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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 16:40

Monza1-copie-1A quelques jours de son grand retour à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), le rappeur Monza (Emoenza) affaiche une forme d’acier et une assurance inébranlable pour offrir au public un concert inoubliable.

Pour les besoins de ce spectacle, le président 2La Rue Publik s’est fait entourer de Guéladjo Bâ à la guitare folk, de Papa Diop à la batterie, de Cheikhou Bâ à la percussion, de Papis Koné à la guitare solo. Aux chœurs, on retrouvera Ziza, lauréat d’Assalamalekoum Découvertes 2011, Assia et Ebène, deux nouvelles voix du rap féminin mauritanien.

Depuis le 15 janvier dernier, Monza et ceux qui vont l’accompagner sur la scène ont pris leurs quartiers à l’Institut Français de Mauritanie (IFM).

Dans cette interview-video exclusive réalisée dimanche soir, à la fin de ses répétitions, le président 2La Rue Publik revient sur son concert du 23 février , la préparation de ces deux albums, la crise universitaire qui secoue la Mauritanie. Monza, un rappeur à la dimension africaine, s’est prononcé aussi sur la candidature de Me Abdoulaye Wade et la situation délétère qui prévaut actuellement au Sénégal. (Pour voir la video, cliquez sur ce lien: http://www.cridem.org/C_Info.php?article=626323)

Babacar Baye Ndiaye

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:49

Cee-Pee.jpgAprès son featuring éclaboussant avec Adviser (first last love) qui a connu un grand succès en créant le buzz sur les réseaux sociaux, le rappeur Cee Pee marque à son répertoire un nouveau duo. Mais, cette fois-ci, avec une ponte du rap sénégalais.

Cee Pee a prêté sa voix sur le single ("Li lumu doon?" "What's this?") de Xuman, l’un des rappeurs sénégalais les plus engagés. Sur un ton séduisant, Cee Pee y déroule, dans une collaboration de haute facture, toute son énergie et son efficacité musicale. Au grand plaisir de nos yeux et de nos oreilles !

Dans ce morceau sorti au début de janvier 2012, Xuman très mobilisé contre une troisième candidature de Me Abdoulaye Wade dénonce avec la dernière énergie la mal-gouvernance du régime de l’actuel président sénégalais. Il s’attaque également à la profession passive des marabouts qui bénéficient des largesses du pouvoir et ferment les yeux sur les difficultés que vivent les Sénégalais.

Depuis qu’il est au Sénégal, Cee Pee ne cesse de s’inventer sur le plan musical et de s’imposer sur la scène musicale sénégalaise. Cee Pee, qui n’est pas prophète chez lui, rendra disponible au Sénégal son premier album dont la sortie serait prévue au mois de mars prochain.

Babacar Baye Ndiaye

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 03:24

diam__min_tekki_0600.JPGLes lignes bougent dans le milieu du hip hop mauritanien. Jusque-là observateurs, les rappeurs mauritaniens semblent ne point apprécier l’évolution actuelle de leur pays. Et, pour montrer qu’ils sont aussi concernés, au même titre que la classe politique, la société civile et les forces syndicales, ils ont porté mardi, à l’après-midi, à El Mina, sur les fonds baptismaux le Mouvement "On refuse".

Refus par rapport à l’injustice, à la discrimination, au favoritisme. Refus aussi par rapport à la mise à l’écart des rappeurs mauritaniens en ce qui concerne la politique culturelle de l’Etat mauritanien.

Le 25 janvier, les initiateurs de ce mouvement organiseront un concert à El Mina. Le lendemain, ils tiendront une conférence de presse pour annoncer les contours de leur initiative.

On verra bien, comme au Sénégal avec le mouvement "Y’en a marre" qui a été à la pointe de la contestation contre une troisième candidature de Me Abdoulaye Wade, si nos rappeurs, souvent arrière-garde, pourront changer le cours de l’Histoire de la Mauritanie.

Babacar Baye Ndiaye

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 02:30

youpiYoupi 4 Ever continue à faire parler de lui sur la scène musicale. Le rappeur, qui a sorti coup sur coup en 2011 deux albums, Maan ak Yeen et Main dans la main, est sur le point de faire ses premiers pas au cinéma. Pour les besoins de la réalisation de son premier film, Solmajeur, le Bad Boy du rap mauritanien, qui dégouline d’idées, a fait appel à la structure de production, Video Pro Pub Laser de Doudou Seck pour bosser sur ce film.

Le rappeur le plus en vue de l’année 2011en sera l’acteur principal. Son film, Solmajeur, qui est une fenêtre ouverte sur l’univers du hip hop, à travers son personnage, retrace la vie d’un artiste socialement engagé. Il vient d’en dévoiler les thèmes qui tourneront autour du vagabondage sexuel, du VIH/Sida, de la scolarisation des filles, de la maltraitance des enfants de la rue, de la lutte contre le paludisme…

Il entamera fin janvier et pendant tout le mois de février une tounee dans les 9 moughattas de Nouakchott et à l’intérieur du pays comme à Nouadhibou, Zouérate, Kaédi, Boghé et Sélibaby. Cette tournée sera sanctionnée par deux méga-concerts à Nouakchott pour annoncer la sortie de son film, Solmajeur, prévu vers Avril 2012.

Babacar Baye Ndiaye

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 03:15

cheikh-oumar-anne.jpgL’un des membres de Habobe E Bassal, a samedi matin, appelé au secours d’Abou Fall, lui aussi, membre du groupe de rap de la Socim. Abou Fall, brillant rappeur, a été amputé des deux doigts de sa main gauche, le 28 novembre 2011, à la suite d’une marche pacifique commémorant les 20 ans de la pendaison des militaires mauritaniens tués à Inal.

Il avait malencontreusement reçu de la main gauche une grenade lacrymogène qui volera en éclats avant de toucher le sol. Ce qui lui avait valu d’être amputé de ses deux doitgs de la main gauche. "Après l’amputation de ses doigts, la cicatrisation ne s’est pas bien refermée. Sa main saigne toujours et lui fait toujours mal. Abou Fall a besoin d’une nouvelle intervention chirurgicale pour éviter que son bras ne s’infecte", a expliqué Cheikh Oumar Anne.

Abou Fall a été admis au Centre Hospitalier National (CHN) de Nouakchott où il sortira le 6 décembre 2011. Les soins qui lui ont été adminsitrés n’ont pas complètement cicatrisé sa grave blessure. Sauf qu’il en est sorti amputé de ses deux doitgs. Cette situation a porté un coup dur à Habobe E Bassal qui ne s’est plus produit depuis le drame d’Abou Fall qui a besoin d’être évacué à l’extérieur pour soigner sa blessure.

Pour toute info suplémentaire, contacter Cheikh Oumar Anne: 46 07 30 67 ou 20 83 78 18

Babacar Baye Ndiaye

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:33

Force-Trankil.JPGAvant la sortie de leur album, ils étaient à l’antichambre de la Cour des grands. Ça y est maintenant, c’est fait. Abderrahmane Sow dit Abda MC et Amath Abderrahmane Boye alias Roi Hems, qui forment le collectif de rap Force Trankil, viennent d’ouvrir leur compteur discographique en signant leur premier album, Kaaldel Goonga.

Mixé et arrangé par Dadiňhio du studio 308 de Nouakchott, l’album Kaalden Goonga déroule le tapis aux nouvelles voix du rap mauritanien : My Flow dans Enfant du ghetto, One Love et Naane Berde, Habobé E Bassal, Noura Mint Seymali, Chico de Souffrance du MIC, Soni Marémou dans Unité Nationale, Impérial dans Telo E Mbedda.

Album offensif, le ton est donné à la chanson-titre Kaalden Goonga qui surprend par sa tonicité et le message qui y est véhiculé. Le collectif n’y va pas avec le dos de la cuillère pour taper sur la table en dénonçant les systèmes politiques qui ont dirigé la Mauritanie, les mensonges érigés en mode de gouvernement.

Dans le titre Enfant du Ghetto, le collectif installe l’auditeur dans les bidonvilles de Nouakchott avec son lot de misère, de pauvreté, d’insécurité, d’agressions physiques, d’absence d’infrastructures de base. " Enfant du Ghetto ! Lèves-toi et bats-toi" pour changer cette situation, chante en refrain Force Trankil. " Enfant du Ghetto ! Lèves-toi et bats-toi ! Dans le Ghetto, n’importe qui est une cible", explique le collectif.

On peut faire toute sorte de griefs à l’album Kaalden Goonga sauf d’être intrépide. Là-dessus, on est bien servi par Force Trankil. Sur la plage Sunu Nekine, Abda MC et Roi Hems remue le couteau dans la plaie. Ils ne comprennent pas comment un pays comme la Mauritanie qui regorge d’énormes potentialités n’arrive pas à résoudre le chômage des jeunes, les conditions de vie très difficiles des populations...

Le morceau Ko Ni Worii entraîne inéluctablement dans une autre dimension musicale. Ici, les collaborations de Guéladjo Bâ, Ousmane Touré et Youba Guissé donnent à ce morceau un air nostalgique et exotique. L’expression des rythmes traditionnels ajoute à l’album une impression d’être enregistré sur les rives du fleuve Sénégal.

Au fur et à mesure que le ton s’amoncelle, la musique devient tantôt spirituelle avec Haguila Ji To Allah et déchirante avec Mbeda Yilo. Avec Naane Berde, Force Trankil remonte la pente du temps. Les voix d’Abda MC et Roi Hems déchirent le tissu de l’oubli, leurs âmes se révoltent de l’oppression, de l’injustice.

Kaalden Goonga offre une sorte de quiétude à celui qui l’écoute. Au titre Telo E Mbedda, le son de la calebasse jouée par Maguette Sy et des maracas que malmène Cheikhou Bâ comble le cœur et l’esprit.

On retrouve sur l’album Kaalden Goonga une chanson sur l’Unité Nationale. Dans la même veine, mais sur un registre complètement reggae, Force Trankil, dans Yes we can, une expression empruntée à Barack Obama, exprime leur rêve de voir l’Afrique unie, débarrassée de la corruption, de la dictature, du racisme, de la haine…

Kaalden Goonga est aussi une sorte d’hommage à des icônes de la résistance africaine comme Nelson Mandela, Thomas Sankara. A celui-ci, ils ont emprunté sa célèbre formule : La patrie ou la mort, nous vaincrons que l’on retrouve sur le verso de la pochette de leur album, rempli de rage, d’énergie et de force.

Babacar Baye Ndiaye

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 14:28
Original-Ngaal-Poulal.JPGEn cette nuit du 2 décembre 2011 qui marque l’ouverture de la 6e édition du Festival «Les Blues du Fleuve», le quai Boubou Sall de Podor accueille un monde fou qui a déjà vu défiler sur la grande scène imposante Bataillon Blindé, Bidew Bou Bess, Dougg E Tee et bientôt le mythique groupe de rap Dara-J Family
En 2008, ils étaient déjà là, brandissant fièrement le drapeau de leur pays, la Mauritanie. En 2011, ils sont revenus pour y essaimer leur rap. Le promoteur du Festival «Les Blues du Fleuve», Baba Maal, les a, à nouveau, invités à partager la scène de cet évènement culturel qui a pour vocation de promouvoir l’intégration entre le Sénégal, la Mauritanie, le Mali et la Guinée Conakry, avec la crème du Hip Hop sénégalais. 
Ces jeunes sont réunis autour du collectif de rap, Original Ngaal Poulal, l’inventeur du Chinga Linga Ling.
Original Ngaal Poulal est composé de Moussa Dia, le benjamin du groupe, de Boubacar Traoré alias Bebsbi et de Racine Dia dit RJ, le plus connu du collectif. Depuis trois ans, le collectif a connu une ascension fulgurante et a fini par se hisser sur le toit du hip hop mauritanien. Une montée en puissance qu’ils doivent à leur engagement et à leur différence sur le plan musical. 
Créé au début des années 2000, Original Ngaal Poulal s’est très tôt confronté à la Police du régime de Mâaouiya Ould Sid’Ahmed Taya. Déjà, à l’époque, ils se faisaient remarquer par leur engagement précoce, par leur envie de débusquer le système politique qui gouvernait la Mauritanie
Le groupe Original Ngaal Poulal s’est construit sur les terres sèches du 5e arrondissement non loin du légendaire «Robinet Sarakhoulé», leur fief, où ils ont grandi.  A l’origine, ils étaient deux : RJ et Moussa Dia qui décident de former Original Ngaal Poulal, pour exprimer leur besoin d’authenticité et de créativité.
Ils poussent les portes et voyagent à travers les routes.  En 2002, ils sont invités aux 72 Heures de Kaédi qui rassemblent des artistes de renom comme Thiédel Mbaye et Ousmane Hamady Diop, au sommet de son art. 
Ils se forgent. Ils composent des morceaux comme «L’union fait la force» ou «Kooy Adamen Jeeya». Leur rap s’impose. Désormais, il faudra compter avec Original Ngaal Poulal qui s’élargit avec l’arrivée de Boubacar Traoré, un ami d’enfance et un ancien de B.O.B Juniors, à l’époque composé d’AMD, devenu Adviser, et d’Original Tidiane (OT).
En 2008, ils se produisent à la Fête de la Musique, à l’ex-Ccf de Nouakchott, à côté de Cheikh Ould Lebiadh, Noura Mint Seymali, Ewlade Leblade…La même année, ils sont invités pour la première fois, à Podor, par Baba Maal, au Festival «Les Blues du Fleuve»
En 2009, ils font partie des groupes qui assurent la première partie de Tunisiano, tête d’affiche d’Assalamalekoum Festival International et une grosse ponte du rap français. 
Ils sillonnent la Mauritanie et le Sénégal. Ils sont sollicités pour jouer à des concerts de sensibilisation sur le VIH/Sida, l’excision, les droits de la Femme et de l’Enfant, participent à des concerts humanitaires. 
Au Sénégal, dans le Fouta notamment, où ils comptent des centaines de fans, ils finissent par marquer les esprits. L’année 2008 devient une année charnière pour le collectif de rap Original Ngaal Poulal. Entre 2008 et 2011, ils feront plus de 250 concerts entre la Mauritanie et le Sénégal.
Le groupe se prépare à sortir son premier album, Naanguito (accroche-toi), enregistré entre Dakar et Nouakchott
Babacar Baye Ndiaye pour Cridem
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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 01:32

adviser_ambirame.jpgLa prestation d’Adviser, lors de la finale de la super-coupe qui a eu lieu le 28 novembre 2011, au Stade Olympique, a fait un bruit d’enfer. On l’accuse d’avoir été acheté par les pouvoirs publics. Peiné et choqué, le rappeur dit n’avoir pas du tout apprécié l’averse de critiques et de dénigrements qui s’est abattue sur lui.

"J’ai eu mal au cœur. Cela m’a fait beaucoup de peine de voir des gens souiller mon image et mon nom au simple motif que j’ai joué le jour de l’indépendance de la Mauritanie", a déclaré Adviser. "Je veux que tout le monde sache que le 28 novembre, je ne suis pas parti pour chanter Ould Abdel Aziz non plus pour le gouvernement. J’étais parti pour chanter pour la Fédération mauritanienne de football.

On m’a sollicité pour animer la mi-temps de la finale de la Super-coupe. Sincèrement, cela m’a fait trop mal que des gens racontent du n’importe quoi sur moi"
, a-t-il ajouté.

Adviser se dit très surpris. D’autant plus qu’on ne l’a pas payé pour soudoyer qui que ce soit. "J’étais Stade Olympique pour soutenir le football mauritanien. Ce n’était même pas un concert", se défend le rappeur de la Médina R. S’il est monté sur scène, c’est tout simplement parce qu’il a été invité par les responsables de la Fédération mauritanienne de football. "J’étais vraiment choqué", a-t-il réaffirmé.

Pour Adviser, rien ne l’amènera vers le bas jusqu'à toucher quasiment le fond. La preuve : "Je ne chanterai jamais pour la politique. Je ne chanterai jamais pour qui que ce soit. Le gouvernement n’a rien fait pour moi pour que je le chante. Tout ce que j’ai aujourd’hui, je le dois à mes fans qui m’ont donné le courage d’y croire.

Il faut qu’ils sachent que le 28 novembre, j’étais parti chanter pour la finale de la Super-coupe. Ce n’était même pas la Coupe du Président de la République. Ceux qui sont en train de créer des illusions dans l’esprit de mes fans et des mauritaniens se trompent lourdement".

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 06:53

force trankilBonne nouvelle pour les fans de Force Trankil. Le groupe vient d’annoncer la sortie officielle de leur premier album le 8 décembre 2011, à Nouakchott. Cet album est baptisé Kaalden Gonga. Autrement dit, parlons en toute franchise!

Force Trankil, créé en 2005, est un duo composé de Roi Hems et d’Abda MC. Le collectif a déjà écumé de nombreuses scènes en Mauritanie et au Sénégal. En avril 2011, le groupe a été invité à la 8e édition du Festival International Rapandar qui a eu lieu du 27 au 30 avril 2011, à Saint-Louis du Sénégal.

Le collectif s’est démonté dans son premier album, Kaalden Gonga, en composant 14 titres inédits, chantés en poular, wolof, français et anglais. Sur le plan thématique, l’album Kaalden Gonga est taillé dans le roc des maux qui ruinent la Mauritanie et l’Afrique : la dictature, la pauvreté, l’absence de perspectives pour la jeunesse, le manque de liberté de parole…

Roi Hems et Abda MC ont pu regrouper autour de leur premier album, Kaalden Gonga, Haboobe Bassal, Souffrance du MIC, Sonimaremou, My Flow, Noura Mint Seymali, Impérial Charghawi et Hawa Djiméra.

A l’image de la Mauritanie, l’album Kaalden Gonga offrira une musique diversifiée et plurielle.

Babacar Baye Ndiaye

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 20:09

photo accueilC’est une première musicale en Mauritanie ! Des rappeurs sont, depuis vendredi au studio Zaza Productions, pour sortir dans "les jours prochains" une chanson sur le recensement.

Mais, d’ores et déjà, l’initiateur de cette idée Monza a expliqué vendredi que les rappeurs mauritaniens ne s’invitent pas dans le débat sur le recensement pour verser dans la polémique.

"On a senti une certaine division dans les idées, dans la façon de voir ce recensement. En tant qu’artiste mauritanien, on a une part de responsabilité à jouer surtout lorsqu’il y’a un problème. Et, effectivement, il y’a un problème.

Il y’a des tensions. On se plaint des procédures du recensement", a affirmé Monza, précisant néanmoins que cette initiative n’a aucune visée politique et ne se range derrière aucune initiative ou mouvement crée pour s’élever contre le recensement.

"Nous sommes pour le recensement mais pour un recensement égalitaire. Il faut que chaque mauritanien soit recensé parce que c’est un mauritanien. Le recensement, c’est du ressort de l’Etat qui a le devoir de recenser tous les mauritaniens. Il est de notre devoir, en tant qu’artiste, de faire quelque chose pour un recensement égalitaire entre tous les mauritaniens, pour que chaque mauritanien se sente apprécié à sa juste valeur", a-t-il rappelé.

"On est tous concerné par ce qui passe en Mauritanie. On est des ambassadeurs de la population. Tout ce qui les touche nous concerne", a ajouté Omzo du collectif de rap Minen Tèye, un des premiers rappeurs à avoir répondu à l’initiative de Monza.

L’initiateur d’Assalamalekoum Festival International n’a pas manqué de faire un cours d’histoire à l’Administrateur-directeur Général de l'Agence nationale du registre de la population et la sécurisation des documents M’Rabih Rabou Ould El Hadrami.

"C’est vrai qu’on est mauritanien, dit-il. Mais, il ne faut pas oublier qu’entre la Mauritanie et les pays qui l’entourent, il y’a toujours eu un brassage. Il ne faut pas oublier non plus qu’à une certaine époque, il n’y avait pas toutes ces frontières qui font qu’ici, c’est la Mauritanie, là-bas, c’est le Sénégal, le Mali, le Maroc, l’Algérie ou le Sahara Occidental".

Cette chanson dont le titre n’a pas encore été révélé et qui verra la participation des grandes voix du rap mauritanien s’insurge aussi contre le communautarisme, le racisme, la haine, l’ethnicisme. "On n’acceptera pas qu’on nous divise. On peut essayer de kidnapper la Mauritanie mais on ne peut pas nous enlever ce fait d’être mauritaniens", a expliqué Monza.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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