de leur donner la chance de s’exprimer devant un public et d’acquérir l’expérience de la scène en attendant de monter un jour sur les grandes scènes d’ici ou d’ailleurs.

 

Babacar Baye Ndiaye

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 20:30

Ewlade-Leblade.jpgSitué aux Kebbas de Mendèz à El Mina, le quartier Las Végas a accueilli pour la première fois le concert de solidarité contre la pauvreté.

 

L’évènement qui a eu lieu samedi 23 octobre 2010 a drainé des dizaines de centaines de personnes qui se sont vues offertes des tee-shirts, des casquettes et des voiles.

  

Ce programme a été concocté en marge de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté par l’Espace Culturel Diadié Tabara Camara en partenariat avec le ministère des affaires économiques et du développement, de celui de l’emploi, de la formation professionnelle et des nouvelles technologies et le Programme des Nations Unies pour le Développement.

 

Mouna.JPGL’évènement, qui avait pour slogan "Travaillons ensemble pour éliminer la pauvreté", coïncide avec l’élaboration de la dernière phase du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (C.s.l.p.) pour la période 2011-2015 dont le processus d’élaboration est en cours dans un contexte caractérisé par l’engagement du gouvernement à accélérer l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le Développement (O.m.d.).

 

Ainsi, pendant plus de trois heures de temps, le Concert de Solidarité contre la pauvreté a mis à l’honneur : VIP Evolution, Sousbé Gonga, One B, Big Z, Force Tranquille, MC K, MC Mallé, Black Soldier, Kawral Jom Gonga, Black System, Tempo Africa, My Flow, Ennemi Fénandé.

 

Mais, le public qui s’était réuni là n’attendait que Mouna Mint Dendenni et Ewlade Leblade qui se sont bien éclatés au Concert de Solidarité contre la pauvreté.

 

publik.JPGVers les coups de 22 heures, le collectif, Ewlade Leblade, après avoir succédé sur la scène Mouna Mint Dendenni, déboule sur la scène, bien engouffré dans leurs vêtements traditionnels.

 

Le public, point en l’air, s’est laissé entraîné par les paroles et la musique de ce groupe populaire qui a chanté un des morceaux phares de son prochain album, Aadi.

 

"Personnellement, j’ai vécu ce concert de façon très agréable. Il y’a eu beaucoup de monde. Ce qui m’a surtout fait plaisir, c’est la diversité qu’il y’a eu dans le public. Ce qui était surprenant, c’est que toutes les tranches d’âge étaient là. On a vu des grandes personnes danser et cela m’a énormément fait plaisir. Les artistes se sont mobilisés pour demander aux jeunes de travailler pour éliminer la pauvreté. Cela m’a fait plaisir de voir Mouna Mint Dendenni, Ewlade Leblade, Force Tranquille… sur la scène", a confié à la fin du spectacle Siré Camara, directeur des activités de l’Espace Culturel Diadié Tabara Camara.

 

Babacar Baye Ndiaye

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:16

walf_0494.jpgLe groupe de musique "Walfadjiri" a ouvert le feu de la rentrée jeudi 21 octobre 2010 au Centre Culturel Français de Nouakchott Antoine de Saint-Exupéry. Comme à l’accoutumée, les concerts de ce groupe qui traîne déjà plus d’une dizaine d’année d’existence plus un album sorti en 2009, Séhil, sont toujours de véritables moments de délectation. Sauf que cette fois-ci, leur dernier concert au CCF de Nouakchott a accouché d’une souris. Alors que le public, toujours au rendez-vous, s’attendait à découvrir un "Walfadjiri" recyclé.

 

Si, le public s’est déplacé, "Walfadjri", lui, s’est tout simplement contenté, à part deux morceaux puisés dans leur nouveau répertoire, de revisiter le répertoire d’un Habib Koita, Alpha Blondy, Lara Fabian, Bob Marley, Magic System, Abdou Guitté Seck, Oumar Pène

 

Jusqu’à la fin de la soirée, on n’a pas senti, comme annoncé, qu’il y’avait du nouveau chez "Walfadjiri" qui jonglait entre variété française, rock, salsa, zouk, reggae et mbalax. Sur la scène, Papis Koné et Papis Diarra succèderont à Seydou Sow pour interpréter leurs chansons avant de céder la place à Papa Diop, l’animateur du groupe, qui en fera autant.

 

Celui-ci, plus excité que ces prédécesseurs, mènera de main de maître la soirée et lui imprimera une autre cadence. Avec lui, on n’a pas senti le temps passer. Et, à chaque concert, la popularité de "Walfadjiri" semble grimper en flèche auprès de son public.

 

De grands noms de la scène musicale locale comme Saidou Nourou Gaye et Coulyman se sont retrouvés également sur la scène. Tout compte fait, "Walfadjiri" a raté sa rentrée au Centre Culturel Français de Nouakchott. On est resté sur notre faim et reparti à la maison sans avoir eu droit à un seul morceau de leur album, Séhil. Mais, le public s’en est foutu royalement. L’essentiel pour lui, c’était visiblement de se lâcher et de se laisser aller au son du tama de Papa Diop ou de Cheikhou Bâ!

 

Babacar Baye Ndiaye

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:52

Trio-copie-2.jpgLa salle polyvalente de l’ambassade d’Espagne à Nouakchott a accueilli, mercredi 13 octobre, à l’après-midi un concert de flamenco de "Trio El Macareno".

 

Ce group de flamenco "Trío el Macareno" est dirigé par le guitariste "El Macareno  de Córdoba" accompagné de la danseuse Eva González León, directrice du Centre Municipale de Flamenco de Cordoue et la chanteuse Gema Mariscal, un des jeunes talents de la ville de Cordoue. Depuis 25 ans,  le "Trio el Macareno" a fait plusieurs tournées internationales. Les membres de ce groupe ont participé à différents festivals à Berlin, à Wroclaw ou à la 11ième édition du Festival International de Guitare de Vendôme.

 

Le "Trío el Macareno" a réalisé des spectacles dans les Ambassades d’Espagne en Bulgarie, en République Chèque, en Pologne, en Hongrie et un peu partout en Afrique notamment au Zimbabwe, en Angola, en Namibie, en Guinée Equatoriale. Après l’étape de la Mauritanie, le groupe sera prochainement au Gabon.

 

"Trío el Macareno" fait partie d’une école traditionnelle de flamenco et offre des spectacles tous les jours à Cordoue.

 

Babacar Baye Ndiaye

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 16:55

DSC02314.JPGOn est le vendredi 10 septembre 2010. Le jour tant attendu arriva enfin quatre jours plus tard après sa première rencontre, pour la première fois, avec la presse de son pays. Ousmane Gangué retrouve son public.

 

Son grand retour en Mauritanie, après, près de deux ans d’absence, mobilise des centaines de personnes à la nouvelle maison des jeunes de Nouakchott trop étroite pour les accueillir.

 

Pendant, plus de deux tours d’horloge qu’a duré tout le concert agrémenté par la présence de Penda Wouri, Ndèye Coumba Dia, Ousmane Hamady Gawdel Bâ et Thiédel Mbaye, Ousmane Gangué enflammera le public.

 

L’envie de rayonner était au rendez-vous mais surtout pour l’enfant de Rindiaw de dévoiler qu’il demeure un artiste à l’état pur. Au bout du compte, ce spectacle aux airs de challenge fut l’opportunité pour Ousmane Gangué de signifier qu’il ne s’est pas englué contrairement à ce que l’on a dit sur sa personne. Test majeur pour sa popularité, ce concert signe un retour réussi de la part d’Ousmane Gangué. Tout compte fait, les chants de sirène n’auront pas eu raison sur son grand retour.

 

Il aura, ainsi, réussi à donner un signal fort à ceux qui tentent de le décrédibiliser aux yeux de l’opinion publique. Ce soir-là, Ousmane Gangué, très en forme, tout en ganila, a fait écouter le public quelques paroles de son prochain album ainsi que revisiter divers morceaux de son répertoire discographique.

 

Comme à son dernier concert qui remonte le 29 août 2008 au Racing Club de Nouakchott à l’occasion des dix ans de Kodé Pinal, Ousmane Gangué, qui a invité le lutteur sénégalais Baboye, a montré qu’il est un artiste hors pair. Ce qu’il n’a pas manqué de confirmé le lendemain de la fête de l’Aid El Fitr à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott.

 

"Ousmane Gangué n’a pas perdu son public et ses fans ont montré qu’ils lui sont toujours fidèles. Qui peut se comparer à Ousmane Gangué en Mauritanie", commente Dj Paco, à la fin du spectacle avant de rajouter : "Quelques soient les épreuves de la vie, je le conseille de rester toujours égal à lui-même et d’éviter la polémique."

 

Babacar Baye NDIAYE

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 22:38

kimmy.jpgA l’occasion de la sortie de son nouvel album "Rich Useless Rappers", Papis Kimmy se produira le jeudi 5 et vendredi 6 août à l'ancienne maison des jeunes de Nouakchott. De grands noms du mouvement rap et Hip Hop du pays comme Frankomen, Waraba, B.O.S., Junior Kimmy, Backross, Impérial, Cee Pee, Bad’s Diom, Taleb Usher, Commendant,  Chabab El Wattan, RJ, Sylle MC…se produiront également en marge de la sortie du troisième album de Papis Kimmy. Cet album ne manquera certainement pas de marquer les esprits des férus de rap.

 

Babacar Baye NDIAYE

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 19:20

festival culturel pour l'unité nationaleLa première édition du Festival Culturel pour l’Unité Nationale préparée par Events-Prod et Dental Orchestra aura lieu du 29 au 31 juillet 2010 au stade de Ksar, ont annoncé, ce jeudi 22 juillet, les organisateurs.

 

Au programme, il y’aura des concerts de musique, des spectacles de danses traditionnelles et modernes, des expositions sur les arts plastiques et l’artisanat, des ateliers de peinture pour enfants, des jeux traditionnels et modernes.

 

Cette première édition du festival culturel pour l’unité nationale est appuyée par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile qui en est le premier partenaire officiel.

 

"Ce n’est pas qu’un festival culturel. On sait très bien que la Culture est un facteur de taille dans le rapprochement des peuples. C’est notre diversité qui fera la force de notre culture et de notre nation", a indiqué Mountaha Cheikh conseillère chargée de la communication au  Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile.

 

Le Festival Culturel pour l’Unité Nationale est, aux yeux du maire de la commune de Ksar, un évènement de taille. "La culture est extrêmement importante pour un pays qui veut se développer, rappelle Cheikh Ould Geraby. J’espère que ce festival aura lieu chaque année pour montrer au reste du monde que les mauritaniens ont une véritable culture. Au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal, s’y tiennent régulièrement des festivals. Et pourquoi la Mauritanie est-elle incapable d’avoir, elle aussi, des festivals qui ont lieu chaque année ? Ce festival pourrait être, dans l’avenir, un festival de taille".

 

L’objectif est donc clair. Et, au-delà, de son aspect culturel, ce festival ambitionne d’être un cadre d’expression pour les artistes mauritaniens souvent en mal de spectacles et de productions musicales.

 

Ainsi, pendant, trois jours, Thiédel Mbaye, Ahmed Salem Ould Meidah, Hawa Djiméra, RJ, Aida Diaw, Dental Orchestra, Mohamed Chighaly, Hamady Gawdel Ba, Coumba Salla, Ndèye Fatou, Les Filles du Bled, Bineta Mbaye, Walfadjiri, Adviser, Alémiya Mint Seyid, Minen Tèye, Tahra Mint Hembara, Abderrahmane Bâ, Dioba, Ousmane Guissé, Habobé Bassal, Maxi-P et le Phare de Nouadhibou se succèderont sur la scène.

 

"La panoplie de ces artistes démontre un choix qui est la diversité. Ils ont accepté d’accompagner le festival et d’être des membres du festival. Ils ne sont pas des artistes qui cherchent à être rémunérés pour le festival. C’est un honneur pour eux de participer à ce type d’initiatives qu’est l’unité nationale", tente de convaincre Cheikh Ould Geraby.

 

"Ce festival est une opération purement caritative. On ne le fait pas pour gagner de l’argent. C’est pour le peuple mauritanien", a précisé Rebba Sofiane, directeur du Festival Culturel pour l’Unité Nationale et par ailleurs patron d’Events-Prod.

 

Montrer et faire voir ce que font les artistes mauritaniens, à travers le pupitre de l’unité nationale, c’est aussi l’objectif du festival. Suffisant pour intéresser, du coup, des institutions comme le Programme des Nations-Unies pour le Développement (P.n.u.d.) et l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (A.n.a.i.r.) qui ont débloqué respectivement dix mille dollars et huit cent mille ouguiyas.

 

"Ce festival est une fête nationale, un appel à la cohésion sociale. Nous avons vu qu’il y’a partout des divergences. Mais, au fond, nous partageons les mêmes aspirations. La Mauritanie a une même histoire, la même culture", explique Baby Sarr, leader du groupe Orchestra Dental, initiateur du Festival Culturel pour l’Unité Nationale.

 

Le budget du Festival, selon les organisateurs, ne dépasse pas les 10.000.00 UM. Aussi, ils espèrent rallier de bonnes volontés à leur cause. "Jusqu’à ce jour, nous sommes à 35% de la valeur de ce que nous avons demandé", confie Rebba Sofiane, directeur du Festival Culturel pour l’Unité Nationale.

 

Babacar Baye NDIAYE

 

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