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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 14:50

Walfadjiri-de-Nouakchott.JPGNouakchott, à l’image de Dakar, d’Abidjan, de Paris, de New York, de Berlin, de Sydney, de Hong Kong ou encore Moscou, s’était mis à l'heure du réveillon pour fêter en beauté le passage à la nouvelle année. Au Racing Club, une ambiance de fête a réuni une cinquantaine de personnes sous les notes musicales du groupe musical Walfadjiri de Nouakchott. A minuit déjà, ils étaient presque tous là pour accueillir le Nouvel An.

"Je souhaite de belles choses à tout le monde. Mais, je souhaite surtout que la Mauritanie continue à vivre dans la stabilité, que la paix revienne au Mali, que l’Afrique prenne un nouveau départ avec ce Nouvel An qui commence", a imploré Isselmou Fall.

Le passage à l’année 2013 a été fêté jusqu’aux environs de 04h 30mn.

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Babacar Baye Ndiaye

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 05:55

Coumbane-Mint-Ely-Warakane.jpgEn Mauritanie, hormis ses passages dans les cérémonies de mariage ou les soirées privées, l'interprète de "Ya Rebbi ya el Majid" chante très rarement sur une scène.

Auteure d’un unique album intitulé Mauritanie, Coumbane Mint Ely Warakane s’est produite le 6 décembre dernier sous une tente à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), avant de s’envoler vers l’Algérie le 21 décembre prochain pour participer à la septième édition du Festival international de Soufisme, de culture et de musique à Annaba.

On l’ignore presque en Mauritanie. Coumbane Mint Ely Warakane est l’une de ces rares chanteuses bardées de trophées qui témoignent de ses succès à des évènements de musique comme celui du Festival Kawafel au Maroc, du Festival international de musique mystique de Konya en Turquie ou encore du Festival des musiques du désert de Merzouga au Maroc.

Partout où elle est passée, cette fille de Mohamed Ould Ely Warakane et de Marième Mint Meydah a su bien marquer sa carrière musicale qui l’a mené un peu partout en Europe, au Maghreb et dans le Monde Arabe.

En 2009, elle sort son premier album, Mauritanie, qui colle aux racines de la musique traditionnelle, sous la direction artistique de Michel Guignard. Produit par la Maison des Cultures du Monde en France, ce disque de huit titres inédits dévoile la personnalité musicale de Coumbane Mint Ely Warakane. On y retrouve Cheikh Ould Abba à la Tidinit, Béchir Ould Meguet au Tbal, Lemate Mint Soukabé et Yaghouta Ahmédou El-Meydah aux chœurs.

La force de cet album réside dans l’élévation des mots, des paroles et de la musique. Par exemple, dans le titre Tabl el mahsar yanga, Coumbane Mint Ely Warakane y étale la grandeur de l’Emir du Trarza. Elle introduit également dans cet album la chanson Jawnaya écrite par son illustre père pour lui rendre hommage.

Ce soir-là, lors de son concert, elle a repris solennellement d’autres chansons de cet album comme Manna khayvine, Ikhsarit viha dhal mahsar, Tabl el-mahsar yanga ou encore Dhal biya gal inou nassini au grand plaisir du public bigarré. Ce spectacle était agrémenté par son éternel sourire qui a pourfendu l’enveloppe nocturne, faisant presque oublier à la foule ses soucis.

Coumbane Mint Ely Warakane a débuté sa carrière de chanteuse en 1979 à Nouakchott, après avoir été la protégée de Wana Mint Boubaane, femme d’Ahmed Ould Meidah que l’on surnomme James Brown, qui l’a initiée à la pratique de l’ardine, à Méderdra. Puis, c’est auprès de l’incomparable Seymali Ould Mohamed Vall qu’elle fera ses premiers pas dans la musique traditionnelle. Avec ce dernier, il sera au Maroc, en Algérie, en Lybie et Tunisie.

"Il m’a beaucoup forgé dans la perfection et la maîtrise de la chanson. C’était mon professeur", commente-t-elle, à propos de Seymali Ould Mohamed Vall. Et, aujourd’hui, rares sont les chanteuses qui peuvent se targuer d’être un produit de Seymali Ould Mohamed Vall. Coumbane Mint Ely Warakane est de celles-là.

A 47 ans, Coumbane Mint Ely Warakane est plus que jamais soucieuse de hisser le drapeau de la musique mauritanienne. "Sur toutes les chaines du monde, toutes les musiques du Monde sont diffusées sauf celle de la Mauritanie. Cet état de fait me ronge, me frustre", explique cette admiratrice de Julio Iglésias.

En attendant, celle qui s’enthousiasme aux voix de Michael Jackson, d’Oumou Kelthoum, d’Abdou Khalim Havez, de Dimi Mint Abba, de Seydoum Ould Eyde, de Malouma Mint Meydah ou de Mohamed Ould Meydah continue, comme en cette soirée du 6 décembre à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), à rendre gais comme des pinsons ses nombreux fans.

Babacar Baye Ndiaye


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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 05:39

Sidi-Bailel-Thiam.jpgSous la houlette de Mohamed Camara, président du Groupe musical des personnes handicapées, la deuxième édition du Festival international des personnes handicapées a réuni à Nouakchott du 1er au 4 décembre des artistes handicapés de la Mauritanie, du Togo, de la Gambie et du Sénégal.

Lors de la deuxième nuit de ce Handifestival au stade Basra, ces artistes ont encore fait plus forts avec des prestations atypiques pour marquer à fers rouges la deuxième édition.

Comme à limage du Togolais Tchanilé Alegbé qui a émerveillé la foule, en interprétant une chanson sur les personnes handicapées. Une prestation bien ovationnée qui lui a fait presque oublier ses 4.000 km parcourus entre le Togo et la Mauritanie, avec beaucoup de peine et de tracasseries au niveau des frontières des différents pays qu’il a traversés.

"Je suis arrivé très épuisé. Mais, là, j’ai oublié toute la galère et la souffrance que j’ai dû supporter en arrivant en Mauritanie", commente Tchanilé Alegbé, qui a perdu l’usage de sa jambe gauche en 1996 à la suite d’une morsure de serpent. "Les personnes handicapées souffrent de négligence. Mais, personnellement, je dis que ce n’est rien du tout : je remets tout entre les mains de Dieu qui m’a créé", ajoute-t-il.

A leur tour, sur la scène, les mauritaniens Big Mo et Ousmane Guisset ainsi que les gambiens Pape Mboup et Kéba Mané donnent la réplique à Tchanilé Alegbé. A l’écoute des chansons des uns et des autres, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de fatalité dans leurs cœurs et leurs esprits, que le remords est loin de leurs yeux.

Parmi les artistes invités, il y’avait également les artistes mauritaniens Aida Diaw et Baba Kane qui ont apporté leur grain de sel à cette nuit de la deuxième édition du Festival international des personnes handicapées.

La chorégraphie percutante de la troupe Nangu Nattu de Louga du Sénégal et la torride voix du mauritanien Sidi Baïlel Thiam vont installer la foule délirante dans un 2e round musical époustouflant. Là, on comprend très vite sans illusion pourquoi leur existence est sans amertume.

Babacar Baye Ndiaye



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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 05:13

mauritanides-2012.jpgPour la clôture de la troisième édition des Traversées Mauritanides, vendredi 14 décembre au Village de la Biodiversité, son initiateur, Bios Diallo, s’est offert des artistes qui ont fait déjà leurs classes dans la poésie ou encore le slam. Ce soir-là, le centre de gravité des rencontres littéraires internationales a basculé de la littérature à la musique.

"Nous sommes toujours très heureux de vous retrouver à chaque fois dans une telle circonstance. Ce n’est pas tous les jours que nous avons l’opportunité d’avoir des évènements culturels notamment littéraires", déclare Bios Diallo.

M. Diallo a salué les "échanges intensifs et instructifs" qui ont eu lieu lors de la troisième édition des Traversées Mauritanides qui a accueilli entres autres écrivains Ken Bugul, Geneviève Damas, Bernard Magnier, Amin Zaoui, Sami Tchak, Felwine Sarr, Abdoul Aly War.

"C’est toujours un plaisir d’avoir des moments pareils qui permettent aux peuples de se rencontrer, aux voyageurs de différents mondes de se retrouver, d’échanger", a ajouté l’auteur d’Une vie de sébile. Puis, Bios Diallo annonce les couleurs de la soirée : "après avoir écouté ou lu des cris, on va entendre de la musique qui accompagne le cri mais aussi de la poésie".

Ce soir-là, c’est toute la diversité mauritanienne qui a été représentée à travers la poésie (hassanya, arabe classique, poular, français, soninké, wolof) pour clôturer les Traversées Mauritanides. Pendant plus de trois quarts d’heure, Djibril Zakaria Sall, Diakité Seck, Nadjirou Hamet Sy, Maro Diagana, Sidi Emjad et Maodo Sarr vont se succéder sur la scène.

De leurs côtés, les slameurs Boukhary Bounass, Dominique Bernard avec ses inséparables karkabous, Métamorphoz ou encore Mauritanides (collectif composé d’Ibou Sow, Demba Ba et Papis Koné) monteront sur la scène pour véhiculer leurs cris de liberté qui résonneront longtemps sur les Traversées Mauritanides.

Nous vous proposons en images et en vidéo un petit tour de la la troisième édition des Traversées Mauritanides qui s’est déroulée du 09 au 14 décembre à Nouakchott.

Babacar Baye Ndiaye 


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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 03:46

ewlade-leblade.JPGSous la houlette du Ministère délégué auprès du premier ministre chargé de l'environnement et du développement durable, en collaboration avec la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), une dizaine d’artistes mauritaniens ont répondu présent, lundi 31 décembre, à la grande soirée musicale pour dire stop à l’utilisation des emballages plastiques en Mauritanie.

Près de 300 personnes avaient assisté à la manifestation, au Village de la Biodiversité. "Il faut que le citoyen participe à cette campagne parce que c’est à son avantage. Au lieu de cent ans, les zazous mettent quatre cents ans avant de se dégrader. C’est pour dire que le zazou est très résistant, très nocif pour l’environnement. Il pollue nos mers et nos espaces verts, tue le bétail, étouffe nos forêts, dégrade nos nappes d’eau", souligne Makhtar Guèye, le maître de cérémonie.

A la gauche de la petite scène, ils sont tous là pour chanter contre l’utilisation des emballages plastiques : Thiédel Mbaye, Mamadou Tangoudia, Mohamed Ould Séyid, Hamath Kâ, Fama Mbaye, Coumba Salla, Minielle Ndiaye, Cheikhna Bakary et Ewlade Leblade.

Amédi Camara, ministre délégué auprès du premier ministre chargé de l'environnement et du développement durable, Bamba Ould Dramane, ministre du Commerce, de l'industrie, de l'Artisanat et du Tourisme, Ahmed Ould Hamza, président de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), sont également là pour joindre, comme les chanteurs, leurs voix en faveur d’un environnement sain et durable.

Ce concert rentrait dans le cadre de la campagne de sensibilisation du décret n°157/2012 relatif à l’interdiction de l’importation, la fabrication, la distribution et l’utilisation des sachets plastiques polyéthylène. Ce décret est entré en vigueur depuis ce 1er janvier 2013.

M. Amédi Camara a expliqué que des campagnes d’information et de sensibilisation seront menées dans les 9 moughataas de Nouakchott et à l’intérieur du pays. "L’objectif est de pousser les populations à prendre conscience du danger des emballages plastiques mais également leur faire comprendre qu’il y’a d’autres alternatives", a souligné M. Camara.

De son côté, le président de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), Ahmed Ould Hamza, s’est félicité de l’implication des communes de Nouakchott à cette campagne.

Babacar Baye Ndiaye


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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:52

MOhamed-Camara.jpg

Le Handifestival a repris sa route. Ainsi, du 1er au 4 décembre, les personnes handicapées seront en fête, à travers le Handifestival qui est un rassemblement culturel et musical.

Avec sa deuxième édition qui s’est tenue comme l’année dernière dans des conditions difficiles, le Festival international des personnes handicapées joue la carte de la diversité, de l’ouverture et de la solidarité africaine en réunissant des artistes handicapés venus du Sénégal, du Togo, de la Gambie, de l’Algérie et du Maroc.

En cette nuit du 2 décembre, la salle de spectacles de l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott accueille la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Festival international des personnes handicapées. Quelques personnalités comme Khalil Ould Elmehdih Ould Jayid, secrétaire général du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, ont répondu à l’invitation.

Dans une allocation, Mohamed Camara a exprimé "de vive voix sa reconnaissance" au président Mohamed Ould Abdel Aziz pour "avoir accepté d’être le parrain du Festival international des personnes handicapées". Il a également insisté sur "l’intérêt qu’il porte à la promotion des droits des personnes handicapées".

Chants et danse pour la paix en Afrique

Après ce discours, la troupe sénégalaise de Louga "Nanggu nattu" (se soumettre à la volonté divine, Ndlr) investit la scène et ouvre enfin le concert. Cette formation essentiellement composée de personnes handicapées amorce une session de danse, de chants d’une dizaine de minutes appelant à la paix en Afrique, à la solidarité africaine.

Depuis 2000, "Nanggu nattu" sillonne le Sénégal pour sensibiliser les populations sur le viol, les violences, les sacrifices, la situation d’exclusion que vivent les personnes handicapées. Aujourd’hui, cette troupe s’est engagée sur le front de la paix en Afrique. "En général, en cas de conflits, de guerre ou de crise dans les pays africains, ce sont les personnes handicapées qui en sont les premières victimes, qui en subissent les conséquences. Elles ne peuvent pas fuir pour échapper aux violences", rappelle Madjiguène Guèye, présidente de "Nanggu nattu".

Comme la troupe sénégalaise, le mauritanien Sidi Baïlel Thiam a apporté sa fresque et sa touche à cette deuxième édition du Festival International des personnes handicapées. Sa voix mythique et sans ride a résonné comme un son de cloche dans la salle de spectacles de l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott.

Une pensée au Mali

Puis, après lui, le rappeur mauritanien Mohamed Ould Cheikh alias Big Mo surgit sur la scène, interprète le titre Ma vie. "Je vous jure comme un oiseau, je voudrai prendre l’envol / Le sourire de mon enfance (…) / Combien de cris, combien de larmes ai-je versé dans ma chambre(…) / J’ai dû me battre dans la société pour avoir ma place / J’ai encaissé des coups et des coups mais jamais je n’ai fléchi un genou(…)", entonne-t-il.

Il est ovationné par le public. Lui qui a vécu au Mali où il a appris le rap en profite pour lancer un message tissé de dépit et de consolation. Il déplore la situation actuelle qui prévaut dans ce pays qu’il considère comme "sa deuxième patrie".

"Le Mali a toujours été un pays de paix. Ce qui se passe là-bas est catastrophique", affirme-t-il, appelant la communauté internationale à "chasser les terroristes d’Aqmi, du Mujao et d’Ançar Dine" dans le Nord-Mali. "Il y’a de grosses baraques qui tombent/Il y’a des gosses qui pleurent leurs mères qui sont déjà dans leurs tombent / Trop de victimes / Que des crimes impunis(…)", décrit Big Mo.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 16:43

walo_2601.jpgDepuis trois ans, le Festival Walo Musik fait vibrer la ville de Rosso, dans le sud de la Mauritanie. La troisième édition qui s’est déroulée du 28 au 30 novembre a continué à entretenir la notoriété de l’évènement dans la ville de Rosso. Comme chaque année, en cette fin de mois de novembre, les esprits sont résolument tournés vers la troisième édition du Festival Walo Musik organisée en partenariat avec la commune de Rosso.

Quelque part dans le quartier de Ndiourbel où a grandi l’initiateur du Festival Walo Musik, Biri Elimane Diallo, à Ndillé, célèbre lieu de spectacle à ciel ouvert, des notes de musique notamment du rap fusent de partout. Sur la scène, MisterMed puis Crazy Problème tentent difficilement de réveiller le public.

Dans la foule, on retrouve Mame Djibril Diouf. Cet homme politique très proche de la jeunesse de Rosso fait parti des rares personnes qui accompagnent la troisième édition du Festival Walo Musik. C’est en connaissance de cause qu’il s’est personnellement investi dans cet évènement.

"A notre époque, on n’avait pas ça. Je suis très heureux de voir aujourd’hui des jeunes déterminés et pleins d’ambition, d’amour pour la ville de Rosso. Je vois que la jeunesse de notre ville est en train de bouger", confie-t-il.

"Un feu est allumé à Rosso"

Sur la scène, Walfadjiri, qui a succédé à Six Men, B.O.S., Lil Six, Métamorphoz et l’inégalable Tchiriri, galvanise la foule avec des extraits de tubes d’Oumar Pène, de Youssou Ndour et de Bob Marley, fait des allers-retours musicaux sur le serbat qui a déchaîné le public de Rosso, qui a une nouvelle fois montré qu’elle était une ville sensible à la multiculturalité.

"Un feu est allumé à Rosso et on est bien décidé à ne pas l’éteindre", commente Seydou Sow, lead vocal de Walfadjiri. "La fête est belle. Tout le monde est là pour écouter de la musique, les messages des artistes. C’est très agréable à voir. Le Festival Walo Musik doit désormais être l’affaire de tous les fils de Rosso", ajoute cet originaire de Rosso.

Comme Walfadjiri, l’artiste-rappeur Jobal’Art a fait sien le Festival Walo Musik. L’auteur de "Boul Taayi" et de "Geusstou guiss" est presqu’un habitué du Festival Walo Musik. Malgré son emploi du temps très chargé, ce professeur d’éducation physique est également là même si "je n’ai plus rien à prouver à Rosso" mais "je suis là pour montrer que dans la ville de Rosso, il y’a des artistes de gros calibre", explique-t-il, avant de monter sur la scène pour présenter un apéritif de ses morceaux.

Admow Flow, le nouveau roi de Ndillé

Pour sa troisième édition, le Festival Walo Musik avait comme tête d’affiche l’artiste-rappeur sénégalais Admow Flow. Ce nom qui ne dit pratiquement rien peut faire penser que les jeunes de Rosso n’en sont pas fans. Mais, ce soir-là, dès la première note musicale, il donne le ton, fait tourner la tête du public. L’on est subitement surpris de voir toute la foule reprendre en chœur ses chansons, les passions se déchainer.

A Rosso, Admow Flow est un rappeur très populaire notamment auprès de la jeunesse. Lui-même en est surpris. "Je n’attendais pas à avoir une telle réaction de la part du public de Rosso", confie-t-il, à la fin de son spectacle. Ce soir-là, Admow Flow qui a enchanté Ndillé et a fait vibrer la corde de la solidarité, de la fraternité et de la paix s’est fait introniser le nouveau roi de Ndillé.

Pour Biri Elimane Diallo, le Festival Walo Musik a tracé son cap et ne s’en déviera pas. "Malgré le peu de moyens dont nous avons eus, nous avons réussi à honorer notre engagement envers la jeunesse de Rosso en tenant ce festival qui a fait couler beaucoup d’encre", a commenté l’initiateur du Festival Walo Musik. Une manière de dire que l’aventure du Festival Walo Musik continue. Rendez-vous alors en 2013.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:12

Noura-Mint-Seymali.jpgL’Association multiculturelle pour un avenir meilleur (AMAM) en partenariat avec la Marmite du partage a rassemblé samedi 24 novembre au Village de la Biodiversité de nombreuux artistes notamment mauritaniens, venus témoigner leur engagement  en faveur de l’Intégration Africaine.

Initiées par la jeune mauritanienne Oumou Kane, présidente de l’AMAM et soutenues par Taziast, ces journées de l’Intégration Africaine avaient réuni du 22 au 24 novembre à Nouakchott, des pays comme le Sénégal, la Mauritanie, l’Ethiopie, la Gambie, la Tunisie, l’Egypte, la RD Congo et le Bénin.

Ce rassemblement africain a permis aux uns et autres de "découvrir la culture, les coutumes et les traditions des différentes nationalités qui vivent en Mauritanie et de renforcer cette idée d’intégration africaine", explique Khally Diallo, fondateur de la Marmite du partage.

Ces journées d’intégration africaine ont été clôturées par un concert de musique qui a réuni Eben, Big Baba, Soco Style, Noura Mint Seymali, Ziza ou encore Force Trankil et Laam Tooro Possee de Kaédi. Steven, un reggaeman d’origine gambienne vivant en Mauritanie, était aussi là pour donner de la voix. "L’Afrique a besoin aujourd’hui de jeunes déterminés et capables de porter cet idéal d’intégration africaine défendue par  Kwame Nkrumah ou Thomas Sankara", confie-t-il à sa descente de la scène.

Malgré la fraicheur, le public est quand même là. Saidou Nourou Gaye également. C’est lui, d’ailleurs, qui va clôturer ce concert pour l’Intégration Africaine. "Nous avons certes des cultures différentes mais, on est avant tout des africains. Et, en tant que jeunes africains, nous devons développer des idées, des initiatives qui nous rassemblent pour montrer au reste du monde que nous sommes capables de s’entendre, de se retrouver, de s’unir", lance le lead vocal de Foyré Bamtaaré.

Ce soir-là, sur la scène, le public a montré, dès les premières notes de musique, qu’il aimait Saidou Nourou Gaye autant pour sa personnalité que pour sa musique. Le Village de la Biodiversité a, lors de ce concert, vibré aux musiques de l’Intégration Africaine qui, espérons-le, résonneront comme un son de cloche jusqu’aux oreilles des dirigeants africains.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 21:38

festivalwalomusik_2200.JPG

Le coup d’envoi de la troisième édition du Festival  Walo Musik a eu lieu mercredi 28 novembre par une course de cyclisme et une cérémonie d’ouverture qui a réuni le préfet de Rosso, Salem Ould Taleb et le maire de cette ville, Fassa Yérim.

Ce festival est devenu le rendez-vous incontournable pour la jeunesse de la ville de Rosso. La programmation de cette année du Festival Walo Musik placé "sous le thème : l’accès à l’eau potable est un droit fondamental"  est marquée par des spectacles de chorégraphie, des matchs de football, une compétition de cyclisme, des activités d’assainissement.

Lors de ces précédentes éditions, le Festival Walo Musik a rassemblé des artistes internationaux comme l’espagnol Dactah Chando, la malienne Halima Demba, la française d’origine mauritanienne Cissé Yatéra, le rappeur belge d’origine mauritanienne Dynamic, le sénégalais Babacar Seck. La troisième édition du Festival Walo Musik organisée en partenariat avec la commune deRosso garde ce même esprit d’ouverture avec la programmation cette année du sénégalais Admow Flow.

Le Festival Walo Musik a fait du chemin et son initiateur, Biri Elimane Diallo, veut lui imprimer désormais "un esprit de solidarité, de paix et d’unité entre toutes les composantes de la nation mauritanienne". Une approche qui ne laisse pas indifférente les partenaires du Festival Walo Musik. "On essaiera de continuer à vous appuyer", promet Marion Wohlers, responsable des relations publiques et conseillère culturelle à l’ambassade desEtats-Unis d’Amérique en Mauritanie, partenaire depuis deux ans du Festival Walo Musik.

Côté concert, le public de Rosso retrouvera le 30 novembre le soir des visages connus de la ville comme Jobal’Art, La Voix du peuple, Six Men, LSK, MisterMed, Crazy Problem, Lil Six. D’autres artistes comme Métamorphoz, Tchiriri ou encore Be One Science (B.O.S.) venus tout droit de Nouakchott  monteront sur la scène.

Comme aux éditions précédentes, le groupe Walfadjiri de Nouakchott, dont quelques-uns sont originaires de Rosso, sera à l’honneur. "La troisième édition du Festival Walo Musik connaîtra à coup sûr, malgré les difficultés, un succès comparable à ceux des années précédentes", assure d’ores et déjà Biri Elimane Diallo.

Cette année encore, la population de Rosso va, pendant 3 jours et 3 nuits, frissonner aux rythmes de la troisième édition du Festival Walo Musik.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:46

Ziza-lors-d-un-concert-humanitaire_0988.JPGEn soutien au jeune promoteur Cheikh Tidiane Ndiaye qui a organisé vendredi soir à Teyarett un concert pour collecter du riz à distribuer à des nécessiteux, des artistes notamment des rappeurs ou encore des groupes de rap ont donné leurs voix à ce rassemblement humanitaire.

Une vingtaine d’artistes ont répondu présent, à l’appel de cheikh Tidiane Ndiaye, à Téyarett. Parmi eux, on trouvait Ziza, le lauréat du Prix Assalamalekoum Découvertes 2011, NNL, finaliste également d’Assalamalekoum Découvertes 2012, Soco Clan ou encore LSK, un groupe phare du milieu rap à Rosso. A leurs côtés, il y’avait d’autres groupes de rap moins connus qu’eux de Téyarett, de Ksar et de Dar-Naïm. Les danseurs Junior Téyarett, Oumar Usher ou encore Mass Techno ont offerts des spectacles de main de maître au public.

"Nous sommes des êtres humains. Il n’y a pas de raisons que nous ne puissions pas vivre dans la solidarité, malgré nos différences d’origine", a déclaré Ziza à la fin de sa prestation.

"Cela fait plaisir de voir des artistes, connus ou moins connus, répondre présents pour dire non à la misère, à la pauvreté afin d’encourager la solidarité, de montrer la voie à suivre pour combattre la faim", a confié Cheikh Tidiane Ndiaye.

Lors de ce concert humanitaire placé sous le signe de la fédération des énergies, le jeune promoteur a réalisé la collecte de dix sacs de riz qui sera distribué à des familles nécessiteuses.

Babacar Baye Ndiaye

Crédit article© Cridem 2012

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