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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 15:09

Bios-Diallo_7331.JPGL’écrivain Bios Diallo a rappelé jeudi à l’après-midi à Nouakchott que la modernité n’excluait pas la conservation de nos traditions. "On peut être moderne et être respectueux de ses traditions et de sa culture", a affirmé Bios Diallo lors d’une conférence sur son essai De la naissance au mariage chez les Peuls de Mauritanie, au Centre Culturel Marocain (CCM) de Nouakchott.

"Les sociétés africaines se sont beaucoup transformées. Ce n’est pas parce qu’on a rencontré d’autres civilisations que nos valeurs doivent être forcément détruites. Non. Il y’a des valeurs qui s’en vont en lambeaux mais il y’aura toujours des hommes qui incarnent une certaine moralité. Je suis d’accord qu’on se modernise mais ne soyons pas complètement anéantis par la modernité", a lancé aux élèves l’auteur d’Une de sébile et par ailleurs, initiateur des Traversées Mauritanides.

Cette conférence a été organisée par la Bibliothèque Mobile du Club Planètes pour le compte des élèves de l’Ecole Moctar Kelly.

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Babacar Baye Ndiaye



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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:41

soyawatt2-1223.jpgMamadou Lamine Kane a annoncé jeudi, à l’après-midi, à l’Institut Français de Mauritanie (IFM) la sortie en France de son premier roman, La Ballade de Kaba, qui est un ouvrage faisant référence à la difficile cohabitation communautaire en Mauritanie.

La parution de ce livre, qui devait sortir en septembre 2011, est prévue à la prochaine rentrée littéraire en septembre 2012 aux Editions Gallimard dans la Collection "Rêves du Sud". "La Ballade de Kaba' reprend ce cliché que j’essaie de faire de la société mauritanienne. On est dans un pays où il y’a beaucoup de tartuffes. Et, aujourd’hui, force est de constater que nos communautés sont cloisonnées", a-t-il affirmé.

"Cette œuvre est regard naïf d’un jeune avocat qui découvre une Mauritanie à laquelle il ne s’attendait pas", ajoute-t-il.

Mamadou Lamine Kane s’exprimait à l’occasion du premier numéro des "Paroles d’Ecrits" animées par Manuel Bengoéchéa. Mamadou Lamine Kane, qui est un friand de la mythologie grecque, de la littérature d’anticipation, d’Amadou Hampâthé Bâ, d’Amadou Kourouma et d’Omar Khayyan, travaille depuis 5 ans sur son premier roman.

Mamadou Lamine Kane, qui est, par ailleurs journaliste, a déjà publié deux recueils de poésie. Il s’agit de "A l’aune des espoirs" sorti à Paris, en 2008, aux Editions Acoria et de "Je suis légion" publié en 2010 aux Editions Acoria. Il prépare la sortie de son 3e recueil de poésie, Les Musulmans d’Inal.

Babacar Baye Ndiaye

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 03:15

mauritanides 9169Les rideaux sont tombés vendredi soir, à l’Institut Français de Mauritanie de Nouakchott, sur la deuxième édition des Traversées Mauritanides. Une occasion saisie par son promoteur, Bios Diallo, pour remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite des Traversées Mauritanides qui ont eu lieu du 11 au 16 décembre.

"Pour nous, ce fut une belle aventure puisque nous avons pu démentir le fait que les gens pensaient qu’il ne pouvait pas y avoir de vie littéraire et culturelle à Nouakchott", a déclaré Bios Diallo lors de la cérémonie de clôture de la deuxième édition des Traversées Mauritanides.

Pour l’auteur d’Une Vie de Sébile, les Traversées Mauritanides, qui avaient réuni des auteurs comme Boubacar Boris Diop, Jean Rollin, Sophie Caratini, Fawzia Zouaria, Louis-Philippe Dalembert, ont démontré "qu’il y’avait une possibilité de créer une ambiance de lecture et d’attirer surtout les gens autour des débats".

"Nous sommes très contents que le tout se soit très bien déroulé grâce à une équipe très dynamique et soudée", ajoute-t-il en expliquant "que cette aventure n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien assez déterminant de la coopération française, du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, de Chinguittel, du PUNUD, de la CUN et autres qui ont accepté de soutenir Traversées Mauritqnides".

Il a aussi fait une mention spéciale aux auteurs mauritaniens qui ont participé à la deuxième édition des Traversées Mauritanides. "Qu’ils en soient remerciés et qu’ils sachent que désormais, il y’a un espace culturel, de livres qui leur est dédié, qui leur est ouvert et qui, d’année en année, va essayer de prospérer, va essayer de trouver d’autres rencontres pour permettre à la littérature mauritanienne d’exister", a-t-il lancé.

Le promoteur des Traversées Mauritanides a ensuite appelé les auteurs mauritaniens à travailler en synergie et de créer des rendez-vous littéraires comme le Colloque international pluridisciplinaire sur la littérature mauritanienne francophone organisé par l’université de Nouakchott du 14 au 15 décembre.

"Nous espérons vous retrouver l’année prochaine plus forts et plus soudés pour faire naître encore cette émulation en vous, créer de nouveaux lecteurs. Pendant les ateliers d’écriture beaucoup de gens ont découvert que les auteurs n’étaient pas des extraterrestres et qu’eux aussi, ils pouvaient écrire et qu’également, dans les écoles, il y’avait cet amour de s’intéresser à la lecture", a conclu Bios Diallo, tout ému.

Babacar Baye Ndiaye

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 19:41

mauritanides 9169La deuxième édition des rencontres littéraires "Traversées Mauritanides" a débuté, dimanche matin, à Nouakchott, au Musée National en présence d’hommes de lettres, de personnalités politiques, d’artistes, d’universitaires et de chercheurs.

"Traversées Mauritanides ne sont d’autre qu’une ambition de faire découvrir aux mauritaniens ce que c’est que la diversité culturelle qu’ils vivent au quotidien mais quelquefois qu’on a dû mal à porter sur le papier", a déclaré Bios Diallo, initiateur des Traversées Mauritanides.

"Elles permettent aux auteurs mauritaniens en herbe ou en devenir de fréquenter des auteurs déjà confirmés afin de créer, de donner à voir et à lire", a-t-il ajouté.

De grands noms des lettres africaines comme Boubacar Boris Diop du Sénégal, Djamel Mati de l’Algérie, Fawzia Zouari de la Tunisie, des auteurs français comme Jean Rollin ou Jean-Pierre Filiu et d’autres nationalités ont fait le déplacement à Nouakchott pour participer à la deuxième édition des Traversées Mauritanides.

"La culture permet d’approcher les peuples. Avec la culture, il n’y a pas de distance. Tout est franchissable à travers la culture", témoigne Bios Diallo.

La deuxième édition des Traversées Mauritanides est placée cette année sous le thème "Ecrits et Mémoire". Cette manifestation, qui se déroulera jusqu’au 16 décembre, est parrainée par Cheikh Hamidou Kane, auteur de L’Aventure Ambigüe.

"Nous considérons que l’accès au livre, de manière générale à la culture, à côté de l’inappréciable enrichissement de la personne et de l’accès à la vraie vie, constitue un instrument d’une grande efficacité au service de l’harmonie de la cité, du désir de vivre ensemble", a déclaré Hervé Besancenot.

"Certes, la culture n’est pas à elle seule le rempart de l’extrémisme et la violence. Elle en constitue pourtant un matériau essentiel et participe de manière aussi profonde que décisive à la réalisation de l’indispensable destin vers lequel nous tendons tous", a ajouté l’ambassadeur de France en Mauritanie.

Babacar Baye Ndiaye

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 19:42

Les rencontres littéraires "Traversées Mauritanides" célèbrent leur seconde édition. Vingt et un auteurs mauritaniens et étrangers y sont attendus pour parler de littérature, de poésie, des révolutions arabes, du livre en Afrique... 

Son initiateur, le journaliste et écrivain Bios Diallo, a annoncé mercredi le programme de la seconde édition qui aura lieu, àNouakchott, du 11 au 16 décembre 2011. Comme l'année dernière, on retrouve l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diopqui est l'auteur de "Le Temps de Tamango" et de "Murambi, le livre des ossements". Cheikh Hamidou Kane, qui était présent à la 1édition, sera le parrain de la seconde édition des "Traversées Mauritanides". 

Du côté de la Mauritanie, on retrouvera entre autre Mbareck Ould Beyrouck, Idoumou Ould Mohamed Lemine, El Khassem Ould Ahmédou, Mbouh Séta Diagana, Bâ Mamadou Kalidou, Rachid Ly... 

Cette manifestation culturelle tournée vers la littérature sera essentiellement soutenue par leService de Coopération et d'Action Culturelle (SCAC) de l'ambassade de France enMauritanie, l'opérateur téléphonique Chinguitel, l'Alliance Française en Mauritanie (AFM) et le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. Lors de la seconde édition des "Traversées Mauritanides", un hommage sera rendu à Ousmane Diagana qui est décédé, il y'a dix ans. 

Pour cette année, les rencontres littéraires "Traversées Mauritanides" se déplaceront àRosso, au sud de la Mauritanie"C'est un début d'ouverture", explique Bios Diallo."Désormais, chaque année, l'édition de Nouakchott sera accompagnée par une édition régionale", ajoute-t-il. Cette opération sera faite en partenariat avec la mairie de Rossoet la ville de Moissy-Cramayel en France qui est jumelée à l'agglomération du Trarza. Au menu, il y'aura une conférence portant sur "Les écrivains et la diversité culturelle".

Boubacar Boris Diop, Sophie Caratini, Fawzia Zouari et Elemine Baba en seront les principaux intervenants. Au menu du programme, à Rosso, il y'aura une soirée artistique offerte par la mairie de Rosso

Cette année, les "Traversées Mauritanides" ont pour thématique "Ecrits et Mémoire". Une manière de se tourner vers le Monde Arabe qui a connu cette année des soulèvements populaires et démocratiques. "Nous avons voulu voir en quoi la mémoire peut être sujette non seulement à discussions mais aussi peut prêter au développement de certaines idées", explique Bios Diallo. Comme l'année, les "Traversées Mauritanides" de 2011 restent dans la continuité de l'évènement littéraire. 

Babacar Baye Ndiaye

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:46

taleb.JPGLe mauritanien Taleb Ould Sid’Ahmed a défendu, mercredi matin, lors de sa présentation de son livre intitulé "L’Afrique face à ses retards, quelle place pour les NTIC?", à la librairie 15/21, à Nouakchott, l’autonomie de l’usager des moyens d’information et de communication qui sont devenus des moyens de contournement des pesanteurs sociales et politiques dans les pays africains.

 

Cette situation est parfaitement illustrée par l’émergence des réseaux sociaux modernes comme Facebook, Twitter, les blogs qui montrent qu’on ne peut plus contrôler l’opinion et/ou les usagers de l’Internet ainsi que la manière dont ils sont utilisés dans l’espace public dans la plupart des revendications populaires dans certains pays.

 

"L’expression populaire se déroule, aujourd’hui, sous nos yeux à travers des médias que le pouvoir politique et étatique ne contrôle plus. Cela signifie que l’usager des moyens d’information et de communication affirme de plus en plus son autonomie", explique Taleb Ould Sid’Ahmed.

 

Qui affirme que tout acteur social muni de son bagage culturel, psychologique et religieux peut lui-même structurer un espace public et recourir à une variété de moyens de communication pour véhiculer son opinion.

 

Son livre s’appesantit sur la place qu’occupent, de nos jours, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication dans les stratégies de développement en Afrique et notamment en Mauritanie où le discours officiel a toujours présenté Internet comme un outil de développement, de lutte contre la pauvreté. Une hypothèse que récuse l’auteur de "L’Afrique face à ses retards, quelle place pour les NTIC?"

 

"Comment nos concepteurs de stratégies de développement peuvent-ils affirmer, dans un pays comme le nôtre où les niveaux d’analphabétisme  sont encore élevés et où l’Internet est inaccessible à une majorité des citoyens, de manière dogmatique que l’outil d’Internet va gommer les inégalités sociales?", s’interroge Taleb Ould Sid’Ahmed.

 

De son avis, la majorité des usagers d’Internet utilise cet outil à d’autres fins que ce que le discours officiel a longtemps présenté comme outil de développement.

 

"J’ai été frappé par la contradiction qu’il y’avait entre le discours officiel et les pratiques réelles. Toutes les enquêtes que j’ai menées sur le terrain ont prouvé que l’usager mauritanien, comme les usagers africains et du monde arabe, détourne cette technologie", a indiqué Taleb Ould Sid’Ahmed.

 

Taleb Ould Sid’Ahmed est docteur en Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université Stendhal de Grenoble (France) et diplômé de l’IPSI en Tunisie. Il a été rédacteur en chef à la Télévision de Mauritanie. Il est actuellement chargé de communication au bureau de la Banque Mondiale à Abidjan en Côte d’Ivoire.

 

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 17:00

Bios Diallo1Le journaliste et écrivain mauritanien Bios Diallo invite dans un livre, qui vient de paraître chez l’Harmattan à Paris, les Mauritaniens à se mettre au service de la réconciliation nationale et à tourner définitivement la page des émeutes inter-communautaires de 1989.

Intitulé "La vie de Sébile", le roman de 195 pages aborde la thématique de la réconciliation nationale en Mauritanie à travers une relation amoureuse entre un jeune arabe (maure) et une jeune négro-africaine (peule).

"Le message principal de l’ouvrage, c’est de dire qu’il y a eu des choses très douloureuses dans le passé, mais il faut maintenant qu’on accepte de dialoguer, de se parler pour accélérer la cicatrisation de la plaie. Le livre est donc un dialogue entre la jeune fille, qui défend certaines positions intransigeantes et le jeune homme, qui répond qu’on ne peut pas tenir tout le monde pour responsable de ce qui s’est passé", a expliqué l’auteur à la PANA.

Le roman de Bios Diallo suit la trajectoire amoureuse de ces deux personnages d’abord en Mauritanie, puis dans les camps de réfugiés négro-mauritaniens au Sénégal et en France où la jeune fille et son prétendant finissent par arriver.

"A travers cette trame, je plaide pour que les Mauritaniens acceptent le dialogue pour avancer. Je soutiens que ce n’est pas pour rien qu’on dit de la Mauritanie qu’elle est une nation charnière. Un pays multiracial et multiculturel. J’exhorte chacun à apporter sa contribution à ce vivre-ensemble, qui ne peut être le fait du seul président de la République ou du seul pouvoir en place", a argumenté le journaliste-écrivain mauritanien.

Dans "Les pleurs d’Arc-en-ciel", paru en 2002 chez l’Harmattan et dans "Les os de la terre", publié en 2009 chez le même éditeur, Bios Diallo, fondateur des rencontres littéraires "Traversées Mauritanides", revient déjà très largement sur les affrontements inter-communautaires de 1989 qui ont fait plusieurs dizaines de morts et contraint des milliers de Mauritaniens à l’exil au Mali et au Sénégal.

"Dans ces deux recueils de poésie, je reviens également sur la nécessité de surmonter les différences pour construire la nation mauritanienne. Une nation se construit sur le long terme; le processus devient encore plus long, si elle a été blessée. Je reprends ces thèmes dans mon roman, sachant que ce genre est souvent plus accessible que la poésie réputée hermétique au grand public", a encore dit le journaliste-écrivain mauritanien.

La réconciliation nationale et les questions de coexistence inter-communautaire ont inspiré de nombreux romans, des pièces de théâtre, des recueils de poésie, des nouvelles et des essais à des auteurs mauritaniens.

 

Source: PANAPRESS

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 15:36

bios dialloUne vie de sébile est un roman qui aspire à la réconciliation et à l’unité nationale en Mauritanie. En toile de fond, les événements de 1989.

L’auteur Bios, Moussa Diallo de son vrai nom, y relate une vie difficile et conflictuelle entre deux jeunes amoureux mauritaniens : Bayel, (fille Peule) et Haamé (métissé Peul et Maure). Malgré qu’ils soient liés par un pacte d’amour, ils se sépareront en raison du deuil qui frappe la famille de Bayel. Un deuil dont les oncles et tantes de Haame sont présumés complices.

L’histoire commence à Kidye, une ville imaginée par l’auteur, et qui se situerait quelque part dans le sud mauritanien. Ici Gon, «le petit dieu» sous les ordres de Coumba, perquisitionne les maisons.

Sa mission est « d’envoyer les démons (les noirs) au diable, vers l’autre rive du fleuve Sénégal.

Gon, et sa bande appelés «les Fanta», sèment la terreur. Partout où ils passent, on dénote « des morts et des blessés ». Parmi ces morts, il y a la fillette de Tegge, oncle de Bayel, que le drame poussera à la folie. Et pour s’échapper à la mort, Kesnido, la mère de Bayel, fait ses valises. Entre temps, elle aussi devient folle et «lâche ses habits dans la rue.»

Nimsa, le père de Haame, est du côté des Fan ennemis des Fanta. Par ce fait, n’a plus confiance en sa femme, Meté, soupçonnée d’appartenir aux Fanta, en raisons de ses liens de sang avec eux. Mete ne cesse, pourtant, de clamer son innocence et même d’essayer de détourner Coumba de son projet, par l’entremise de la femme Tevragh, jugée neutre.

Bayel, ne supporterant plus «le deuil et la déchirure», martèle : «Qu’on arrête de blesser la mémoire de ce peuple…Mon père, mes frères et sœurs sont tous enterrés dans ce pays. À cause de leur seule couleur de peau ». Puis, elle précise que ce conflit avec le Sénégal ne justifie en rien ce qui se passe. « C’est une bataille interne d’exclusion», dit-elle. Pour elle, il ne reste plus qu’à «prendre les arme» et de combattre, à partir de «l’autre rive, les lâches qui ont mis le couteau sous la gorge» de ses grands parents.

Mais Bayel ne réussira pas à convaincre Haame sur ce choix. Et pour cause : «les armes n’ont jamais rien résolu ». Il prône une solution par le dialogue. Bayel refuse, le traite d’indécis et d’être partagé entre les Fanta, sa lignée maternelle, et les Fan, le clan paternel. Il nie : «Tu te trompes ! Je ne cautionne rien. J’observe, impuissant (…) Je reste persuadé, aussi que tous mes oncles ne satisfont pas le dessin de Coumba

Bayel, malgré les conseils, quitte la ville, parce qu’elle «se refuse à être le témoin d’une terre où l’aurore brime la rosée». Et elle avoue son cœur plein de remords : «Haame, cette ville de Kidye n’est plus mienne». Elle s’en ira mais demeure attachée à la Mauritanie dont elle résume l’histoire : « Pour moi, dit-elle, l’histoire de ce pays, est celle de ma présence (…) La Mauritanie appartient à ceux qui l’habitent, aiment son drapeau».

Plus tard, dans les camps des réfugiés, à Dar Salam, sur l’autre rive, au Sénégal, Bayel mobilisera les réfugiés pour la résistance. Et quelque temps après, Haame la rejoint pour la convaincre à retourner au pays. «Bayel, c’est toi que je suis venu chercher. Je ne voudrai pas retourner sans toi». Sur le coup, elle ne le suit pas, mais par amour finira par le rejoindre à Seeno ( une ville facilement identifiable à Nouakchott. Pas pour longtemps.

Car, devant le refus de Haame à céder à la violence, Bayel se braque. Elle exhibe les morts pour faire la lumière sur se qui s’était passé. Catégorique, Haame lui dit : « On ne peut pas construire un pays en exhibant ses os». Bayel s’exile en France, en lui abandonnant « son lit et ses espoirs». En France, «terre des droits de l’homme», elle milite pour les droits de son peuple et se rend partout pour faire entendre sa voix. Ceci, jusqu’au jour où elle sera surprise de revoir Haame, venu en France, dans un sex shop.

Après cette bavure, Haamé renoue avec l’action militante et quitte Chabi, sa petite amie, qu’il croyait pourtant être «attachée à l’Afrique et aux africains». Puis il aura la curieuse révélation : «Tu sais, enfin, qui je suis, une perdue». Une perdue qui sera à l’origine de l’assassinat de Bayel. Les enquêteurs réécouteront ses appels téléphoniques avec Haame : « Cette écervelée de Bayel je l’aurai. Tu as intérêt à la mettre dehors …surtout de cesser de la soutenir dans ses actions».
Bayel, morte, ne sera pas enterrée, comme elle le souhaitait, chez elle à Kidye. Car pour «les autorités mauritaniennes» elle est « une traîtresse». Il n’empêche que des pèlerins viendront se prosterner devant son cercueil, lui rendre hommage à Juuga, à la frontière. Et c’est de là-bas que Haamé vient lui annoncer la bonne nouvelle : «une Mauritanie nouvelle est née. Une Mauritanie où tous les citoyens sont égaux». Une vie de sébile, un roman d’espoir, et pour la réconciliation.

Mohamed Diop

 

source: Nouakchott INFO

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:11

Un mauritanien, ancien réfugié au Senegal et qui vit aujourd'hui aux Etats-Unis, Mamadou Ibra Sy dit Siikam vient de défendre avec succès une thèse de Doctorat Es Lettres d'égyptologie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L'intitulé des la thèse est : "Essai de confirmation de l'unité culturelle africaine: les cosmogonies et théogonies africaines depuis l'Egypte ancienne".

Résumé de la thèse: Les sociétés africaines ont toujours privilégié l’oralité comme moyen de conservation, de diffusion et de transmission de leur histoire et de leur culture. Et dans ces sociétés de l’oralité, la religion joue un rôle essentiel.

Cette étude montre à suffisance que les récits cosmogoniques et théogoniques africains constituent l’édifice de la religion et qu’ils peuvent servir de technique fiable dans l’investigation des relations culturelles entre l’Égypte ancienne et le reste de l’Afrique noire.

Partout, sous l’éclairage de ces récits, la culture de l’Afrique noire, en dépit d’une diversité d’apparence née de la multiplicité des cadres naturels post pharaoniques, est apparue comme le produit d’un moule commun.

L’unité culturelle africaine n’est pas un idéal à atteindre mais une réalité qui a été forgée sur les rives du Nil grâce aux expériences du Sahara et dont les manifestations continuent encore de couvrir tout le continent noir.

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 14:56

Bios-Diallo1.JPGBios Diallo a présenté ce 18 janvier, au centre culturel français Antoine de Saint-Exupéry de Nouakchott, son nouveau roman intitulé Une vie de Sébile. Ce livre s’inspire des évènements de 1989 qui ont mutilé la Mauritanie qui vit toujours les séquelles de ce sujet dramatique. Avec Une vie de Sébile, Bios Diallo s’y met aussi en s’élevant contre l’injustice.

 

"Un livre comme Une Vie de Sébile permet de dire aux gens que ceci s’est produit et que c’est possible encore que cela se produise si l’on n’y prend pas garde. Le livre permet non seulement de cicatriser la plaie de ce qui s’était passé en 1989 mais d’attirer l’attention des gens aussi. Les dérives sont toujours possibles donc il faut s’y préparer, d’être vigilant et prudent dans la manière de parler que dans les comportements quotidiens", explique Bios Diallo, souhaitant que les mauritaniens avancent vers plus de complémentarité, d’unité et d’ouverture.

 

"Je ne dis pas qu’il y’a des signes avant-coureurs. Mais, ce qui se passe, à travers le monde, dans certains pays, doit nous inspirer et attirer notre attention. Nous aussi, nous devons dire que nous avons tirés des leçons qui se sont passées en 1989. Personne n’avait prédit cela et cru que des mauritaniens pouvaient s’attaquer à des mauritaniens. C’est ce qui est arrivé. Maintenant, il faut qu’on dise que plus jamais cela ne va avoir lieu", ajoute l’auteur d’Une vie de Sébile.

 

L’ancien présentateur de l’émission "Mauritanie Plus" sur la Télévision de Mauritanie a précisé qu’Une vie de Sébile, qui évoque un sujet dramatique, n’est ni politique ni engagé. "J’estime simplement que j’écris, j’attire l’attention sur une situation. Je ne dresse pas les uns contre les autres. Je lance un message d’unité à travers ce livre", dit-il.

 

Bios Diallo a déjà publié Les Pleurs de l’Arc-en-ciel en 2002 et Les Os de la terre en 2009. Des recueils de poésie qui oscillent entre espoir et colère. Puis, un essai, De la naissance au mariage chez les Peuls de Mauritanie aux éditions Karthala, préfacé par Cheikh Hamidou Kane, l’auteur de L’Aventure ambiguë.

 

Il a également collaboré, en outre, à deux ouvrages : Les Paris des Africains (Ed. Cauris en 2002), portraits d’Africains vivant dans la capitale française et A Césaire et nous(Ed. Cauris en 2004), qui est un hommage au poète antillais, l’un des fondateurs du mouvement de la Négritude.

 

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

 

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