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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 03:58

seth-sharp-and-the-clock-copie-1.jpegA leur actif, dans leur discographie, deux albums : "A Song for You" sorti en octobre 2006 et "Life Confection" sorti en juin 2007.

Le week end dernier à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott, The Black Clock, sous l’initiative de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie, ont offert un concert gratuit. Ils ont été dans notre pays dans le cadre des relations culturelles américano-mauritaniennes.

Beaucoup d’enfants suivent, souvent, les traces de leurs géniteurs. Ils s’écartent très rarement du chemin que leurs parents voudraient qu’ils arpentent.

Seth Sharp n’a pas échappé à cette volonté parentale. Sa mère, Francis Mc Alpbe Sharp, une actrice et une chanteuse américaine, lui a fait découvrir très tôt la musique classique, les ballets.

Elle lui donna l’envie de s’essayer à la musique parce qu’il assistait régulièrement à ses répétitions. Les années passèrent et Seth Sharp devenu adulte se découvrit des aptitudes musicales innées.

Sa mère, malgré qu’elle le portait encore dans son ventre, continuait à jouer des pièces de théâtre sur scène. "C’est de là sans doute que j’ai contracté le virus de la musique. A bas âge, j’accompagnais souvent ma mère à ses répétitions", confie-t-il avec beaucoup d’émotion.

The Black Clock est un groupe de jeunes musiciens américains qui font de la World Music avec un zeste de Jazz, de Soul, de Funk, de Blues, de Gospel et de  Musique Classique.

Un parfum de diversité pour toucher un maximum de public. "J’aime mettre beaucoup de genres dans ma musique", avoue Seth Sharp, lead vocal du groupe.

Il y a des événements dans notre vie qui nous marqueront à jamais, des événements qui resteront toujours gravés au fond de notre mémoire. Pour Seth Sharp, ce fut quand il a chanté à la Maison Blanche pour le Président des Etats Unis, Bill Clinton. 

Et l’autre événement s’est déroulé à Brazzaville au Congo quand lui et sa bande ont joué devant plus de 18.000 spectateurs hyper enthousiasmés. D’ailleurs, il a écrit un morceau exclusivement dédié à Brazzaville.

Seth Sharp est un musicien qui tient beaucoup à la mélodie, à l’amour et à l’espoir. Parfois même, il se permet des chants religieux (gospel) même s’il sait que tout le monde n’est pas religieux.

Petiot, avoue-t-il, il était "vraiment timide" sauf quand il chantonnait. Des moments de bonheur et de déceptions, il en a rencontré de toutes les couleurs comme tout le monde dans sa vie.

Mais Seth Sharp sait très bien ce qui l’attend "dans l’industrie musicale qui est très difficile et très complexe car il y a beaucoup de requins dans ce business et il faut savoir parlementer avec eux pour réussir". Et si, jusque là, il n’a pas été la proie de ces "bestioles", c’est grâce en grande partie à sa sœur qui est avocate.

Seth Sharp qui se dit très heureux d’être en Mauritanie qu’il trouve pépère est là par l’intermédiaire d’une compatriote travaillant à l’ambassade américaine de Paris qui lui a proposé d’aller jouer en Afrique.

Etablis en Island où ils sont mieux connus qu’aux états unis, The Black Clock est à leur deuxième voyage en Afrique. Au début de l’aventure, c’était uniquement Seth Sharp qui faisait ses concerts seul en Island. Au fil du temps, il sentit la nécessité de créer son propre groupe qui existe depuis 2006. Depuis lors, c’est devenu Seth Sharp and the Black Clock, un nom de groupe assez particulier.

"La première fois que j’ai joué avec mon groupe en Island, il n y avait pas de nom pour la bande. Il y a quelqu’un qui a demandé le nom du groupe…Un moment ,je marchais rêveur et d’un coup, j’ai entendu des gens glapir «Black Clock ! », «Black Clock ! », « Black Clock !»…je me suis dit que c’est l’appellation qu’on va donner à notre bande", raconte Seth Sharp l’air très ému.

Marié ? "Je n’ai pas le temps pour me consacrer à cela. Pour le moment, je suis marié avec ma musique", dit-il avec beaucoup d’humour dans un accent français hilarant et jovial. Et pourquoi pas aussi pas de présence féminine dans son groupe ? "J’ai cherché une femme mais je n’ai pas trouvé. Je suis triste qu’il n’y ait pas la présence féminine dans mon groupe", regrette-t-il.

Ses stars préférées, disons plutôt ses icônes, ne sont autres que Michael Jackson, Stevie Wonder et Jennifer Holiday, des mégas stars dont les chansons ont beaucoup bourdonné dans ses oreilles et l’ont admirablement influencé. Certainement, il rêve déjà, un jour, de faire comme elles, de suivre leurs traces : conquérir le monde !

Babacar Baye Ndiaye

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Published by Babacar Baye Ndiaye dit - dans Archives
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