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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:33

 takeifa_1321.jpgLa deuxième conférence d’Arterial Network (AN) organisée par Adafest/Arterial Sénégal en association avec Arterial Network Mauritanie s’est achevée vendredi 16 novembre à Dakar par un grand spectacle de Takeifa, à l’Hôtel Ngor Diarama. Au Sénégal, Takeifa a réussi à se faire un nom au-delà des frontières du Sénégal et notamment du mbalax, cette musique la plus consommée au Sénégal.

Auteur de deux albums, Diaspora (2008) et Get free (2012), Takeifa, qui réunit quatre frères et sœurs (Jac, Cheikh Tidiane, Ibrahima, Falou et Maa Khoudia) et Waraba, le nouveau venu, a fait beaucoup parler de lui en cette année 2012. Douze après après sa création, à Kaolack (centre, Sénégal), le parcours de Takeifa a été récompensé par une 3e place lors du prestigieux concours du prix Découvertes RFI-France 24 en 2012 remporté par le namibien Elemotho.

Après avoir ouvert sur Talibé, extrait de leur dernier album, Takeifa a enchaîné ses tubes, en interprétant notamment Guissane, Gounela ou encore No stress, ainsi que leurs deux célèbres titres : le single Fire et puis Get free dans lequels on retrouve du rock ou encore du jazz.

Le réseau ARTerial, ou ARTerial Network, comprend un ensemble informel et dynamique d’individus, d’institutions et de partenaires financiers œuvrant dans le secteur culturel africain. Ce réseau vise à soutenir la croissance et l’efficacité des arts et de la culture africains ainsi qu’à améliorer la pérennité des industries créatrices en Afrique.

ARTerial Network est le seul réseau continental d’artistes, d’activistes culturels, d’ONG dans le secteur des arts, d’entreprises culturelles et d’autres acteurs engagés à développer la musique, la danse, le théâtre, la littérature, l’artisanat, le design, les arts visuels et le cinéma africains.

Babacar Baye Ndiaye

 


 


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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 22:43

MatadorIl s’est fait un nom, au Sénégal, avec des albums qui donnent matière à réflexion. Son deuxième album, Vox Populi, sort ce samedi 3 novembre à Dakar, la capitale sénégalaise qui l’a vu grandir. Le point de départ de ce rappeur, né à Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, a débuté d’abord avec le collectif de rap, WA BMG 44.

Pour le jeune rappeur et sa bande de copains, c’est le succès qui s’enchaine avec la sortie de deux albums en l’occurrence, J Hardcore en 1998 et 44.4 Life en 2004.

Par la suite, Matador décide de poursuivre sa route. A l’arrivée, il sort en 2007 son premier album, au confluent du rap et du slam, Xippil Xol (Ouvres les yeux). Cet album va le faire rebondir et le propulser au sommet de sa carrière.

Il tente de se faire connaitre en dehors des frontières sénégalaises en travaillant autour d’un extended play (EP), avec le groupe Brésilien Suba, en collaboration avec Live Band.

En dehors de son statut de rappeur, Matador est un producteur de musique. Il est également le président d’Africulturban. Il est formateur à l’ONG Plan International depuis 4 ans et depuis 2011, il est nommé ambassadeur de bonne volonté au niveau de l’Observatoire des Migrations installé à Bruxelles en Belgique.

A ses côtés pour ce deuxième album, on retrouve entre autres voix, celles de Didier Awadi et de Xuman. Matador s’est produit en 2009 et en 2011 au Festival Assalamalekoum International organisé par Kane Limam dit Monza.

Babacar Baye Ndiaye

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:12

ouza-diallo.jpg

Ouza Diallo, chanteur d’origine sénégalaise, a toujours révélé dans ses chansons un artiste panafricain engagé et contestataire.

Dans les années 70, il s’était produit à Nouakchott moins alambiqué qu’aujourd’hui. Quarante plus tard, il est revenu en Mauritanie.

Mais, cette fois-ci pour accompagner sa fille, Adiouza, l’une des invitées de la 5e édition du Festival Assalamalekoum qui s’est déroulé à Nouakchott du 21 au 29 juin 2012. Entretien.

Cridem : Vous vous êtes fait connaitre par votre engagement et votre militantisme. Comment cela s’est-il imposé en vous ?

Ouza Diallo : Je suis né gauchiste. J’ai toujours cru à mon Afrique, à ma race. C’est la raison pour laquelle, je suis en phase avec le Président gambien Yaya Jammeh, un ami très intime à moi. On croit toujours au panafricanisme. L’engagement, c’est quelque chose d’inné chez moi. Etre un homme engagé a toujours été ma démarche.

Cridem : Vous vous réclamez d’être un homme engagé qui ne se gêne pas de revendiquer son amitié avec Yaya Jammeh souvent accusé de dictateur, d’oppresseur. Est-ce que ce n’est pas un peu contradictoire dans votre démarche idéologique ?

Ouza Diallo : Les gens n’ont rien compris. Ceux qui ont amené ces principes de respect de la démocratie, des droits de l’Homme, c’est les révolutionnaires de 1789. La révolution de 1789 a fait 80 ans avant de porter ses fruits et voire jusqu’à présent, les démocraties occidentales connaissent souvent des failles et des imperfections.

En Afrique, nous venons d’avoir, pour la plupart des Etats, 52 ans d’indépendance. J’ai fait la Gambie dans les années 70. A l’époque, c’était Daouda Diawara qui en était le Président de la République. Comparée à aujourd’hui, j’ai compris ce que Yaya Jammeh a réalisé pour la Gambie.

Kwamé Nkrumah, Sékou Touré, Patrice Lumumba…Les occidentaux nous ont toujours fait croire qu’ils étaient des renégats. Or, ce sont eux les véritables traîtres. La guerre de l’Irak a montré que Georges Bush avait menti. Pourquoi ne l’a-t-on pas jugé ? Mais, on juge les Gbagbo, on nous demande d’extrader Issen Habré. C’est ce qui fait que je crois à des présidents comme Yaya Jammeh, à son panafricanisme. J’ai appris lorsqu’il est venu en Mauritanie, il l’a traité le problème des visas aussi bien chez les gambiens que chez les maliens et sénégalais.

Cridem : Qu’est-ce qu’un homme aussi libre qu’engagé comme vous peut ressentir à un moment donné lorsqu’on le censure, le muselle ?

Ouza Diallo : Nous sommes habitués à cela. Cela remonte depuis le président Léopold Sédar Senghor. Je me rappelle, si j’ai bonne mémoire, je suis venu à Nouakchott dans les années 70. J’avais été invité à la Radio Mauritanie. Le directeur est venu alors me voir pour me rappeler que la Mauritanie avait des liens historiques avec le Sénégal. Résultat, on a fait l’interview en différé pour éviter que je ne crique le Président Senghor qui était un ami de Moktar Ould Daddah. En ce moment, j’étais contre le pouvoir de Senghor. Alors, j’ai milité à côté d’Abdoulaye Wade qui fût mon mentor. Avec lui, j’ai voyagé un peu partout. On a souffert ensemble jusqu’à son accession au pouvoir. Lorsque j’ai compris qu’il voulait nous imposer une dévolution monarchique, saccager les vertus africaines, j’ai rompu avec lui.

Cridem : Qu’éprouvez-vous aujourd’hui après avoir participé à faire bouger les lignes, après avoir mené tout ce combat pour le peuple sénégalais ?

Ouza Diallo : Je suis très épanoui et fier des luttes que j’ai menées pour la libération du peuple sénégalais. Je suis une icône incontestable de la musique sénégalaise. Je suis connu par tout le peuple sénégalais.

Cridem : On va parler des relations entre la Mauritanie et le Sénégal. Souvent, on enregistre des couacs entre ces deux pays. En tant qu’artiste panafricaniste, quel message lancez-vous aux dirigeants politiques des deux pays ?

Ouza Diallo : Je souhaite qu’il y’ait de très bonnes relations entre la Mauritanie et le Sénégal. Nous sommes des micro-états et en que tels, on ne peut pas développer l’Afrique. Nous sommes issus des Empires du Ghana, du Mali, du Songhaï. La meilleure issue pour nous, c’est l’entente, le renforcement de nos relations. Si, on a des Etats forts, une fédération forte, on peut tenir tête aux Européens.

Mon combat, c’est la sauvegarde de la personnalité africaine, d’arrêter de penser qu’il faut avoir 4 voitures à la maison, 4 réfrigérateurs pour parler de développement. C’est pour cette raison, j’ai beaucoup aimé Thomas Sankara. Je fais partie de ces gens-là qui croient à l’Afrique, à son unité. C’est aux jeunes maintenant de relever ce défi, de croire au panafricanisme, à leurs réalités, à leur culture africaine, aux valeurs africaines.

Propos recueillis par Babacar Baye Ndiaye

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 16:48

diouf_1616_acc-copie-1.jpgLe chanteur sénégalais Pape Diouf, accompagné de sa compatriote Ndiollé Tall avec qui il a fait un duo qui cartonne actuellement au Sénégal mais aussi en Mauritanie, s’est produit jeudi soir au Racing Club de Nouakchott.

Sa venue était tant attendue en Mauritanie depuis la sortie de son tube, casse-casse, au mois d’octobre, à Dakar. C’est la structure AM Production qui est allé le dénicher à Dakar, à coup de millions, pour qu’il vienne chanter en Mauritanie.

Lors de ce concert au Racing Club, Pape Diouf, qui a fait du chemin depuis le début de sa carrière musicale au groupe Lemzo Diamono, a satisfait la demande de son public en lui revisitant son meilleur répertoire musical.

A l’arrivée, il a mis sens dessus dessous le Racing Club. Sa belle-voix et sa musique entraînante étaient au rendez-vous au grand plaisir de son public. Résultat, malgré une fraîcheur insoutenable, le public a sorti, aux encablures des rythmes endiablés du mbalax, des pas de danse les plus incroyables et les plus cocasses. Ce fut un véritable triomphe pour Pape Diouf, une des grandes voix de la musique sénégalaise.

A titre de rappel, Pape Diouf s'est également produit, vendredi après-midi, au stade de Ksar. Ce samedi, il donnera un concert à Rosso, la dernière étape de ses spectacles de musique en Mauritanie. Dans cette ville, le nouveau seigneur de la musique sénégalaise y partagera la scène avec les artistes locaux.

Babacar Baye Ndiaye

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 12:15

soyawatt2-1873.JPGIl y’a des spectacles de concert où l’on repart plein de bonheur et de réjouissances. Où la musique haletante vous entraine dans une dynamique à couper le souffle, sans vous laisser un moment de vous détourner.

Le concert de l’artiste sénégalais, Konan, ce 6 octobre, à l’Institut Français de Mauritanie (IFM) fait exactement partie de ces moments de distraction où l’on ne sent pas le temps s’effilocher. Né au Sénégal, de parents maliens, ce trentenaire ex-membre de Kool Afia et choriste d’Abdou Guitté Seck, a décidé de se fixer, depuis le début de l’été 2011, en Mauritanie qu’il a d’abord découvert en écoutant la musique de Maalouma Mint Meydah, la diva des sables.

Le premier disque de Konan est sorti en juin 2010. Dans cet album, il se construit un style qui fait penser à Bob Marley, Phil Collins, Michael Bolton, Dire Straits, Johnny Clegg, Lokua Kanza, Meiwey…Comme à l’image de sa musique, Konan est un artiste underground.

Ses chansons ont une dimension spirituelle. Sa voix engorgée porte une sonorité musicale hors des sentiers battus, une voix affranchie de toute imitation qui est le résultat d’un parcours artistique de 15 ans. A 31 ans, le besoin d’un nouveau départ a excité ce descendant de Soundiata Kéita a poussé irrésistiblement les portes de la Mauritanie.

Depuis qu’il est en Mauritanie, Konan a aligné une vingtaine de soirées entre la Médina, Capricorne et l’Hôtel Iman. Après une carrière discrète menée au Sénégal, Konan veut désormais partir à la conquête de la reconnaissance internationale, muni de sa voix et de sa guitare qu’il ne quitte que pour dormir.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:42

fgdLe concert de l’artiste sénégalaise Fatou Guéwel Diouf du 1erjuillet 2011, à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott, a été annulé, faute de public. La raison de cet échec s’expliquerait certainement par l’impopularité de cette artiste auprès de la jeunesse nouakchottoise.

 

L’année dernière, alors qu’il était au pic de sa gloire, le chanteur Abou Thiouballo dont les chansons passaient en boucle sur les chaînes de télévisions sénégalaises, peinait à remplir l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott qui était à moitié vide. La déception doit être grande pour l’organisateur du concert.  Les artistes sénégalais qui drainent des foules immenses se comptent du bout des doigts même s’ils occupent les charts de la musique sénégalaise.

 

Certainement, la jeunesse mauritanienne ne porte pas cette dame dans son cœur, à l’image de Daara J Family, Carlou D, Didier Awadi, Coumba Gawlo Seck, Viviane Chedid Ndour, Baba Maal, Youssou Ndour, Alioune Mbaye Nder ou encore Oumar Pène dont les concerts affichent toujours pleins.La chanteuse Fatou Guéwel Diouf a connu le même sort que Salam Diallo et Thione Seck qui avaient dû mal à remplir le Racing Club. Visiblement, la Mauritanie ne réussit pas à tous les artistes sénégalais.

 

Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 16:31

seck_thione.jpgL’artiste sénégalais Thione Ballago Seck et son groupe se produisent le 31 mars 2011 au Racing Club, le 1er avril à la Case. Wally Seck, son fils, se produira, lui, à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott le 2 avril.

 

Au mois de juin 2O1O, cet artiste qui traîne une carrière musicale de quatre décennies avait sorti un album, après trois ans d’absence sur la scène musicale, Diaga qui a connu un immense succès au Sénégal.

 

Celui qu’on considère comme l’un des paroliers le plus prolixe et inspiré de sa génération sera de retour à Nouakchott, après une décennie d’absence en terre mauritanienne.

 

En Mauritanie où il compte d’innombrables fans, ces morceaux comme Aby Ndour, Maria Chantal, Ida Wade  et surtout Diaga, un morceau d’amour dédié à sa femme qui est en train de faire fureur, sont dans l’air du temps. Thione Ballago Seck est arrivé ce mardi, en début de soirée, à Nouakchott.

 

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 15:43

2-copie-4.JPGEn plus de la voix, ce petit bout de bois de Dieu d’origine sénégalaise dégage une mine coquette et affriolante. A peine âgée de vingt ans, Tabara Diop veut briller comme un diamant dans la poussière. Lors de Tous en scène du 13 janvier au Centre Culturel Français Antoine de Saint-Exupéry de Nouakchott qui a réuni de jeunes talents mauritaniens, elle avait interprété quelques morceaux de salsa.

 

Une prestation qui a fait tâche d’huile. Le 20 janvier, elle fera également une apparition sur la scène de la nouvelle maison des jeunes de Nouakchott, lors du concert du rappeur sénégalais Simon. A cette occasion, Cridem a rencontré cette jeune artiste sénégalaise qui a, à l’heure actuelle, pris ses quartiers à Nouakchott.

 

La découverte de la musique

 

Née en 1989 à Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise, Tabara Diop a très tôt pris conscience de son environnement social, de la misère ambiante qui frappe des milliers de foyers entiers. "Et si tu n’es pas forte, tu pètes les plombs", dit-elle. Dès lors, elle va garder la tête haute, affronter la vie courageusement, avoir des idées bien arrêtées et nourrir progressivement des ambitions et des défis. Elle trouvera sa voie dans la musique.

 

Et fera ses premiers pas au collectif de rap sénégalais "Mauvais Esprits" qu’elle quittera pour intégrer d’autres groupes de rap et continuer à creuser son propre sillon. Puis, cet esprit libre qui refuse les cantonnements et l’unilatéralisme décide alors de mener une carrière solo pour mesurer ce qu’elle vaut. Pas question pour elle de se figer sur un seul genre musical. Elle veut faire de la musique tout simplement, une musique sans frontières.

 

Sa personne qui est du genre à s’adapter très rapidement a découvert la musique alors qu’elle était encore très jeune. A l’époque, se souvient-elle, lorsqu’elle entendait un air de chanson, elle le reprenait en chœur. C’était son péché mignon. La force de l’écriture s’accapare d’elle. Elle se sert, comme substrat, de la vie, pour écrire. Puis, elle se met à composer pour accoucher ses états d’âme et ce qu’elle ressentait au fond d’elle-même et qui n’arrête pas de la déchirer comme une lame.

 

Etre à l’image de…

 

Tabara Diop se fascine d’Angélique Kidjo, de Césaria Evora, de Coumba Gawlo Seck, de Yandé Codou Sène, de Myriam Makéba sans oublier la jazzwoman Bineta Fall et veut être à leur image. "C’est des femmes africaines qui se sont battues pour l’Afrique et qui ont beaucoup fait pour le continent Noir, explique-t-elle. Elles ont su imposer leur musique et valoriser la femme noire." Résultat, Tabara Diop se retrouve dans leur musique.

 

Cette diplômée en réseaux et maintenance informatique, en marketing et commerce international et en restauration s’est faite toute seule comme une grande et comme celles dont elle a envie d’être à leur image. Tabara Diop dort peu et sa vie se résume à contenter sa mère dont elle est la fille aînée et de qui elle tient son caractère fort. "La journée, je travaille et la nuit, je joue", souligne-t-elle.

 

Tabara Diop a de la sève sur les jambes et un parcours couronné d’histoires inoubliables. Elle a assuré des premières parties du mythique groupe sénégalais Xalam 2 qui s’est récemment reconstitué et de Coumba Gawlo Seck. Elle a participé à de nombreuses rampes de lancement pour jeunes talents comme Superstar animée sur la RTS1 par Dj Boub’s et Africa Stars présentée par Claudy Siar. "Ce fut de belles et riches expériences", avoue-t-elle.

 

Au pays d’un million de poètes

 

Après avoir été en Gambie, une fois, dans sa vie, la jeune Tabara Diop veut donner de la suite à sa carrière de musicienne au pays d’un million de poètes où elle compte des amis et des parents. Portée par une envie irrésistible de découvrir, d’aller à la rencontre des autres, elle est venue s’enrichir, dit-elle, en Mauritanie, un pays dont elle est tombée vite sous le charme.

 

"J’ai été agréablement surprise de voir combien la Mauritanie était vaste avec une faible population contrairement au Sénégal où tout est exigu. Il y’a beaucoup d’espace en Mauritanie, il y’a la vie et la nature", confie cet esprit indépendant qui se sent déjà chez elle. D’ailleurs, un de ses oncles a épousé une mauritanienne. Vive le brassage des peuples et des cultures !

 

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:43

simon.JPGLe rappeur d’origine sénégalaise et fondateur de "Joloff 4 life" s’est produit ce 20 janvier à la nouvelle maison des jeunes de Nouakchott pour la première fois en Mauritanie. La première partie de son concert a été assurée par un échantillon du mouvement Hip Hop local. Le rappeur Bad’s Diom ouvrira la soirée avec son morceau Miss Girl qui connaît de plus en plus de succès auprès du public.

 

Puis, défileront tour à tour, sur la scène, les artistes invités : L.S.K, Military Family, B.O.S., Force Tranquille, Consensus Crew, Tabou accompagnée de Dj Clédor, Habobé Bassal, Franco Man, Number One African Salam et Minen Tèye.

 

Annoncé dans la programmation, le célèbre groupe de rap venu tout droit du 6e arrondissement Diam Min Tekky fera faux bond au public et à Target-Prod, l’organisateur du concert de Simon. Cette structure a pour vocation de promouvoir la culture mauritanienne et de participer activement au développement de la société mauritanienne par le biais de la musique et de l’éducation.

 

La salle est pleine comme un œuf. En attendant que Simon point son nez, son Dj se met à mixer quelques sons de celui que tout le monde est en train d’attendre. Mister X profite des intermittences pour tenter de tirer de l’ennui le public qui montre des signes d’agacement et qui commence à s’impatienter.

 

Après une longue attente, alors qu’on l’attendait qu’il surgisse sur la scène, Simon fait son entrée par la porte de la salle et surprend son public. "Comment ça va ? S’il te plait Dj, peux-tu élever le son", lance-t-il.

 

Le public qui aime les surprises et les dépourvus n’en revient pas. Casquette rouge orgueilleusement vissée, Simon, poings levés, va livrer un concert coup de poing à la nouvelle maison des jeunes. Les soucis techniques n’ont pas gâché la soirée. Le public connaît si bien ses chansons qu’il les reprenait en choeur à son grand étonnement.

 

Aux premières notes musicales, le public a pris d’assaut la scène. Et, malheureusement, le concert de Simon va s’achever dans la cacophonie, comme à l’accoutumée dans la plupart des concerts de rap organisés à Nouakchott.

 

Pour conclure sa tournée en Mauritanie, Simon s’est produit le lendemain dans la ville de Rosso en Mauritanie où il compte également d’innombrables fans. Pour sa première prestation au pays d’un million de poètes, Simon a offert un spectacle qui a plu à son public.

 

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:05

viviane_ndour_Mamady.jpgDans le cadre de sa tournée internationale, Viviane Ndour a fait une escale musicale de trois concerts en Mauritanie. En effet, elle a joué dans la salle de spectacles de Zem-Zem de Nouadhibou, au Racing Club et au Stade de Ksar de Nouakchott.

Au cours de ses sorties, la reine du Djolof Band a fait non seulement l’étalage de son immense talent d’artiste-musicienne en embrasant le public mauritanien, mais aussi et surtout déclaré dans cet entretien : «C’est toujours un grand plaisir pour moi de revenir en Mauritanie, puisque nous sommes des parents. Ma mère est Mauritanienne».

S’il y a eu ces trois concerts, c’est aussi à notre compatriote promoteur culturel, M. Sakho Mamadou de VIP. C’est le lieu de rendre un vibrant hommage à cet infatigable homme de culture.

Que pensez-vous du public mauritanien ?

Viviane Ndour : Disons que je suis très heureuse de revenir en Mauritanie et de retrouver mes fans, c’est vraiment un grand plaisir de chanter et de danser avec un public qui vous porte complètement dans son cœur. Le public mauritanien est un public très chaud. Tout le monde était-là et j’ai été très bien accueillie ; donc c’est un grand plaisir de retrouver mes nombreux fans.

Quel bilan musical tirez-vous de votre tournée internationale ?

Dans le cadre de cette tournée internationale, j’ai fait la Gambie, une partie de l’Europe, je suis présentement en Mauritanie ensuite je dois regagner le Sénégal en jouant dans plusieurs villes. Mais partout où je suis passée, j’ai été surprise par l’enthousiasme des gens à mon égard, parce que cela fait déjà quatre ans que je n’ai pas sorti le moindre album.

Les gens étaient partout excités lors de mes concerts pour danser et dans les hôtels pour me recevoir. La tournée est donc extraordinaire. Je suis très heureuse de me produire devant un public extraordinaire composé des hommes, des femmes et des enfants. C’est vraiment excitant et encourageant.

Quels sont vos projets à court terme après cette tournée internationale ?

J’ai beaucoup de projets, mais mon projet à court terme, c’est la sortie de mon album international. Depuis quelques années, je me prépare pour sortir cet album-là sur le plan international. Donc, j’ai beaucoup de projets artistiques pour les prochaines années, Mach’Allah.

Pouvez-vous nous énumérer quelques uns de ces projets artistiques ?

Ecoutez, je ne vais pas trop parler pour le moment de ces projets. Disons que pour le moment, je prépare mon album international.

Un dernier mot pour nos fans mauritaniens ?

Les Mauritaniens, je vous aime et je vous adore vraiment. Sachez que c’est toujours un grand plaisir pour moi de revenir en Mauritanie, puisque nous sommes des parents. Ma mère est Mauritanienne. C’est aussi une raison de vous adorer. Voilà pourquoi je vous adore mes tantes et mes oncles mauritaniens.

Interview réalisée par Camara Mamady

Source: CRIDEM avec Nouakchott Info

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