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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 00:16

Fête de la musiqueCe que le mouvement Rap compte de plus représentatif en Mauritanie a décidé d’organiser la fête de la musique. Il s’agit de Minen Tèye, Diam Min Tekky, Ewlade Leblade, Youpi 4 Ever, Waraba, RJ, Franco Man, Habobé Bassal, Sowbi, Adviser, Mc GO, Bad’s Diom, Idriss du secteur S entre autres rappeurs ou groupes rap.

 

"On a un public qui nous a longtemps accompagnés. Aujourd’hui, on aimerait lui rendre un vibrant hommage à travers la fête de la musique", a expliqué Omzo de Minen Tèye, par ailleurs un des initiateurs de cet évènement. "On a senti, poursuit-il, la nécessité d’offrir un spectacle inédit à notre public". Sous-entendu. "Démontrer à tous qu’on a un public derrière nous et qu’on aimerait faire plaisir. Nous sommes partis de nos propres moyens. Ainsi, on fait appel à tous ceux qui peuvent soutenir cette initiative et tient à rappeler que notre combat est unique."

 

Même son de cloche chez Youpi 4 Ever, lui aussi initiateur de cette fête, qui a lancé un appel à tous ses frères rappeurs d’adhérer à cet évènement. "C’est triste de voir que la fête de la musique soit fêtée par tout le monde excepté les rappeurs qui croisent toujours les bras. Il est ainsi temps qu’ils se serrent les coudes, qu’ils se lèvent et fassent quelque chose pour eux-mêmes. S’ils ne le font pas, il n’y aura personne qui le fera à leur place. Il est temps qu’on passe à l’action", a-t-il souligné de son côté.

 

L’objectif est donc clair : doper le rap mauritanien en mal de reconnaissance. Et, le 21 juin prochain, fête de la musique, devant leur public, les rappeurs mauritaniens devront montrer que le rap a de l’avenir, qu’ils veulent le développer, l’exporter en dehors de nos frontières et surtout mettre les points sur les i.

 

"Les beef et les clashes ont toujours existé dans le rap mais toujours dans le sens positif. Cela n’a rien à voir avec la haine. Aujourd’hui, si, on est réunis, ce n’est pas parce qu’on est contre qui que ce soit mais c’est pour impulser une nouvelle dynamique au rap qui est aujourd’hui menacé et on aimerait relever ce défi par rapport à tout cela", déclare Omzo.

 

"Il faut que les rappeurs mettent dans leur tête que ce n’est pas une affaire de Minen Tèye, de Waraba, de Diam Min Tekky ou d’Ewlade Leblade. Tel n’est pas le cas. On est là pour donner un coup de pouce au mouvement Hip Hop. Donc, tout celui qui a la rage du micro et un message à véhiculer est le bienvenu", renchérit Youpi 4 Ever.

 

Les initiateurs ont aussi fait appel au Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et ont tenu également à rappeler qu’ils organisent le 22 juin, à l’Espace Culturel Diadié Tabara Camara, une conférence de presse. Ça promet d’être chaud et croustillant en révélations!

 

Babacar Baye NDIAYE

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 22:49

L’Institute for Human Rights Developement in Africa (IHRDA) et l’Open Society Justice Initiative (OSJI) va bientôt éditer, avec l’appui de mauritaniens intéressés,  un ouvrage sur la Mauritanie au sujet du Passif Humanitaire, une question à la fois taboue et dérangeante, qui a dû mal toujours à connaître une résolution consensuelle.

 

Divisé en trois parties, cet ouvrage traitera dans la première partie des origines des mécontentements (1960-1989), dans la deuxième partie des violations et des évènements consécutifs (1989-2005) et dans la troisième partie du retour des réfugiés (1995-2008).

 

Dans la première partie, il sera remémoré l’historique de la situation socioculturelle de la Mauritanie, l’esclavage et la marginalisation sociale en Mauritanie, la crise de l’identité en Mauritanie et les inégalités dans la société/relations entre les berbères-harratines et les négro-mauritaniens et les évènements de 1989-1992 (expulsions et les évènements y relatifs).

 

Dans la deuxième partie, il est rappelé la lutte politico-juridique nationale pour la justice après les expulsions et les violations y relatifs (les cas soumis, les jugements relatifs, la loi d’amnistie), les actions légales devant le système africain des droits de l’Homme, la médiation du Spécial rapporteur de la Commission Africaine sur les réfugiés, les déplacés internes et les migrants.

 

Dans la troisième partie de cet ouvrage, leurs auteurs reviendront en filigrane sur la mise en œuvre de la décision sous le règne de Ould Taya, du CMJD et de Ould Cheikh Abdallaih et les politiques qui sous-tendent les différentes approches, le rapatriement dans la dignité (de l’idéal à la réalité), le rapatriement conformément à l’accord bilatéral de 1995 entre le Sénégal et la Mauritanie et l’accord triparti de 2007 et enfin sur l’impact du processus de rapatriement sur les catégories vulnérables, les femmes et les enfants notamment.

 

Le livre, Mauritanie : l’identité, la justice et les expulsions de 1989, fera la chronologie des évènements sociopolitiques qui ont conduit à la situation tragique ayant marqué l’histoire de la Mauritanie. Il abordera une analyse critique des efforts visant à obtenir justice, notamment la manière dont ces efforts ont contribué à la décision pionnière en droit international ainsi que les efforts subséquents visant à mettre en œuvre la décision.

 

Dans cette décision basée sur 37 recommandations qui a été introduite par le Collectif des Veuves et ayants Droit en 2000 contre la Mauritanie, la Commission Africaine avait estimé que notre pays était en violation de 13 des 26 articles qui garantissent des droits dans la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

 

Ces violations étaient, entre autres, l’esclavage, les tortures, les exécutions extrajudiciaires, le renvoi des négro-mauritaniens de l’armée ainsi que de l’administration publique et leurs évictions des villages se trouvant dans la vallée du fleuve Sénégal.

 

Dans les réparations que la Commission Africaine avait ordonnées à la Mauritanie à l’époque figuraient le rapatriement des milliers de personnes qui avaient été expulsés et la reconnaissance de leurs droits à la citoyenneté ainsi qu’à la propriété, la poursuite des auteurs des violations qui ont été perpétrées, la réintégration des fonctionnaires civils et militaires qui ont été arbitrairement révoqués et enfin la mise en ouvre effective des lois anti-esclavage.

 

Babacar Baye NDIAYE

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 22:38

L’artiste et l’homme d’affaires sénégalais Demba Dia qui s’est converti récemment en politique a annoncé jeudi que sa société "Rock Entreprises" qui est présente au Mali, au Burkina Faso, en Guinée Conakry et en France sera bientôt implantée en Mauritanie.

 

Le coût global de l’investissement est estimé aux alentours de 2 millions d’euro. Dans une conférence de presse, il est revenu en filigrane sur les ambitions de cette entreprise qui est venue pour donner un second souffle à la culture mauritanienne.

 

"Le projet, c’est pour [le développement] de la culture mauritanienne, monter un studio d’enregistrement, produire les artistes mauritaniens avec une qualité de haute gamme, installer une usine de duplication de K7, de DVD, une salle de montage pour pouvoir réaliser du théâtre, des émissions de télé, des documentaires, monter un label de communication événementiel pour pouvoir organiser des festivals, mettre un matériel de sonorisation en place", a-t-il déclaré.

 

Rock Entreprises/Mauritanie, à l’en croire, sera implantée d’ici le 15 février prochain dans notre pays. Et au mois d’avril, il est prévu une soirée de gala et d’organiser 48 heures de musique où se produiront tous les artistes mauritaniens et de grands noms de la musique sénégalaise comme Oumar Pène ou Youssou Ndour.

 

"Nous misons sur la compétence locale"

 

Le pari est grand et Demba Dia veut y croire jusqu’au bout. Sans à priori. Dans ce sens, il a confirmé que Rock Entreprises/Mauritanie sera essentiellement constituée de la main d’œuvre locale.

 

"On ne peut pas faire quelque chose en Mauritanie sans [y associer] le personnel local. Nous allons travailler en premier lieu avec des techniciens mauritaniens. Nous allons aussi les former puisqu’il y va de notre avantage. On ne peut pas prendre des techniciens d’ailleurs et en même temps les payer très cher. Nous misons sur la compétence locale", a expliqué Demba Dia qui détient 60% du capital de Rock Entreprises/Mauritanie.

 

Toutefois, il a confié que Rock Entreprises/Mauritanie "fera appel de temps en temps à des techniciens français et sénégalais". "Mais, la priorité, ce sera d’abord de s’appuyer sur l’expertise locale", a-t-il promis.

 

Demba Dia est convaincu qu’il y a de belles opportunités à saisir dans le domaine de la Culture. "Il suffit de les exploiter tout simplement", a-t-il soutenu.

 

Cependant, il a déploré l’inexistence d’une structure chargée de protéger les artistes et leurs œuvres. A cet effet, il n’a pas manqué de mettre le doigt sur les lenteurs pour mettre en place une telle structure. "Pour organiser la culture en Mauritanie, je pense qu’il faut prendre des mesures pour protéger les droits d’auteur afin que les artistes puissent vivre de leur métier", a-t-il indiqué.

 

Rock Entreprises/Mauritanie est ouverte à tous les artistes

 

Demba Dia a précisé que Rock Entreprise/Mauritanie ne verserait pas une politique discriminatoire. Et pour lui, l’essentiel, pour les artistes mauritaniens, c’est de compter sur leur propre dévouement. "Moi, je ne peux qu’aider. Et je pense que la musique, ce n’est pas de la compétition. La musique, c’est une question d’expérience. De l’endurance", tente-t-il de convaincre.

 

"Je n’ai aucun problème avec un artiste mauritanien. Jamais. Cette entreprise est une entreprise ouverte à tous les artistes", a dit, pour sa part, Dey Amar Tichitt, directeur de Rock Entreprises/Mauritanie qui détient les 40% restants du capital de cette entreprise pour tenter de rassurer ceux qui pensent déjà que cette entreprise sera une entreprise dévoyée.

 

Babacar Baye NDIAYE

 

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 19:59

Alors qu’elle est toujours en recherche de ses marques de repères que la nouvelle ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Madame Cissé Mint Cheikh Ould Beidda suscite de vifs tollés d’indignation. A l’origine, l’organisation à Nouakchott d’un grand concours sur la poésie Hassanya. Quarante poètes avaient participé à cette compétition intervenue au lendemain de la fête d’El Fitr.

 

Les lauréats ont reçu des prix très encourageants allant d’un véhicule tout neuf à divers prix en espèces. Pour M. Adnan Ould Beyrouk, directeur de la culture et des arts au ministère mauritanien de la culture, cette compétition constitue un espace culturel ouvert et une entreprise réussie pour revaloriser la poésie Hassanya.

 

Il a profité de cette occasion pour révéler que son département entend élargir éventuellement ce concours aux autres formes de la culture pour découvrir de nouveaux talents de littérature Hassanya qui constitue un pilier essentiel de la culture nationale. Pour certains, c’est à la fois triste et scandaleux que notre ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports ignore jusqu’au trognon que la Mauritanie est un pays multiracial et multiethnique.

 

"Autant il y a de talents en poésie hassanya, autant il y a en poésie pulaar, soninké et wolof. Un directeur de la culture qui ignore cette donne n’a pas sa raison d’être à ce poste. Madame la ministre doit rectifier le tir si elle n’est pas amnésique à ce point", tempête quelqu’un.

 

"Je pense que le président Aziz a été explicite lors de sa campagne sauf au cas échéant qu’il n’ait retourné sa veste". D’autres par contre y voient une manière peu catholique de se soucier du brassage culturel et du respect de l’autre et de ses valeurs.

 

"Au lieu d'avoir une vision du département dans le domaine, vous tombez dans la facilité nocive et dangereuse qui encore une fois favorise le repli identitaire. La culture du moins dans son essence est universelle, anonyme. Dans votre logique de tuer, de banaliser les autres composantes du pays, vous poussez le toupet à donner à cette manifestation un caractère national alors que c'est juste pour vous une manière de donner du ton à votre département toujours absent", explique quelqu’un d’autre.

 

Babacar Baye Ndiaye

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 14:16

Kane-Hadya-Mamadou.jpgLe directeur général de l’Office National des Musées, Kane Hadya Mamadou, a plaidé, en marge de la célébration de la journée internationale des musées que le Musée National de Nouakchott a célébré sous le thème "Le Musée lieu de la découverte de l’autre", pour la multiplication des musées à l’intérieur du pays qui, d’un point de vue social et économique, peuvent être d’une grande utilité pour les populations locales.

 

Devant de nombreux écoliers vénus visiter le Musée National de Nouakchott, Kane Hadya Mamadou a rappelé que celui-ci reste un lieu de rencontres, de découverte, de tolérance, de rendez-vous et de recevoir. "On peut dire que notre religion et notre culture sont des vecteurs de la réalisation de la cohésion sociale, de la solidarité et de la fraternité. En s’inspirant de ces valeurs, les musées peuvent beaucoup aider nos sociétés à faire face à leurs difficultés", a-t-il indiqué dans son discours.

 

Actuellement, la Mauritanie ne compte que sept musées dont le Musée National de Nouakchott et le reste étant des musées privés. Dans ce sens, le directeur général de l’Office National des Musées a exhorté les pouvoirs publics à mettre en place une politique visant à "encourager la multiplication des musées dans tout le territoire national". "Le Musée National, tout seul, ne peut pas faire face à mettre en valeur et à préserver cet héritage valeureux de notre culture et de notre patrimoine", a-t-il indiqué.

 

Kane Hadya Mamadou a également mis l’accent sur la nécessité de valoriser et de préserver notre culture qui, selon lui, doit avoir, entre autres comme objectifs, le développement économique et social par le biais de la création des industries culturelles au bénéfice de nos sociétés locales.

 

"Les communautés rurales, véritables détentrices des cultures locales, seront les premières à bénéficier de ce développement", ajoute-t-il, remerciant au passage, tous ceux qui ont eu l’idée de créer des musées privés qui, à leur manière, contribuent à la conservation et à la valorisation de notre culture et de notre patrimoine.

 

En marge de cette célébration de la journée, le Musée National de Nouakchott a accueilli des écoliers de la capitale. Ce qui va leur permettre, à coup sûr, comme l’a expliqué Kane Hadya Mamadou qui n’a pas manqué de regretter que les mauritaniens boudent cet espace, à s’intéresser davantage à leur musée national, à développer leur curiosité pour découvrir leur civilisation et les civilisations des autres pays.

 

Babacar Baye NDIAYE

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 23:38

Le 16 mars dernier, au Centre Culturel Français Antoine de Saint-Exupéry de Nouakchott, des journalistes ont été empêchés d’entrer en contact, à la fin du spectacle, avec l’artiste sénégalais Naby, lauréat du Prix Découvertes RFI 2009, qui était de passage à Nouakchott dans le cadre de sa tournée dans les centres culturels et alliances françaises en Afrique. Mépris ou indifférence ?

 

Toujours est-il qu’au départ, le staff de Naby avait prévu de tenir, comme partout d’ailleurs où il s’est rendu en Afrique, une conférence de presse à Nouakchott. Mais, on fera croire au manager de ce dernier Guillaume Garcia qui a émis des propos désobligeants à l’endroit des journalistes mauritaniens, que ces derniers sont des corrompus, sans vergogne et qui ne pensent qu’à l’argent.

 

Ces propos inconsidérés et hypocrites n’ont pas manqué de susciter l’émoi, l’indignation, l’embarras et la consternation au sein des journalistes présents lors de cette soirée. De telles paroles insultantes et diffamatoires, condamnables, lâches, grossières et mensongères ont été exprimées en Mauritanie, face à des journalistes mauritaniens, par le staff du CCF. Ces propos auraient été de grand intérêt si tous les journalistes étaient des avides qui se dérobent et qu’on nourrisse de bonnes choses pour être discrédités un jour.

 

C’est vrai que des brebis galeuses, il en existe partout dans le monde même en France, le pays des droits de l’Homme. Même au pays de Victor Hugo et de Nicolas Sarkozy, il y’a également des journalistes peshmergas comme on dit en Mauritanie.

 

Si le Centre Culturel Français Antoine de Saint-Exupéry est incapable de nous rendre la reconnaissance que nous méritons à juste titre, il est inadmissible qu’il nous prive notre droit de faire correctement notre travail qu’on a toujours accompli d’ailleurs avec dignité et honnêteté dans le respect de la profession journalistique.

 

Mais comme le disait Rabindranath Tagore, un grain de poussière ne souille pas une fleur. Car, à ce que nous sachions, les journalistes, du moins pour ceux qui tentent de s’atteler correctement à leur tâche en couvrant tant bien que mal et sans gémir leurs activités sont loin de humer l’air de la facilité et de la corruption.

 

Babacar Baye NDIAYE

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 23:58

Les Stars de l’Intégration Culturelle Africaine (SICA) en étaient du 17 au 23 novembre 2008 à leur 4ème édition qui a réuni plus d’une vingtaine de pays africains. Pour l’édition de 2008, la Mauritanie, pour la première fois, y a été représentée par le groupe musical "Diddal Jaalal". La participation de ce groupe a superbement ébloui la presse béninoise.

 

Pour le quotidien "L’Information", "Diddal Jaalal" s’est distingué par son originalité en valorisant les instruments les plus rares de la musique pastorale mauritanienne. Si ce groupe musical, poursuit toujours ce quotidien d’informations, a bien défendu les couleurs de la Mauritanie à ces SICA, c’est grâce à des sonorités puisées dans les vastes espaces entre l’Océan atlantique et la mer rouge et communes à beaucoup de peuples de cultures nomades : les Peuls, les Maures, les Touaregs, les Ethiopiens, les Erythréens et les Soudanais.

 

Leur style musical, "l’afro-nomade" en a séduit plus d’un. Toujours, selon "L’Information", le répertoire musical de "Diddal Jaalal", chanté dans toutes les langues nationales du pays, unit le peuple mauritanien et prouve que la diversité culturelle de la Mauritanie est une richesse plurielle.

 

L’implication sociale de "Diddal Jaalal", qui met avant tout "la musique au service du développement", est considérée par le quotidien béninois "L’Information" comme un nouveau langage artistique sur la scène musicale mauritanienne. Cela a permis, note ce journal, à "Diddal Jaalal" de se distinguer à travers la musique comme un groupe qui met en avant l’accent sur des thèmes humanitaire, sanitaire et environnement pour sensibiliser les populations.

 

"L’Elite", qui est aussi un quotidien d’informations béninois, n’a pas manqué, lui aussi, d’éloges à l’endroit de "Diddal Jaalal". Ce quotidien d’informations a été surpris par la prestation de ce groupe qui joue, selon lui, une musique qui transcende les frontières avec des instruments typiquement traditionnels. "L’Elite" souligne aussi que "Diddal Jaalal" a démontré, à l’occasion de la 4ème édition des SICA, qu’il est un véritable carrefour entre tradition et modernité.

 

"L’Elite", dans son article consacré à "Diddal Jaalal", est revenu sur la prestation de ce dernier qu’il a qualifiée de "merveilleuse à nous couper le souffle". Tellement le public a été gratifié par "Diddal Jaalal" que le public béninois en demandait encore.

 

"Nokoué" nous invite, quant à lui, à la découverte de "Diddal Jaalal" qu’il a qualifié de "groupe atypique de la musique mauritanienne". Dans sa page réservée à ce groupe, "Nokoué" note avec enthousiasme que "Diddal Jaalal" a été à la hauteur de l’événement en offrant au public béninois une musique fraîche. Ce journal nous replonge dans l’ambiance de la prestation de "Diddal Jaalal", qui a tenu en haleine les spectateurs qui ont été séduits par les instruments qu’utilise le groupe (violon monocorde, arc à bouche, luth à deux cordes, calebasse…) et les pas de danse sans oublier leurs costumes qui rappelaient bien leur origine mauritanienne.

 

Et "L’Elite" de conclure que la participation de "Diddal Jaalal" à la 4ème édition des SICA a été, contre toute attente, bien réussie pour ce groupe musical créé en 1995 et très engagé pour la promotion de la musique mauritanienne.

 

Babacar Baye Ndiaye

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 20:58

Demba-Dia-1-.JPGLe chanteur sénégalais Demba Dia plus connu sous le nom de Rock Mbalax a annoncé, en déplacement à Nouakchott, le 19 octobre, qu’il va bientôt mettre sur place une structure de promotion de la culture mauritanienne dénommée «Rock Entreprises Mauritanie» qui sera une filiale de «Rock Entreprises» basée à Dakar dont il est le patron. Cette entreprise est aussi présente en France mais également au Mali.

 

Quant à "Rock Entreprises Mauritanie", elle sera dirigée par Dey Amar Tichitt, président de l’Union des Artistes Mauritaniens et directeur de l’Institut Mauritanien de Musique. Cette structure qui n’est qu’à ses balbutiements sera équipée d’un matériel de sonorisation high-tech, d’un camion mobile de musique pour faire des tournées, d’un studio d’enregistrement fixe et mobile, d’une usine de duplication de cassettes, de Cd et de Dvd, une salle de montage, de spots publicitaires, de vidéo clips, de marketing événementiel (production, distribution, management artistique).

 

Il s’agira concrètement de promouvoir des jeunes artistes mauritaniens en les dénichant pour ensuite les produire, les manager, leur assurer la distribution de leurs cassettes et leur organiser des tournées. Cette entreprise ne manque pas d’ambition au sujet de la promotion de la musique mauritanienne. Et, à en croire, Dey Amar Tichitt, c’est des millions qui seront investis dans ce projet qui est une première en Mauritanie.

 

"Notre pays a besoin de ce genre de projet puisqu’il va dans le sens de la promotion de la musique mauritanienne en particulier et de la culture de manière générale. Ce sera le plus grand projet culturel qui ait existé en Mauritanie", a déclaré le tout nouveau patron de "Rock Entreprises Mauritanie", très enthousiasmé.

 

Désormais, avec cette structure, les artistes mauritaniens n’auront plus besoin de faire le déplacement vers le Sénégal, le Maroc ou la France pour faire leur enregistrement ou la duplication de leur album leur épargnant du coup les frais de transport. La structure "Rock Entreprises Mauritanie" verra le jour d’ici deux mois.

 

Dans ce cadre, Dey Amar Tichitt n’a pas manqué d’éloges envers le rocker sénégalais récemment investi en politique. "Demba Dia connaît la valeur de la musique", dit-il convaincu que ce projet va combler le retard constaté dans la promotion de la musique mauritanienne notamment à l’extérieur où elle a dû mal à se faire une place.

 

Ainsi, avec ce projet, le nouveau patron de "Rock Entreprises Mauritanie" ambitionne de relancer la culture mauritanienne. Et, pour Demba Dia, tout souriant, il ne s’agit pas de venir gagner de l’argent sur le compte des mauritaniens.

 

"Ce qui m’intéresse, c’est que la culture mauritanienne soit connue et surtout rayonne à travers le monde. La musique demande beaucoup d’organisation. Les conditions dans lesquelles les artistes mauritaniens travaillent sont très difficiles. Ils ont besoin de studios d’enregistrement, d’une bonne logistique, de faire de jolis clips", a-t-il énuméré.

 

"La musique mauritanienne est extraordinaire. Il suffit de l’organiser, c’est tout. Si je n’avais pas confiance, je n’allais pas m’embarquer sans biscuit dans cette voie", a-t-il expliqué.

 

Babacar Baye NDIAYE

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 18:27

tahara mint hembaraC’est désormais une chose officielle. Tahra Mint Hembara, celle qui a toujours osé dire non aux régimes militaires, vient de se lancer en politique. A son titre de femme artiste, il faudra ajouter celui de femme politique. La cérémonie d’adhésion a eu lieu, ce vendredi 3 avril 2009, au siège de l’Alliance Progressiste et Populaire, son nouveau parti. Pour joindre l’utile à l’agréable, tout a été prévu pour égayer les esprits, à la dimension de la personne de Tahra Hembara connue pour son militantisme et son engament dans l’ancrage de la démocratie et le respect des libertés publiques en Mauritanie.

 

Rayonnante et radieuse, Tahra Mint Hembara n’a pas tari de propos élogieux à l’endroit de son nouveau président, Messaoud Ould Boulkhéir. «Il n’a jamais courbé l’échine. Jamais ! Il ne s’est jamais dévié de sa route. Dans tous les régimes, il est resté le même. Il est resté intact dans ses idéaux. Il ne les a jamais changés », a-t-elle déclaré. «L’APP a toujours été mon parti de prédilection à cause de certains hommes comme Messaoud Ould Boulkhéir qui ont prouvé par leur abnégation qu’ils ne sont pas des voies qu’on achète», poursuit-elle.

 

Tous les leaders politiques qui ont constitué, au lendemain du coup d’Etat du 6 août 2008, le Front National pour la Défense de la Démocratie, sont venus magnifiés toute leur estime et respect à Tahra Hembara. «Si vous n’aviez pas de chose à partager, vous ne serez pas dans ce même front », soutient-elle. «Je me suis sentie plus proche de l’APP. C’est pour cela que je suis partie adhérer à ce parti puisque c’est un parti constitué d’hommes et de femmes convaincus de ce qu’ils font et qui militent pour les plus démunis et la légalité», a-t-elle conclu, émue.

 

Prenant la parole, Messaoud Ould Boulkheir s’est montré élégant, à son tour, en complimentant Tahra Hembara qu’il a qualifié d’intellectuelle et de cultivée. Dans son discours, le président de l’APP est revenu sur les rapports qui l’unissent à Tahra Hembara qu’il connaît depuis très longtemps. Dans une voix enrouée, il n’a pas pu laisser apparaître tout son contentement. «Tahra est une artiste que j’admire beaucoup et je suis heureux qu’elle vienne adhérer à l’APP », a-t-il confié.

 

Messaoud Ould Boulkhéir n’a pas raté l’occasion non plus pour évoquer la situation politique que traverse la Mauritanie. Là-dessus, il a rappelé la détermination du Front National pour la Défense de la Démocratie à poursuivre la lutte contre les militaires jusqu’à la mise à l’échec de leur coup d’Etat du 6 août 2008. De même, il a salué la clairvoyance d’Ahmed Ould Daddah qui les a rejoints dans le cadre de ce combat. Au nom des autres leaders qui constituent le FNDD, il a exprimé toute sa satisfaction au sujet de ces nouvelles retrouvailles.

 

Il a appelé toutes les forces démocratiques à remonter leurs divergences pour débarrasser la Mauritanie des militaires qu’il n’a pas manqué de mettre en garde dans leur obstination à demeurer au pouvoir qui pourrait faire basculer la Mauritanie dans l’instabilité et le chaos.

 

La dernière phrase de son discours, il la réservera à Tahra Mint Hembara. «Nous espérons que vous serez à la hauteur de vos ambitions», a-t-il conclu.

 

Babacar Baye Ndiaye

 

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