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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 17:42

Demba-Tandia_8321.JPGLe chanteur Demba Tandia, auteur de cinq albums, a célébré ce vendredi 8 mars, ses 10 ans de musique à la Case New Look. En 2002, début de sa carrière, personne n’aurait misé un kopeck sur l’enfant d’Ajar, dans le Guidimakha. Et, pourtant, aujourd’hui, il remplit des salles en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis d’Amérique. Pleins feux sur la célébration de ses dix ans de musique.

Lors de cette soirée-anniversaire riche en temps forts,  Demba Tandia avait invité deux artistes bien connus du public mauritanien. Il s’agit de Seydou Nourou Gaye et de l’artiste sénégalais Mbaye Dièye Faye, percussionniste du Super Etoile de Dakar de Youssou Ndour.

C’est d’abord, le lead vocal du groupe Fooyré Bamtaaré, Seydou Nourou Gaye, qui avait été invité le premier par Demba Tandia à partager avec lui le morceau "Poullo". Puis, ce sera au tour de Mbaye Dièye Faye de poser sa voix sur la chanson "Chérie", avant que Demba Tandia n’entraîne le public en Gambie, avec "Takhoulé".

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"Nous sommes fiers de toi, Demba"

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Quelques minutes, avant, Demba Tandia avait été décoré d’un collier en or, avec un croissant de lune et une étoile suspendus, par l’Association mauritanienne pour la promotion de la langue et de la culture Soninké.

"Nous sommes fiers de toi, Demba ! Merci d’avoir contribué à gravir la culture Soninké un peu partout à travers le monde. Nous te témoignons ici notre gratitude, notre reconnaissance et notre satisfaction. C’est en reconnaissance de toute l’action que vous avez fait pour le Soninkara", murmure son président, Cheikh Sidiya Tandia, avant de passer le collier en or massif autour du cou de Demba Tandia, très ému.

Tout au long de la soirée, les témoignages vont ponctuer l’anniversaire. D’abord, avec Saidou Nourou Gaye : "Il a su imposer sa musique. Il est une véritable  fierté pour la Mauritanie". Puis, avec DJ Prince, animateur à la Radiodiffusion Télévision du Sénégal (RTS) et manager de Mbaye Dièye Faye : "Ce garçon est une fierté. Il remplit des salles en Europe, en Afrique, aux Etats-Unis d’Amérique. Son talent prouve qu’il y’a des jeunes qui peuvent élever très haut la barre de la culture mauritanienne".

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"Non à l’excision"

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En arrière-plan, une grande banderole surplombe la scène. Une inscription en grands caractères rouges attire l’attention : "Non à l’excision". "Je suis un chanteur qui a toujours soutenu les femmes. Je suis né dans une région où il y’a un fort taux d’excision. C’est une pratique qui me fait mal car les femmes en souffrent beaucoup", expliquera Demba Tandia.

D’ailleurs, dans son prochain album, Demba Tandia va consacrer une chanson à l’excision, qui "est une pratique ancestrale". "Les gens pensent que c’est une recommandation religieuse. Or, en Arabie Saoudite, berceau de l’Islam, on ne pratique pas l’excision. C’est une pratique pharaonique qui a des conséquences néfastes sur la santé de la femme, qui la prive de ses droits sexuels, reproductifs et de jouissance", éclaire Yakhara Soumaré, présidente de l’ONG Actions.

Depuis deux ans, cette association travaille dans le Guidimakha et le Gorgol qui caracolent en tête des wilayas qui pratiquent le plus l’excision,  avec respectivement 98% et 97%. Dans ces régions du sud de la Mauritanie encore imperméables aux discours des ONGs, des artistes comme Demba Tandia font souvent l’exception. "Demba Tandia est un artiste aimé par les jeunes, les femmes et les notabilités de la communauté Soninké. Et, c’est à niveau-là, qu’il faut agir pour inverser la tendance du taux actuel de l’excision", a expliqué Yakhara Soumaré. En attendant, l’excision continue à avoir la vie dure.

Après la Case New Look, Demba Tandia s’en est donné à cœur joie le lendemain à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott pour prolonger l’anniversaire de ses dix ans de musique qui se fêteront également au Sénégal, en République Démocratique du Congo (RDC), au Congo, en Angola, au Gabon, au Mozambique, en France, à New York et en Atlanta.

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Babacar Baye Ndiaye

 

REGARDEZ les 10 ans de musique de Demba Tandia

 

 
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 17:42

Loubaba-Mint-Meidah_6930.JPGAvec www.loubaba.net, les fans de la grande voix de la musique mauritanienne Loubaba Mint Meydah pourront désormais être informés en temps réel sur la vie artistique de l’artiste. L’auteur de l’album Mcheyte a présenté mercredi soir, chez elle, à E-Nord, à Tévragh-Zéina, son nouveau portail d’informations et de communication.

Dans ce site disponible qu’en Arabe à l’heure actuelle, on retrouve des articles sur la vie artistique de Loubaba Mint Meydah, des photos de famille, des notes d’information sur des parures traditionnelles féminines, des extraits de vidéo, des temps forts qui replongent dans la belle carrière de cette voix musicale…

Loubaba Mint Meydah a profité de la présentation de son site, qui sera également disponible en Français et en Anglais, pour annoncer le lancement d’un concours de poésie arabe et de chants maures dans le but de perpétuer notre art et nos traditions.

Le lancement du site a été prolongé par la prestation de Loubaba Mint Meydah qui a fait grimper la température, avec ses deux ravissantes et charmantes filles : Bousseyna Mint Imaane et Vatou Mint Imaane.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 14:25

 

 
La cérémonie de remise des prix du Concours de chansons sur l’eau et l’environnement s’est déroulée jeudi soir, au Village de la Biodiversité. Le suspens aura duré plus de deux tours d’horloge, avant que ne soit révélé le nom du vainqueur de la première édition du Concours de chansons sur l’eau et l’environnement.

Des années encore, l’on se souviendra de cette forte émotion d’Aïcha Mint Abba, de la belle reprise musicale de Yacoub Soubeïga dit Jimmy interprétant le tube Savoir aimer de Florent Pagny, de cette voix nerveuse de Mister X dénonçant le nouveau visage du capitalisme.

"Nous ne nous sommes pas trompés en choisissant la Mauritanie", confie, très ému, avant le début de la remise des prix du Concours de chansons sur l’eau et l’environnement, Abou Thiam dit Ngaari Laaw, initiateur de ce concours, en partenariat avec DOEN, l’OMVS, le RPC, le Village de la Biodiversité, le CIMAN et le collectif de rap Minen Tèye.

Plus tard dans la soirée, il reviendra sur la scène, en duo avec Babi Sarr, pour interpréter une chanson sur l’eau. Comme lui, Waraba, Cheikh Ould Abba, Ciré Camara, Athié Mohamed Michry ont, ce soir-là, pris le chemin du grand retour, au grand plaisir du public.

Lancé le 3 janvier, ce concours avait réuni 75 artistes, dont 12 retenus pour la finale. Lors de la cérémonie de remise des prix présentée par la charmante et souriante Maïmouna Mint Saleck, les artistes Sidi Baïlel Thiam et Aïcha Mint Abba ont été récompensés par des "Prix Spéciaux".

Sur les cinq prix remis, les trois ont été raflés par des rappeurs. "Il est très important que les autorités leur accordent une oreille très attentive", plaide Waraba, membre du jury. Ainsi, le collectif de rap CHB (Cheibani, Moustapha, Bouvreir) trône à la quatrième place, alors que Saidou Mamadou Konté s’était vu décerner par le jury la deuxième place. Etrane de Tombouctou a, de son côté, remporté le 3e prix.

Le sénégalais Yéro Ngoula Ndiaye a été également récompensé, en décrochant le cinquième prix du Concours de chansons sur l’eau et l’environnement. A l’arrivée, c’est le rappeur Lô Alioune Boubacar dit Ennemy Fénandé qui sera le grand gagnant de la première édition du Concours de chansons sur l’eau et l’environnement, empochant ainsi 350.000 F CFA mais également la production en vidéo-clip de sa chanson.

Ce concours a été parrainé par Amédi Camara, ministre délégué auprès du premier ministre chargé de l'environnement et du développement durable et avec le soutien d’Ahmed Ould Hamza, président de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN).

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 18:32

Force-Trankil-1.jpgDepuis sa création en 2005, le collectif de rap Force Trankil a fait du chemin : un album sorti en 2011 (Kalden Gonga), de nombreuses collaborations avec des rappeurs mauritaniens ainsi que de riches participations à des festivals comme celui du Festival Assalamalekoum ou encore de Rapandar à Saint-Louis du Sénégal.

Ce 7 février, à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott, Force Trankil va fêter ses 8 ans d’existence sur la scène rap. Un anniversaire qui verra la participation de toutes les voix (Old et New school) du rap mauritanien. En attendant, nous sommes allés à la rencontre du collectif. Entretien.

Cridem : Force Trankil, c’est l’histoire et la rencontre de deux jeunes passionnés par la musique. Comment s’est établie la connexion entre vous deux sur le plan musical ?

Roi Hems : On a fait connaissance en 2005, à Nouadhibou, où j’étais venu continuer mes études, après les avoir débutées à Rosso. Vu que la musique prenait de plus en plus le dessus sur mes études, j’ai fini par abandonner. Puis, on a décidé de créer Force Trankil. Ensuite, nous sommes venus à Nouakchott pour faire la promotion de notre groupe. On s’est mis à écrire nos chansons, à participer à des concerts de rap. On est même parti jusqu’au Sénégal. De fil en aiguille, nous avons réalisé en 2011 notre premier album intitulé Kalden Gonga.

Abda MC : Nous avons travaillé comme des fous pour en arriver là. Il y’a de belles choses que nous sommes en train de préparer. On espère qu’on aura l’occasion de les faire découvrir au public mauritanien. Force Trankil est un groupe qui s’actualise tout le temps, qui est toujours au rendez-vous, qui se bat pour élever le rap mauritanien, pour le peuple mauritanien.

Cridem : Vous faites partie aujourd’hui des groupes de rap les plus célèbres de la place. Comment avez-vous fait pour construire ce succès ?

Abda MC : Le succès n’est pas venu facilement. Nous avons 8 ans d’existence. Dans ces 8 ans d’existence, nous avons beaucoup galéré pour voir le bout du tunnel. Nous sommes partis de rien pour en être aujourd’hui là. Lorsqu’on parle de rap mauritanien, on ne peut pas faire main basse sur l’apport de Force Trankil. Nous faisons aujourd’hui du rap participatif, ce qui explique également l’admiration que nous suscitons auprès du public.

Roi Hems : On ne se prend pas la tête. On est en train de tout faire pour maintenir notre position sur la scène rap. Force Trankil, c’est tout un mouvement qui est derrière. Malgré ce succès, on est toujours debout, on ne lâchera pas prise.

Cridem : Quels sont les souvenirs qui vous ont marqué sur le plan musical ?

Abda MC : Le souvenir que je garde le plus s’est passé à Nouadhibou où on était partis pour jouer au Festival international musiques et découvertes en 2010. C’était la première fois que je voyais un fan en larmes. Je ne pourrais jamais oublier cette scène. C’est des moments d’émotion très forts qui restent toujours dans la tête, qu’on n’oublie jamais.

Roi Hems : La sortie de notre album le 8 décembre 2011 m’a beaucoup marqué, notamment l’effervescence dans les coulisses, dans la salle. J’ai vu des fans pleurer. J’ai réalisé qu’on venait d’inscrire quelque chose d’inédite dans l’histoire du rap mauritanien. A la veille de la sortie de l’album, j’étais trop stressé. Mais, à l’arrivée, c’était trop émouvant.

Cridem : Vous avez passé un cap. Est-ce qu’on peut dire que vous êtes devenu adulte ?

Abda MC : C’est très difficile de répondre à cette question. En tout cas, nous avons réussi à sortir un album, à se faire connaître. On est maintenant engagés sur une nouvelle dynamique. On vient de sortir un single, Yoo be kaal, extrait de notre deuxième album Golle buri haala. Force Trankil n’est plus ce petit groupe que l’on connaissait. Il est devenu un grand groupe parmi les grands groupes de rap mauritanien. On a dépassé une phase et là, nous sommes dans une autre.

Roi Hems : Et notre souci, c’est de hisser très haut le rap mauritanien en dehors de nos frontières, qu’il soit accepté dans la sous-région, en Afrique et à travers le monde.

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Propos recueillis par Babacar Baye Ndiaye

Force-Trankil.jpg

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 14:58

NMA.jpgIls sont jeunes, incarnent un nouveau souffle de la musique mauritanienne, en veulent pour arriver au sommet et leur âge vacille entre la vingtaine et la trentaine. Ils ont appris à poser leurs voix sur le micro ou à manier les instruments de musique à Nouakchott Music Action (NMA), fondé en 2008, par Lamine Kane.

Cette école de formation aux métiers de la musique compte une cinquantaine d’élèves. Jusqu’ici, ils n’ont jamais joué ni chanté en public. En cette nuit du 27 janvier, à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), c’était l’occasion pour eux de s’éclater, d’exhiber leur talent. "En les poussant à se frotter aux réalités de la scène et des spectacles, ils se rodent sur le plan musical", explique Lamine Kane, fondateur de Nouakchott Music Action (NMA).

A côté de la scène, ils sont tous là : Oumy Sy, Penda Woury Diallo, Pape Ousmane Diop, Youpi 4 Ever, Bad’s Diom, Mamadou Thioub dit Baye Fall. Aux chœurs, on retrouve Fatou Fall, Anta Diop et Dialal. A l’orchestration, il y’a Sow Malick (bass), Oumar Diop (batterie), Adama Ndiaye (batterie), Junior (Batterie), Mark (clavier), Moussa (guitare), Papis Bâ (guitare).

Un accord de guitare, de clavier. Puis, la batterie s’emballe. Les premières notes de musique qui retentissent secouent d’entrée de jeu le public. D’une chanson à une autre, les élèves de Nouakchott Music Action surprennent, captivent l’attention, plantent un décor musical aux accents contraires et saisissants.

"Je suis agréablement surpris par le talent des jeunes mauritaniens. Je suis séduit par leur prestation. C’est une vraie chance pour la Mauritanie. Il faut que les gens agissent pour ces jeunes qui étouffent par le manque d’encadrement et d’accompagnement. Je suis séduit par leurs textes. Ce qu’ils composent, c’est très fort", confie Abou Thiam dit Ngaari Laaw, initiateur du Concours de chansons sur l’Eau et l’Environnement.

Pour Ousmane Touré, encadreur à Nouakchott Music Action, par ailleurs bassiste de Malouma Mint Meidah, d’Ousmane Gangué et du groupe Walfadjiri, les élèves ont été au-dessus de la moyenne. "Ils ont du chemin à faire, a-t-il néanmoins jugé. Il y’a eu quelques contretemps notamment au niveau des choristes. Mais, il faut mettre cela sur le compte de l’inexpérience. Pour des débutants, je leur donne une note de 7/10".

Ce soir-là, les élèves de NMA ont posé un acte refondateur de la musique mauritanienne qui peine à trouver un nouveau souffle. Avec cette génération motivée et ardente, va-t-on assister à une nouvelle redistribution des cartes sur la scène musicale ?

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Babacar Baye Ndiaye

 


 


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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 16:38

Cheikh-Tidiane-DIOP.jpgLe rappeur CTD, établi en France depuis 2003, ne compte pas jouer les seconds rôles en cette année 2013. Après la sortie de son single "Komiin waawibbe" (Je suis plus fort qu’eux) qui va figurer dans son second album, Miin (Moi), Cheikh Tidiane Diop (CTD) alias Diamant Noir prépare son retour en Mauritanie, à travers une tournée nationale baptisée, "Mauritanie Tour 2013". En attendant, retour en arrière sur la carrière de cette ponte inflexible du rap mauritanien.

Au départ, CTD était un jeune friand de rap sénégalais et français. On est à Nouakchott, au milieu des années 90. A cette époque, tous les chemins menaient à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), ex-Centre Culturel Français (Ccf).

Toutes les après-midi de chaque mercredi, casquette à l’envers, montre à la main et pantalon check donw, l’adolescent cavalait à toute allure pour ne pas rater les concerts au Forum. "On marchait des kilomètres pour assister aux concerts de BOB, de Diam Min Tekky, Cheikh Bakan…", se souvient CTD. "Ce fut des moments très forts qui ont nourri mon adolescence", ajoute-t-il. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, il est derrière le micro pour apporter sa couleur au rap mauritanien.

"Diamant Noir"

En mai 2011, Cheikh Tidiane Diop sort en France son premier album solo, "Diamant Noir", qui le révèle au public hexagonal notamment auprès de la diaspora mauritanienne. Le titre de l’album fait référence à lui, à sa couleur de peau, parle de ses origines mauritaniennes, revendique son africanité.  

Les artistes mauritaniens Bakhan (finaliste du prestigieux Prix Découvertes RFI 2009) et P.A de Military Underground participent au titre "Mariage forcé". La chanson lui vaut une nomination au Prix Découvertes 2011 remporté par la guinéenne Sia Tolno.

On retrouve également dans cet album, le titre Anonymat qui a connu également du succès sur les plateformes de téléchargement comme Youtube ou encore sur les chaines de télévision comme la 2stv, Walftv, Tfm, Trace tv, Mboa tv.

"Mauritanie Tour 2013"

Cheikh Tidiane Diop expérimentera cette aventure musicale inédite, avec un monument du rap mauritanien, Waraba, devenu également rare sur la scène musicale. "Je m’entends très bien avec lui. On a de bonnes relations. En plus de cela, cela fait longtemps qu’il n’a pas joué en Mauritanie. J’aime bien également ce qu’il fait. C’est l’occasion de lui rendre hommage par rapport à tout ce qu’il a fait pour le rap mauritanien", explique-t-il.

La "Mauritanie Tour 2013" est une démarche musicale qui répond, selon lui, à une "envie de rencontrer les gens, de montrer que je suis là, en attendant de sortir mon deuxième album prévu en Mauritanie". A l’en croire, il s’agit également de se faire découvrir : "Je suis attaché à mon pays, à mes origines. C’est primordial pour moi. Je ne peux pas venir comme ça et présenter mon deuxième album au public mauritanien alors qu’il ne me connait pas".

Cette "Mauritanie Tour 2013" débutera le 7 février à Rosso. Elle fera escale à Kaédi (14 février), à Boghé (15 février), Nouadhibou (21 février) et en dernier lieu à Nouakchott, le 28 février.

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Page Facebook de Cheikh Tidiane Diop

Babacar Baye Ndiaye

 

AFFICHE-MAURITANIE-TOUR-2013.jpg  
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:46

Concours-Eau---Environnement-finale.jpgEn cette nuit glaciale du 24 janvier, le Village de la Biodiversité fourmille de monde venu voir les 12 finalistes de la première édition du Concours de chansons sur l’eau et l’environnement. Comme tous les jeudis, depuis le début, le jury est au complet : Maimouna Mint Saleck, Athié Michry, Ahmed Ould Abba, Waraba et Siré Camara. Mais, également, Mister X, à la présentation et à l’animation.

"Et nous voilà aujourd’hui à la phase finale de ce concours, ici, en terre mauritanienne, dans la charmante capitale : Nouakchott", s’enthousiasme son initiateur Ngaari Laaw, avant d’expliquer que les cinq lauréats "seront primés et partiront au Sénégal pour les besoins de la production d’une  compilation de leurs chansons".

En attendant, Baby Sarr monte au créneau pour dissiper les nuages de frustration qui se sont élevés après la publication de la liste des 12 finalistes retenus par le jury.

"Ce concours est un échange, une rencontre, une retrouvaille. Il faut que les chanteurs comprennent qu’on ne pouvait pas tous les retenir. Ce n’est pas possible. Chaque participant a apporté quelque chose. Soyons fair-play et le fait d’être là ensemble, c’est déjà une réussite", résume-t-il, avec l’espoir que ses propos ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd.

Le public est là pour profiter d’une finale époustouflante. Sur la scène, surplombée d’une méga banderole, la finale débute enfin avec El Féky Mohamed Athié qui utilise des effets spéciaux sonores dans sa chanson. De son côté, Moudo Alassane Diagne bouscule également la nature en faisant entendre des hennissements de cheval, des meuglements de vache, des gazouillements d’oiseau.  

Puis, les guitares électriques d’Etrane de Tombouctou installent le public dans une musique aux tendances touareg. La fin de leur prestation est accompagnée par des salves d’applaudissements très nourris. Une manière, peut-être, pour le public d’exprimer sa compassion par rapport à ce qui passe actuellement au Mali. Le jeune Saidou Mamadou Konté, lui également, place d’entrée de jeu la barre très haut, en dévoilant un rap renversant. "Le défi est lancé aux autres candidats", s’exclame Mister X.

Les hommages à l’eau et à l’environnement se poursuivent avec le collectif de rap CHB, composé de Cheibani, Moustapha et Bouvreir. Avec une chanson simple et énergique, Ennemy Fénandé offre une prestation qui élève la finale du concours de chansons sur l’eau et l’environnement. Quant à Fama Mbaye, elle fait régner une atmosphère de retour aux sources.

Entre Mohamed Ould Séyid et Papis Diarra au clavier, règne une belle intelligence musicale où toutes les langues se côtoient. Cette chanson aux accents reggae apporte de l’aération à la finale du concours de chansons sur l’eau et l’environnement.

Tour à tour, Aicha Mint Abba, Sidi Bailel Thiam et Halfel Diop refusent de lâcher du lest, en livrant des prestations hautes en couleurs. Il est 22h35 lorsque Yéro Ngoula Ndiaye termine son spectacle. Le public a déjà levé le voile. Sauf les membres du jury qui sont en train de se concerter pour délibérer.

Les noms des cinq lauréats seront dévoilés ce jeudi 31 janvier lors d’une grande cérémonie de remise des prix au Village de la Biodiversité, en présence du Ministre délégué auprès du premier ministre chargé de l'environnement et du développement durable, Amédi Camara, et du Président de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), Ahmed Ould Hamza.

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Babacar Baye Ndiaye

 


 


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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:06

Seydou-Sow.JPGPour un baptême de feu, c’est une réussite. Vendredi soir, à Al Fantasia, à Nouakchott, pour donner un cadre de divertissement aux jeunes cadres mauritaniens, Target Prod a tenté un nouveau pari, celui d’organiser mensuellement un dîner de gala avec un format musical.

A cette occasion, c’est Walfadjiri de Nouakchott qui en assurait la sensation musicale. Le groupe musical a tenu en haleine le beau monde qui avait fait le déplacement.

Seydou Sow, le roi du ndjarou, a fait le choix de reprendre le répertoire de la star sénégalaise Youssou Ndour en interprétant ses morceaux cultes comme Bamako ou encore Ndakarou.

Des reprises qui ont séduit le public, avant de se voir servir une session de salsa par Walfadjiri de Nouakchott. Quelques-uns ont esquissé des pas de danse, tandis que d’autres assis préféraient remuer la tête ou encore chantonner, malgré les vains encouragements de Seydou Sow.

Auparavant, Moctar Keïta, qui est un grand cadre de mines, a fait une présentation sur la thématique ''Jeunes cadres et Entrepreneuriat", après avoir partagé avec le public son expérience professionnelle et personnelle.

Lors de cette Nuit de retrouvailles des jeunes cadres, 125.000 ont été récoltés, à travers une Exposition-Vente aux enchères des photographies Daouda Corera (DCorera ArtWork). Ce montant a été versé à l’ONG Aide et Insertion Sociale des Enfants de la Rue (AISER) de Tabara MBodj.

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Babacar Baye Ndiaye

 


 


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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 14:05

concours-eau-et-environnement.JPGLe 17 janvier, au Parc de l’OMVS en face de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), c’était la dernière audition du concours de chansons sur l’eau et l’environnement. Parmi les candidats présents, on trouvait des voix émérites de la musique mauritanienne comme l’inimitable Sidi Baïlel Thiam, le virevoltant Ziza, Toumany Diallo ou encore Ndèye Coumba Dia.

A leurs côtés, de nombreux groupes de rap ou des voix émergentes comme Halfel Diop, Chérif Djiméra, Fatou Fall, dont les prestations ont séduit Ngaari-Laaw, l’initiateur du concours de chansons sur l’eau et l’environnement.

"Je suis très heureux de voir qu’il y’a énormément de potentialités musicales en Mauritanie, dans l’espace de l’OMVS. Ce qui m’a surtout frappé, c’est la capacité de composition des jeunes qui n’ont pas eu beaucoup de temps pour se préparer. Ils ont produit des textes merveilleux", s’enthousiasme le fondateur du Festival de l’Eau.

De son côté, le jury, composé  de Maïmouna Mint Saleck, de Ciré Camara, de Waraba, de Michry Athié et de Cheikh Ould Abba, se laisse de temps en temps entraîner par les bons moments de hip hop, de folk et de reggae que distillent les 19 candidats.

Ce soir-là également, le public a redécouvert d’autres musiques, d’autres cadences métisses de la musique mauritanienne, avec une écriture en lien avec l’eau et l’environnement.

Ce concours est placé sous le haut patronage du ministère délégué auprès du premier ministre chargé de l'environnement et du développement durable, en partenariat avec le DOEN, l’OMVS, le RPC, le village de la biodiversité et avec le soutien d’Ahmed Ould Hamza, président de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), du CIMAN et de Minen Tèye.

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Babacar Baye Ndiaye pour Cridem



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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:41

 

Mauritanides.jpgBelles voix par-ci, prestations captivantes par-là, la deuxième phase des auditions du concours de chansons sur l’eau et l’environnement a dévoilé d’inattendues surprises comme celle de Mohamed Ould Séyid lequel a flamboyé l’assistance par une prestation fouettée à base de paroles ultra-saisissantes déroulées sur un décor musical ultra-dansant.

À côté de lui, il y’avait également Hamath Kah, Cheikhna Bakary, Moussa Sarr, Fama Mbaye, Saidou Nourou Gaye, Abderrahmane Ba…Soit, au total, 22 artistes, tous styles et générations fusionnés, venus éprouver leur chance pour décrocher une place de finaliste, ce jeudi 10 janvier, au concours de chansons sur l’eau et l’environnement, au Village de la Biodiversité.

C’est d’abord Black System qui ouvre les auditions, avant qu’une minute de prière ne s’ensuit en la mémoire de l’artiste Fatim Diallo, décédée à l’âge de 25 ans, à Nouakchott. "On a le blues ce soir, murmure Mister X. On a perdu une sœur, une personne qui nous était très chère, une personne très courageuse, très fière d’elle-même.  Inna lilahi wa inna alleyhi radjiounne".

Sur la scène, l’audition continue, avec Hamath Kah. A sa suite, Cheikhna Bakary, Moussa Sarr, C.H.B., Berndé Mbaroodi, MC Mallet et Ennemi Fénandé se succéderont pour séduire le jury composé de Maïmouna Mint Saleck, de Ciré Camara, de Waraba, de Michry Athié et de Cheikh Ould Abba.

Débute ensuite une session de retour aux sources de plusieurs minutes imprégnées d’émotion, d’enracinement, d’identité, de diversité. D’abord, avec Fama Mbaye laquelle s’est complètement métamorphosée, puis avec Abderrahmane Bâ de Darorgal Nguenndi qui ne sépare jamais de sa canne, Thierno Moussa Mbodj de Piindi Léñol qui a dévoilé un intéressant spectacle sur la protection de l’environnement et enfin avec Diariata Moussa Sy.

D’Abderrahmane Brahim Dia à l’onctueuse et l’olympienne Zeinabou Alassane Gaye en passant par la coquette Dieynaba Demba Ndiaye, la nostalgique Aïda Diaw, l’iconoclaste Sow Ibrahima Mamadou de Mauritanides sans oublier les chaleureux jumeaux de Ngatamaaré et le flow un peu téméraire de 5e Underground, chaque candidat a différemment fait entendre ses messages sur l’eau et l’environnement avec souvent un fond musical très peu irrésistible.

Initié par l’artiste sénégalais Ngaari-Laaw, le concours de chansons sur l’eau et l’environnement est placé sous le haut patronage du ministère délégué auprès du premier ministre chargé de l'environnement et du développement durable, en partenariat avec le DOEN, l’OMVS, le RPC, le village de la biodiversité et avec le soutien d’Ahmed Ould Hamza, président de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), du CIMAN et de Minen Tèye.

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Site Officiel de Ngaari Laaw

E-mail : ngaarilaaw@yahoo.fr

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

 

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Published by Babacar Baye Ndiaye - dans Evenements-Concerts
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